Société de la rose, défi de juin :
la passion.
Les fruits de la passion.
Je sais que le titre est déjà pris
par Daniel Pennac, mais j'ai toujours eu du mal pour trouver des
titres... je vais donc éviter de vous parler de la famille
Malhaussen, ce qui m'évitera un plagia fabuleux.
La passion où se trouve-t-elle ?
J'ai toujours cru ce mot réservé aux
gens pratiquant régulièrement une activité attractive leur prenant
leur temps, voir leur argent...( ont les disaient passionnés)
jusqu'au jour où ce mot prit un sens littéralement différent pour
moi : Léa, 27 ans et des poussières, sans emploi fixe, juste un peu
comédienne à mes heures perdues. Perdues, ont se demande bien
pourquoi d'ailleurs. Bref, ma vie n'avait rien de bien passionnant,
jusqu'à ce que je tombe pile sur la passion.
Je promenais le chien que m'avaient
confié Lydie et Alban, fraîchement mariés, sur l'avenue des champs
Elysée, et j'attendais que Muesli finisse de renifler les passants
de sa races, en leur laissant sa carte de visite. Une promenade qui
n'a rien de passionnant, hein ? Ben détrompez-vous !
Il s'est mit à pleuvoir sévère à ce
moment là, pas un orage avec du vent et les platanes qui se
dandinent, juste il s'est mit à pleuvoir des cordes, normal, on
était en novembre, et en novembre, il pleut tout le temps. J'ai
couru comme j'ai pu, traînant ce satané clebs par la peau du coup
en direction d'un café, histoire de ne pas être trempée jusqu'aux
eaux. Jusque là toujours rien de passionnant. J'ai du faire les yeux
doux à un serveur pour rentrer avec Muesli, en lui montrant les
torrents qui tombaient du ciel, et aussi un peu mon décolleté...
nous sommes rentrés, je me suis assise pas très loin du bar, et
j'ai commandé un café crème. Muesli s'est couché, et n'a pas
bougé d'un coussinet. Un autre serveur est donc venu m'apporter mon
café, normal aussi ... je vous ai pas dis de suite, mais au premier
regard, j'ai senti comme un lance aiguisée me traverser la
poitrine.. aie. Il était grand, beau, terriblement beau, et je ne
sais pas pourquoi, j'avais si mal aux tripes en le regardant... des
gars beaux, y'en à partout dans les rues, c'était pas le premier
dont je croisais les yeux noisettes.
N'empêches que je n'avais plus du tout
envie de partir de ce café, je l'observais servir des cafés crème
par millier, et je me sentais juste bien de le voir faire des
aller-retour devant moi. Ce jour là, j'ai du boire, cinq ou six café
crème je crois, j'en ai tellement bu, que j'ai failli faire pipi
dans ma culotte en rentrant chez Lydie, Alban et moi... ( c'est pas
qu'on fait ménage à trois, mais j'ai pas encore trouvé un appart
potable et dans mes moyens pour fiche le camp.. ils m'ont dis de
rester autant que je voulais... , ça fait trois ans que je vis avec
Lydie ma meilleure copine, vous vous souvenez ? Alban est arrivé
dans nos vies , enfin surtout dans la sienne, il y a un an.)
Je suis retournée dans ce café,
presque chaque jour de ma vie pendant au moins 3 mois.. J'étais
passionné de Lui. J'ai fini par connaître son prénom : Gilles.
Nous avons a quelques choses prêt le même âge.
Comme je venais chaque jour prendre ma
ration de café avant d'aller travailler, à ma pause de midi, pis
pour me détendre en attendant mon bus ( évidemment c'est ce que je
lui racontais hein, parce que c'était pas vrai, j'étais là juste
pour le voir... ) nous avons fini par bavarder et j'ai réussis à me
rapprocher de lui, de plus en plus... Je devenais dingue, j'étais
raide de ce type, je rêvais de lui la nuit. Dans mes songes en
délires il m'apportait mes cafés crème tout nu, sur le bord de
mon lit, et nous vivions le parfait amour... Je pensais à lui toute
la journée, je passais mes journées dans ce fichu café, dans
l'espoir d'avoir un jour une invitation, ou je ne sais quoi d'autre.
J'avais la gorge nouée, l'estomac en vrac, les jambes flapies, la
tête qui piquait, le coeur qui battait n'importe comment, envie de
vomir chaque jour où je ne pouvais pas le voir, ( c'est arrivé deux
ou trois fois, il avait pris un jour de congés...), je me sentais
légère, angoissées, idiote, heureuse, et surtout complètement
droguée... il était devenu une passion, dans un sentiment
passionnel, un poison dans mes veines, dont je n 'avais absolument
pas l'envie de me débarrasser... Nous avons lié une belle amitié,
et nous sommes finalement sorti un soir ensemble... il me présenta
Roberto, son petit ami, qu'il avait rencontré 4 mois avant, lors
d'un voyage en Grèce...
Je ne vous raconte pas ma peine, ce
n'est passionnant, ce soir là j'ai du renoncer à ma passion...
J'aurais du le sentir qu'il était
homo... il était si sensible...
Nous sommes toujours amis, et à
chacune de nos rencontres je ronge mon frein.. grrr
Saleté de Grèce !
Fin.
Staelens gabrielle@2009