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Current mood:  talkative
Vous êtes plusieurs à nous les avoir demandé, donc les voici... Bonne Lecture !!
LYRICS ALBUM "INSTINCTIVE DERIVE"
MARCHE MOUTEUSE
Tant pis si l'extériorisation de ses démons passe par la passerelle de l'exploration partielle des parcelles de la démence. Tant pis si la passion place la raison sous silence. Tant pis si le fait de mettre en boîte le mal-être et la rage, modifie mon visage en celui d'un vampire cloîtré dans les caves. Tant pis si ce que je porte sur le crâne est un entonnoir de métal quand vient l'orage… Tant pis si je trace, tant pis si je lâche tout rien que pour sentir les spasmes de l'écorce planétaire, m'adonner à l'écoute de la tectonique des plaques. Tant pis si je craque. Tant pis si je transpire la maladresse. Tant pis si je stresse. Tant pis si je préfère les astres aux hommes. Tant pis si je vénère la farce plutôt que le dogme… Tant pis si je trace !
A poisonous, toxic, pus geyser bursts up and pours out its nauseating sparkles into a seemingly pure water, though oddly tainted with turquoise nuances. This river meanders along the outskirts of an haunted forest and a sharp crystal rainstorm is looming up on the horizon foreshadowed by scarce iridescent glints of this sullied liquid. When dropped on the frozen-solid ground the mineral fragments smash into pieces, like holy fireworks thrown at us by heavenly creatures. A stream of echoing sounds emerges from these many collisions ceaselessly resounding, infinitely spreading.
Chaos reveals its inner beauty to us. Chaos reveals its subtle splendor to us.
NOISE CONSPIRACY (Feat. BLEUBIRD - chant - & POWSKII - scratch)
Grosses productions, diffusion à outrance de faciès remodelés et de matière vide de sens qui t'hypnotisent. Sorte de bouillie réchauffée, à 0% de matière grise, de quoi perdre quelques neurones avant l'été. Ce soir en exclusivité : propagation de la pensée unique entre deux courtes pages de stupidité ; l'anorexie est cérébrale et la connerie est globale, explicite, absolue et adulée… Adieu subtilité.
L'ingestion répétée de navets, dénués de vrais scénars, a provoqué chez moi une réaction cutanée traduite par une éruption de boutons. Parmi lesquels se trouvait le bon pour mettre en veille la télévision. Saturé d'être tranquillisé par les divertissements, j'ai éclaté l'écran !
X Makeena, machiavéliques mutins mutants, nourris à l'obscurité des fonds de cale de l'épave. Réflexe machinal, trouble comportemental. Mouvement de la tête d'un geste inconscient, déséquilibre et lésions mentales !
We don't take notice to your noise conspiracy All praise to piracy smoke in my lungs The radio killed my connection community We carry torches the fire is free We say fire is free cause we burn in the flames The robots and dollars are making the names Brains brains brains put them together and form the words Bleubird and
X Makeena, chaînon manquant entre machines et mutants, tout comme le coma est l'état transitoire entre le royaume des morts et celui des vivants. Vortex immédiat, vorace goinfré à l'absurde, excitant le tracas chez les prudes, excisant l'embarras des exclus sous le clair de lune.
Et merde, encore un nouvel arrivage de produits jetables du plus mauvais cru. À croire qu'aujourd'hui l'emballage est devenu beaucoup plus important que le contenu.
On aime la dissonance, on aime l'asymétrie, on aime l'acidité, on aime l'ambivalence et l'ambiguïté des pistes brouillées. Notre Eden est loin des sentiers balisés.
We've no need to flaunt our skill The sputter shower stages kill We think we work we fight we eat Fuck all the problems and give me the beat !
On est David et d'avis d'avilir Goliath, qu'il se rétame de son piédestal. C'est pas les trous dans nos poches qui nous empêcheront de charger la fronde et de faire mal.
Mal à la tête : la varièt' m'a saoulé, sans pour autant pouvoir contenter ma soif de nouveauté, de diversité. Je persiste à squatter du côté des Indés.
I'm spinning in circle and losing my hands The time of the year that the soldiers dance The S1W tangerine dream The music is muted in front of the screen !
AL COMOR
Absorption d'absurdité en bouteille : en moi se faufile la moelle substantielle des neurones aux orteils. Inspiration évasive, aspiration oisive. En moi s'infiltrent les bouffées attractives de fumée bleutée pimentée au THC. Ce philtre volatile de chlorophylle je m'enfile. Décollage sans peine au dessus des cimes. les mirages s'enchaînent, les paysages défilent.
J'invoque l'air, pour que l'exercice de navigation dans le ciel d'acier d'une folie passagère provoque l'extension du panel d'univers parallèles. Plus jamais j'redescendrai de mon cumulus. Ma cervelle, une nacelle sans règle que j'use comme d'une lanterne, et du haut de laquelle je m'amuse à délester les passagers parasites dont l'obèse bêtise pèse et pose entrave au protocole de la prise d'altitude de mon instinctive dérive.
Distillation d'une liqueur palliative à ce qui m'écoeure. J'connais pas le dosage ultime de cette alchimie par cœur. Décantation de cet élixir, mon remède pour occire les obscénités qu'on respire, les insanités qu'on transpire. Transplantation sensorielle, téléportation virtuelle vers l'envers du décor, à travers les couloirs de l'asile d'Anvers, d'un commun accord entre l'irréel et le rationnel, d'un commun accord entre le réel et l'irrationnel.
J'invoque l'eau, ma barque prend la poudre d'escampette et dérive à l'aveuglette sur le grand large, exquise esquive des récifs, des rivages, qui s'esquissent comme des mirages, dans la longue vue quand je guette la moindre trace de vol de mouette : le signal des terres. Et pourtant, la terre je l'invoque au même titre que l'eau et l'air. En elle, je creuse et me terre pour faire taire certaines voix trop autoritaires le temps d'une brève trêve éphémère sous forme d'errance.
Je mets le glaive en grève. Je m'arme des matériaux du rêve. Des pensées latentes, des restes diurnes en attente d'une urne pertinente qui servira de charpente à cette bâtisse envoûtante qu'est celle de l'imagination foisonnante. Vacation délirante dans cette bicoque fascinante, exempte d'amiante, pur exemple de farniente. Exit l'épouvante et les épreuves éprouvantes. Les chakras se libèrent, en mana je me régénère.
J'invoque les typhons en rafale, pour m'envoyer en l'air à bord d'un dirigeable doté d'une mécanique quantique expérimentale. Je pratique l'exploration du grand vide, Avide de vertige plus que d'un vestige ancestral. C'est pas de la fiction, c'est mon Graal. En sa possession j'avale de l'aberration par rasades et j'pars dans des tourbillons, des spirales.
Orientation hasardeuse, divagation douteuse. Equilibre de haute voltige, à tâtons dans une nébuleuse de vapeur nimbée d'aberration, distorsion brumeuse. Sublimation d'une pulsion en profusion d'illusions. Le cortex déboussolé admire les reflets surréalistes Qui se profilent dans sa ligne de mire. Une horde d'incandescentes lucioles diaphanes se fane contre le voile spectrale d'une aurore boréale.
J'invoque le tremblement du terre-à-terre pour extraire , d'entre les failles, l'équivoque, et parfaire l'antidote à l'ancrage. Passer les portes en passe-muraille. Provoquer le télescopage des frontières. C'est le pouvoir de se défaire de ses œillères , de ses points de repère, de la poussière logée dans le troisième orifice oculaire. Là où repose le mystère de l'aura. Je me pose là, sur une planète triangulaire, mandibule tentaculaire contre auriculaire.
Tout s'éclaire…
FRENETIK
Shadows in the darkness with expressionless faces, These messengers are the ghosts of sadness. Lost in their quest on a land of loneliness surrounded by a sea of emptiness. Then a cloud-freezing breeze carries away fragrances of anguish which fill a scarlet sky, and even harm the trees. from the roots through the trunk to the tip of their leaves. Bleeding of the terrestrial fur under the blow of this untameable element Bleeding of the terrestrial fur under the blow.
Aussi chaleureux qu'un morceau de vache froide dans un frigo, je perce la toile de l'existence. Je décolle enfin de mon îlot. Plus solitaire que Robinson, ni vendredi ni aucun autre jour n'égaient plus mon quotidien. C'est fini, et ce depuis que j'ai vu l'individu Lambda barboter dans son milieu matériel feutré, filtrant l'information jusqu'à ne plus supporter ce qui le dépasse. Donc, à l'inverse de la lumière, ne se propage pas dans le vide. Moi, c'est au-delà du spectre visible que je réside. Je suis l'animal nocturne, taciturne, maître dans la détection des sources de chaleur : je sais quand un cœur bat la chamade ou reste de marbre. Mais de toute façon, même sans ma vision infrarouge, il m'est donné de voir que l'âme du peuple est de plus en plus malléable, à coups de Pop, à coups de piètres fables niaisement contées par les speakerines dans les speakers…
Il est en position de réflexion, assis en tailleur sur le sommet de sa montagne. De son corps émane de l'énergie, quasi palpable, qui jamais ne fane, le vitrifie, le rendant imperméable. Il oublie son âge dès qu'il ouvre l'ouvrage, dès qu'il tourne les pages sur lesquelles réside son existence, retranscrite par calligraphies et lettrages complexes. Ses textes l'identifient : l'hérétique introverti s'introduit dans les affres de son esprit trituré…
Hystérie, frénésie collective ! C'est un appel au gros pétage de plomb !
HUMAIN
La boîte crânienne grossièrement gonflée Par un instinct de supériorité abusé. Il marche debout pour paraître plus grand, toujours à jouer au mâle dominant. Voici l'homme, ce gosse gâté, en chair et en os. Devenu prédateur redouté fait de colères et de pathos. Un génie à la pensée ternie qui, du haut de ses lauriers, rebalance le blâme sur autrui. Lunatique, plutôt d'un naturel arrogant. S'il a inventé la roue c'est pour mettre des bâtons dedans. Un primate désarçonné depuis que de l'arbre il a chuté. Les millénaires d'évolution ne l'ont pas rendu plus avisé. Otage du mode de vie qu'il s'est créé, il veut tout, tout de suite et récolte avant de semer. Obsédé par l'envie de tout maîtriser, Nettement moins intéressant qu'il n'est intéressé. Et quelles que soient ses ambitions ce n'est pas sa disparition qui empêchera le monde de tourner. Donc qu'on arrête de toujours recentrer l'univers sur le nombril de l'humanité.
Le quotidien pour métronome, la religion pour opium, la perfection pour ambition, l'instabilité pour fondation. Humain domptable, humain classable, humain coupable de déséquilibrer l'équilibre, de briser le fil. Moins ivre d'équité que de bitume. Humain prévisible tant il est figé dans son habitude. Capable de vivre de quelques pièces, mais bien incapable de survivre en tant qu'espèce, j'en mets ma main à couper. Putain d'humain, loup pour le loup et pour l'humain. L'humain maintient l'humain dans sa léthargie par du pain, des jeux, des orgies. Ci-gît l'humain. De quadrupède à bipède imberbe, juste un long poil dans la main quand il s'agit de faire le bien. L'humain passe et se ressemble, impasse pour l'ensemble humain.
L'humain passe et se ressemble, impasse pour l'ensemble humain. S'entasse et se rassemble, se contemple en surface, mais dans le fond s'encrasse, tremble et s'efface. Passe et se ressemble, impasse pour l'ensemble humain. S'entasse et se rassemble, amorce d'une descente pour l' humain, et fier de l'être, plus rien ne l'arrête dans son déclin.
Au départ, c'est le souvenir vague où persiste l'image d'une silhouette sombre aux contours floués : un message subliminal en pictogrammes brouillés, une trame de fond à décoder. Indétectable au radar, allant même jusqu'à absorber le signal sonore, donc insaisissable au sonar ; presque inodore, c'est la discrétion assurée.
Ici le temps s'est arrêté pour prendre le temps de poser son regard sur l'illusoire traversée, d'une nuée de pensées transitoires qui semble ne plus avancer. Juste un infime point noir perdu dans l'immensité, sans fin ni début, d'une étendue glacée et si dense, que le temps, lui-même, paraît atrophié.
Un motif en filigrane à demi effacé, l'hologramme s'est évaporé. C'est une extinction anticipée dans l'espoir de revoir le jour à l'aube d'un soleil d'ivoire. C'est un épisode passager qui te laissera une sensation bizarre. Mais cette amnésie anecdotique ne sera pas l'œuvre du hasard car un brouillard opaque vient troubler l'optique.
Ta ligne de conduite sera mise à sac, prendra une tournure oblique par le biais des différentes étapes d'un cérémonial qui défie toute logique, c'est le principe même du rituel initiatique. Celui qui s'applique à troubler ton sommeil, celui qui t'enseigne qu'il est possible de friser l'essentiel, celui qui t'amène à briser tes modèles et qui t'imprègne de la symbolique universelle.
C'est un passage fugace, une présence éphémère à l'état de traces. Soulèvement de cristaux de glace par des bourrasques qui viennent embrasser la visibilité : White out avant black out. L'œil voilé tu resteras bouche bée, les zygomatiques crispés, alors qu'on se sera éclipsé par une porte dérobée…
KARMA
Ne me dis pas que t'as l'envergure de l'aigle. Ne me dis pas que tu t'es jamais senti faible. Ne me dis pas que tu t'es jamais senti dépassé. Ne me dis pas que t'as jamais flanché. Ca me ferait bien marrer, tu serais bien le premier à ne pas avoir à te coltiner de sales plaies, salées par des sentiments surdimensionnés, ou bien ça pourrait signifier que t'es pas humain, ou du moins que tu vis loin, caché dans un château fort, sur-protégé par des gardes du corps surentraînés. Surveillance renforcée 24 sur 24 pour parer aux intolérables intrusions de corps étrangers, indésirables puisque indubitablement différents, donc propices à l'apport de changement, propices à l'épanouissement.
Ce qui ferait transparaître tes torts. Ce qui ferait trembler ton décor. Ce qui ferait office de révélateur pour ta teneur en tristesse, en rancune, en faiblesses.
Sache qu'accepter ses faiblesses n'en est pas une. Lâche tes grands principes, tous tes us et coutumes. Crache tous tes réflexes, les complexes qui te consument. Arrache ton armure de certitudes et assume.
Tu te sens invincible, à l'abri dans un champ de force invisible, un îlot insubmersible, un blockhaus dur comme le granit mais dont les parois s'effritent. A l'intérieur tu saignes, mais faut pas que ça s'ébruite. A convoiter la vanité, tu te disperses dans des broutilles, dans la frivolité, la pacotille, la futilité des choses qui brillent. Comme Narcisse, sans t'en apercevoir, Tu t'es épris d'amour pour ton reflet dans le miroir. Si personne n'arrive à la hauteur de tes chevilles enflées, ton talon d'Achille, n'est pas hors de portée. Donc ravale ta suffisance, balance tes privilèges. Abrège, ton pouvoir d'orateur se désagrège !
Il est temps pour l'humanité que l'humilité ne soit plus une force délaissée, mise ..é, portée par la rareté. Il est temps de brûler le premier degré dans les flammes de l'auto-dérision, il est temps de jouer carte sur table. Il est temps de multiplier les gammes de vision. Il est temps de déployer ses ailes comme un ptérodactyle, de déclamer ses vers comme un ultimatum, et de les clamer haut et fort au mégaphone dans un ultime effort.
Quitte à finir sourd et aphone, quitte à finir en camisole !
(refrain)
EN ORBITE (Feat. ROBERT LE MAGNIFIQUE – scratch)
L'infiniment grand dépasse ses limites et s'étend, sans que rien ne l'effleure sur sa lancée ; alors qu'à des années lumières de là, beaucoup plus bas, la fourmilière en effervescence est censée tirer l'enseignement de l'odyssée, mais se fourvoie dans sa crise d'agitation spasmophile. Asphyxie complète en amont d'un coma, sous l'œil furtif des comètes.
Consterné par autant de perversion, je fais diversion dans l'auto-dérision et me télescope dans les constellations. Ejecté dans le vide, je me raccroche à la ceinture d'Orion, puis brandis mon arc et le bande comme l'archer stellaire ; la corde sensible trop tendue, lâche et se libère. Pris à revers d'une fureur délétère, le plasma fait imploser la sphère. Alors je m'enflamme comme une Nova, mais le flambeau ne s'éteint pas. Ce qui m'apaise c'est de mirer, d'admirer, l'étendue quasi voûtée d'un plafond étoilé.
Sublime art de l'acuité, cinq sens en alerte. Simulacre d'ébriété pour les neurones qui s'éjectent par binômes du cockpit capitonné d'un vaisseau fantôme qui vacille. Fluides déversés dans les fonctions motrices. Sourcils froncés, foncer vers l'asile amniotique de la matrice. Se régénérer, susciter l'éveil, puiser dans l'exil pour mieux ressusciter.
Est-ce parce que je plane en apesanteur à 20 000 lieues de la terre que je ne trouve plus mon centre de gravité ? Est-ce la dernière once de cosmos qui bouillonne dans mes veines qui me confère une ultime part d'humanité ?
En orbite sur une trajectoire indécise, bien qu'à tendance elliptique, l'oscilloscope du tableau de bord ondule de manière chaotique. Aspirés par le charme magnétique de cette planète peuplée de pantins de cire, enkystées sous une couche de givre. Et l'auréole qui les rend si fiers est-elle comme l'anneau de Saturne, une couronne de poussière ?
Je sais pas, mais peut être que le néant n'est qu'un croisement et que le paradis aussi. Et peut être que les deux sont ici entre mouvement, intuition, amour, relations, action, destruction, jugement, directions, patience, persévérance, imagination et transparence ; entre les temps de latence et tant de carences, j'inverse la tendance et tente ma chance.
Gentiment passer l'éponge, tasser les sentiments du passé, décrasser les songes. Démasquer l'étrange, tranquillement masquer sa tronche de déterré et traquer l'inexpliqué. Dépraver des anges et déterrer des tranches de vérités inexplorées, les fédérer. Décrypter la substance de l'éternité.
MOUETTE MORTE
Dans un lit, je suis l'acarien. Dans un nid, je suis le prédateur trouvant son bonheur dans l'onctueuse chair de vos chérubins. Dans un train, je déraille. Dans un bain, je suis l'éventualité d'une noyade. Dans un cœur, je suis l'infarctus. Dans un bus, je suis le contrôleur. Dans le contrôleur, je suis la peur d'une estafilade d'un fraudeur mécontent. Dans le temps, je suis la vieillesse. Dans la vieillesse, je suis l'arthrose. Dans la rose, je suis l'épine. Dans l'épine, je suis le tétanos. Dans la dose, je suis l'overdose. Dans l'ovaire, je suis la stérilité. Dans la stérilité, je suis le sentiment d'inutilité. Dans l'inutilité, je suis le roi. Dans le doigt, je suis l'ongle incarné. Dans l'onde, je suis l'interférence. Dans le bois, je suis le xylophage. Dans l'enfant sage, je suis la frustration cachée. Dans le steak haché, je suis l'E.S.B. Dans le B, je suis la toux. Dans le tout, je suis le rien. Et dans ma tête, je suis combien ?
Parfois des images imprimées dans mes circuits cérébraux se projettent dans ma tête comme des hologrammes, des diapos. Ces visions virtuelles persistent dans mon champ visuel : mise en lumière d'un chapitre au hasard du grimoire de ma mémoire. Ces illusions spontanées ne durent qu'un moment, contrairement aux témoins contraints d'une explosion atomique qui gardent le cliché de ces champignons toxiques tatoué sur leurs rétines, par un procédé graphique proche de l'exposition d'une émulsion photographique. Persistance rétinienne, pressage phonographique, proches de l'exposition d'une émulsion photographique. Vision panoramique pour syntaxe type télégraphique.
9:41 AM
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