Dans le contexte :
http://www.adnsound.com/fl..oh-dreaming-that-im-dreami..ng-ep-2830
Rêver que l’on rêve, oui c’est possible, mais pour l’heure, c’est un EP
de quatre titres bien réels que nous a envoyé Floh! “Deaming that I’m
dreaming“, est un court aperçu de son univers pop/folk, un peu
psychédélique. Deux manières de découvrir Floh, en solo, ou accompagné
de trois musiciens, indispensables pour transmettre les belles mélodies
de cet EP. Ce songwriter a une démo à son actif, il a trouvé sa place
sur deux compilations, et a joué avec Moriarty entre autre.
Ce qui frappe dans un premier temps, c’est la voix de Floh, grave,
profonde. Douce également, il nous plonge d’emblée dans une bulle.
Il propose un titre en français : “Etre humain“, dans son texte, Floh
regrette le manque de rapports entre humains (”une once de doute /
est-ce bon d’être un être humain? [...] on pourrait faire en sorte /que
chacun d’entre nous aille mieux sans trop d’effort [...] le monde a
fait en sorte / qu’on ne sache pas se regarder”), il exprime ce constat
dans un pont musical très riche mais trop court! Le reste des titres
est en anglais, ce qui lui convient mieux.
Ça commence tranquillement avec “Solid man“, qui pose une bonne base,
un joli morceau mélancolique, accompagné d’une guitare qui trouve sa
place à côté du chant enveloppant de Floh. Suit le bluesy et enjoué
”Psychiatric Blues“, les sirènes d’un camion de pompiers côtoient les
bruitages et sifflements, ce qui rend le titre léger, frais. “Prison
Wall” conclue cette démo et achève de nous convaincre, le morceau monte
en intensité, magnifié par le sitar indien, une guitare acoustique
appuyée, qui maintient l’ensemble, et la batterie discrète au début
s’impose au fur et à mesure.
Floh est un musicien multi-facettes, le grand écart entre pop et blues
n’est pas une difficulté pour lui, jouer avec nos émotions non plus! Un
album à venir que je guette!
Chronique par Evelyne
(Merci Evelyne)