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Current mood:  artistic
Virus - The Black Flux Sortie : 10/11/08 Style : Post Rock Jazzy Black Expérimental Label : Season Of Mist
Tracklist : 01. Stalkers of the Drift 02. As Virulent as You 03. Archives 04. The black Flux 05. Intermission : The Ocean Highway 06. Inward Bound 07. Lost Peacocks 08. Shame Eclipse 09. Strange Calm
Décidément, l’école Norvégienne ne cessera jamais de nous surprendre ! Et c’est tant mieux car la créativité musicale de Virus vaut le coup d’être scrutée avec attention.
Une invitation sur le rythme inquiétant d’une valse Viennoise avec « Stalkers On The Drift » dresse dès le départ les bases ambiguës du projet Virus.
En effet Carl-Michael Eide de son surnom Czral (Ved Buens Ende, Aura Noir, Cadaver, Dodheimsgard) nous offre avec ses acolytes Peter Berntsen et Einar Sjursø une œuvre dans laquelle on retrouve des influences variées issues d’un grand nombre de genres musicaux (vieux rock et post-punk, jazz, rythmiques décadentes, black metal, progressif, indus) qui nous valent un melting pot étonnant, où la voix de Czral se veut claire et martiale à la fois, surnageant dans un océan de guitares dégoulinantes, la plupart du temps tranchantes.
Cette utilisation des cordes vocales rappellera au bon souvenir d’Arcturus en particulier, dont l’influence se fait ressentir fortement sur ce point. Musicalement, on remarque facilement des ressemblances avec Ulver, Opeth et les derniers Enslaved pour le côté progressif, alors que les rythmiques « Jazzy » se font quasiment permanentes.
Du coup, malgré cette montagne d’expérimentations, The Black Flux se révèle finalement parfois linéaire et répétitif. La folie est certes présente mais elle n’est jamais poussée à son maximum, Virus ayant certainement paradoxalement voulu respecter une certaine ligne de conduite pour offrir un album compact en limitant les risques d’une potentielle innovation ratée… On peut regretter cet aspect négatif contradictoire avec l’idée première de créativité sans frontières. La piste ambiante « Intermission The Ocean Highway » au milieu de l’album, qui, bien qu’elle offre un instant de repos tout en douceur, ne suffit pas à nous faire changer de décor puisque nous retrouvons par la suite les mêmes ingrédients qu’au départ, d’où un sentiment d’emprisonnement de notre esprit.
Toutefois, il s’avère que The Black Flux est un bon album n’étant destiné à aucune catégorie de personnes en particulier, pour peu que celles-ci portent un minimum d’attention lors de l’écoute. Virus a en plus bénéficié d’une très bonne production claire et nette (merci à l’école Norvégienne encore une fois) mettant en valeur chaque instrument sans donner trop ou trop peu d’importance au chant de Czral.
The Black Flux mérite donc au final une bonne note car il se démarque de la masse, est très bien exécuté (on sent que les musiciens ont des idées et de l’expérience derrière eux) et propose une approche intéressante de la musique au sens large du terme, à travers le temps. La seule fausse note (qui au passage ne se révèrelera peut-être pas négative selon vous) réside dans sa linéarité pendant l'écoulement des presque 50 minutes de l'étalement des 9 titres.
13,5/20 Vox Tenebrarum
2:53 PM
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