Mal Dessinée
Elle déteste cette couleur dont le nom lui rappelle son passé…
Paysage de sable, village dans les flammes
Ta mère n'était qu'une môme dans un corps de femme
Son visage et ses cris ont fait trembler l'infini, comme quoi…
L'amour n'est pas seul à pouvoir engendrer la vie
Te voilà venue au monde, ni hasard ni erreur
De la part du Seigneur te voici là pour de bon
Il te faudra faire de ton c--ur une forteresse, un rempart
Ce qui fait le plus mal vient de l'intérieur
Un regard, une caresse, et c'est la vie qui redémarre
Une promesse pour l'avenir c'est un souvenir qui se meurt
Une princesse qui se marre, un soleil après l'orage
On l'acceptera quand même si le bonheur est en retard
Ici on vit nos solitudes, nos habitudes et nos erreurs
Oser rire de ses malheurs c'est combler ses lacunes
T'as tellement aimé les vagues que t'en as recraché l'écume
Tellement désiré la drague que tu vis pour le cul
Tu dis qu'le savoir est une arme qu'on retourne contre soi
Que ta vrai mère est celle que tu serres contre toi
Que la vie est injuste et puis qu'on te l'a volée
Tu dis que t'aimes toutes les couleurs mais tu détestes le violet…
Refrain : une vie mal dessinée, loin des choses que l'on décide
La plante est plongée dans l'acide, elle est touchée à ses racines
L'avenir est calciné, la douleur est trop forte quand les adultes assassinent
Des peuples décimés, de l'enfance que l'on désire à celle qu'on nous fait subir
Alors on nous dit d'aimer, mais parfois l'amour est toxique
On garde en nous des cicatrices qui ne s'effaceront jamais…
Tiens, l'monde est à toi, on te pardonnera sans doute
Si tu t'en sers à ta guise pour en faire n'importe quoi
Vrai qu'la vie est triste, que l'bonheur n'a pas de prix
Qu'il n'est ni dans la vitrine, ni en billetterie
Croque le monde à pleine dents, jeune fille pleine de dons
Qu'il va falloir exploiter pour en fabriquer des talents
A tes talons l'impossible, et face à toi l'infaisable :
Guérir de l'intérieur grâce aux lymphocytes…
Seul ton sourire en a la force, comme un pansement sur la misère
T'as posé tes deux mains là où il manquait de l'écorce
Aux enfants d'la haine, qui n'ont pas connu leurs parents
Et contrairement aux autres, ne vivent pas pour l'apparence…
En souvenir du soir où tu m'as soufflé ton histoire
Et à ce moment précis et si c'était toi qui la racontait
J'sais que tu te mettrais à pleurer, en me demandant si Dieu existe…
Y'a des frontières qu'on doit franchir et des barrières qu'il faut tomber
Avec des montagnes à gravir et trop de prénoms à graver
Paysage de glace, mental de p'tite poupée
Prétendante au bonheur et à une pseudo liberté
Tu dis qu'le savoir est une arme qui un jour te tuera
Tu dis que ta vie fût détruite avant même qu'elle ne soit
Toutes les couleurs du monde seront demain à ta portée
Alors choisi les une à une qu'on puisse effacer le violet…
Refrain : une vie mal dessinée, loin des choses que l'on décide
La plante est plongée dans l'acide, elle est touchée à ses racines
L'avenir est calciné, la douleur est trop forte quand les adultes assassinent
Des peuples décimés, de l'enfance que l'on désire à celle qu'on nous fait subir
Alors on nous dit d'aimer, mais parfois l'amour est toxique
On garde en nous des cicatrices qui ne s'effaceront jamais…