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Le Télégramme, 30 juillet 2008 NIOU BARDOPHONES. LE JAZZ DÉCAPANT FAÇON BARDES BRETONS L’Auditorium des Carmes accueillait hier en fin d’après-midi les très talentueux jazzmen bretons Niou Bardophones, accompagnés du trompettiste Jean-Luc Cappozzo. Du jazz sauce bretonne qui détonne ! Quand le biniou braz et la bombarde rencontrent le saxophone baryton et la trompette, ça donne un mélange détonnant, un mix entre free jazz américain et rythmes de danse bretonne. C’est l’effet Niou Bardophones et ça détonne ! Durant un peu plus d’une heure sur la scène de l’Auditorium des Carmes, Erwan Keravec à la cornemuse, son frère Guénolé à la bombarde trélombarde, Ronan Le Gourierec au saxophone baryton, Jean-Marie Nivaigne à la batterie et leur invité du jour Jean-Luc Cappozzo à la trompette Bugle ont offert au public une série d’expérimentations acoustiques inattendues... de quoi faire dresser les oreilles de plus d’un ! Une maîtrise technique exceptionnelle Dès les premiers sons, le ton est donné. Erwan Keravec entame un solo de plusieurs minutes à la cornemuse, rejoint par la trompette et le saxo. Puis les percussions de la batterie s’enchaînent. Il s’agit d’une danse bretonne « revisitée sauce Niou Bardophones », selon Guénolé. Puis le saxophoniste entame un nouveau morceau sous les éclairages de la scène. Très concentré sur son instrument, Erwan souffle à plein poumon dans sa cornemuse pour en faire sortir un son enivrant. Le duo saxo/cornemuse marche à merveille. La trompette et la bombarde prennent le relais. Chaque musicien du groupe possède une maîtrise technique exceptionnelle de son instrument, offrant ainsi une infinité de sonorités, dégageant un swing et une énergie énormes ! Comme en transe Après avoir présenté son prochain morceau, un solo de cornemuse écossais, Erwan agrippe son instrument sous le bras et distille le souffle nécessaire pour chaque note. Il est comme en transe, les yeux clos, se laissant presque porté par son biniou. Il y a presque de la douleur dans chaque son émis tellement l’émotion est perceptible sur son visage en sueur. Agenouillés, les quatre autres musiciens attendent patiemment le moment de réintégrer le mouvement. Les rythmes s’accélèrent crescendo pour finir en apothéose. Et les applaudissements fusent. Le public un peu réservé au début du concert s’est finalement laissé prendre au jeu des jazzmen bretons. Pour clôturer cette heure de free jazz, Jean-Luc Cappozzo « joue » de sa trompette, la triture, la bouchant à demi afin d’en sortir des sons presque étouffés pour un final majestueux. Et détonnant !
L'Union – Champagne, Ardenne, Picardie, 4 aout 2008 Un petit air de Bretagne place d'Erlon Pour le dernier concert de l'édition jazz des Flâneries, hier après-midi, sur la place d'Erlon, la rencontre entre différentes cultures s'est exprimée avec Niou Bardophones, un quatuor composé de Bretons inventifs. Ils restent fidèles à leur patrimoine en célébrant la bombarde et la cornemuse mais le saxophone et la batterie illustrent leur amour du jazz. Avec eux, il est étonnant, détonant, et ne craint pas de franchir les frontières. « Chorba », le nom d'une soupe savoureuse appréciée au Maghreb est le titre d'un de leurs morceaux qui ne manque ni d'épices, ni de saveur. C'est d'ailleurs en Algérie que le groupe des frères Kéravec est attendu dans quelques mois. Un public conquis A Reims, les musiciens ont été applaudis par trois cent cinquante personnes environ. Elles ont souvent été conquises par ce folklore réinventé et nourri du gros son fourni par un sax baryton. Avec de telles initiatives, la source du jazz n'est pas prête de se tarir. C'était un dernier beau voyage sur place en attendant l'année prochaine.
La Nouvelle République du Centre-Ouest - Gilles Bertineau, jeudi 24 août 2006 Un mois d'août en musique au " Grimoire " «Eh bien! Dansez maintenant!» Les Niou Bardophones ne pouvaient pas mieux dire lors du concert exceptionnel qu'ils viennent de donner au «Grimoire» de Reffannes. Avec biniou, bombarde, sax baryton et batterie, ils ont offert un cocktail musical détonnant, entre free-jazz et sonorités traditionnelles bretonnes. Plus d'un mélomane se souviendra de leur soit-disant «Berceuse» capable de réveiller tout un canton assoupi, mais aussi de le faire vibrer jusqu'aux tréfonds de toutes ses émotions...
www.breizh.de – Guénaèle Baron, mars 2006, suite au concert du 28 mars à Rezé Rezé appartient à l'agglomération nantaise proche, la commune s'étend au Sud de Nantes en bordant la Loire, et est délimitée à l'Est par la Sèvre. Le théâtre municipal vient de rouvrir après rénovation, et présente un excellent programme, musical en particulier. Pannonica est une scène de jazz et de musique improvisée de Nantes. C'est dans le cadre d'une collaboration avec Pannonica, que le théâtre de Rezé a présenté au public les Niou Bardophones dans un spectacle d'une heure environ, en première partie du spectacle de chant d'Albert Marcoeur, musicien auteur-compositeur-interprète. Niou Bardophones est présenté comme un groupe breton, il l'est de fait , du fait des musiciens bretons qui composent le groupe, et du fait des instruments, cornemuse (biniou) et bombarde. Mais ne vous attendez pas à assister à une sélection pour le concours des sonneurs de Gourin! Ces binious-là et ces bardophones- là explorent la totalité des sonorités extirpables de leurs instruments, explorent et décomposent les formes musicales. Le concert débute d'emblée de façon tonitruante, où Erwan Keravec joue de façon totalement libre du biniou, sans accords imposés comme dans les formes musicales classiques rigides des marches, mélodies ou danses du 19 ième siècle. Les trois «souffleurs» conversent d'égal à égal en s'échangeant les bourdons et les mélodies. Ronan Le Gourierec tire du sax baryton tous les sons possibles, et ponctue la musique de l'ensemble de volumes sonores que je décrirais de façon très visuelle : son «cubique» et fractionné, son «arrondi»ondulant, son éraillé, presque écorché à la limite de la déchirure. Guénolé Keravec n'est pas en reste à la bombarde, dont il tire des mélodies insoupçonnables. L'ensemble swingue énormément. A un moment du concert, le sax baryton et la batterie dialogue et improvise, et la salle entière retient son souffle pour saisir chaque fraction de seconde de leur musique. C'est le moment de rendre hommage à Jean-Marie Nivaigne, le batteur, qui à partir de quelques éléments très simples de batterie, développe un jeu de rythmes extrêmement complexes. Les musiciens interprètent une grande partie des morceaux enregistrés sur leur CD «Air de rien» (Buda musique) : Dansed Breman, Carré carcassien, deux mélodies d'origine turque, le Pôle K. Ils finiront leur concert avec Takssim d'Erwan Keravec, morceau dérivant d'une gavotte arrangée à la sauce d'Erwan. La musique des Niou Bardophones est enthousiasmante. Abandonnez-vous à l'écoute de ses sonorités, de ses mélodies, ressentez ses rythmes. C'est en nous procurant de la joie et beaucoup de plaisir, que les Niou Bardophones nous amènent insensiblement à aborder le domaine du free jazz et des musiques improvisées. Alors ne boudez pas votre plaisir, et devenez insatiables!
9:39 AM
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