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Niou Bardophones



Last Updated: 12/16/2009

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State: Bretagne
Country: FR
Tuesday, March 03, 2009 
Mondomix, septembre/octobre 2008
Le joueur de cornemuse Erwan Keravec poursuit inexorablement son travail d'improvisateur, et compense le
déficit de modulations d'un instrument diatonique par des propositions sonores souvent inouies. Son quartet
revient avec des thèmes où se succèdent la puissance évocatrice du couple cornemuse/bombarde (Guénolé
Keravec) et une approche free, qui n'hésite pas à utiliser les sons préiphériques de chaque instrument. Le
saxophone baryton de Ronan Le Gouriérec, prend ainsi parfois le rôle de ponctuation rythmique, en dialogue
avec la batterie, tenue par Jean-Marie Nivaigne. Dans la seconde partie de l'album, le groupe invite un
fleuron du collectif de jazz lyonnais, l'Arfi, Jean-Luc Cappozzo, qui pose sa trompette aventureuse sur les
canevas atypiques des Niou Bardophones. Ce disque est la preuve de ce que peut apporter de neuf et de
frais ce groupe dans le champ de l'improvisation modale.

Ar Men, juillet/aout 2008
Le retour des Niou Bardophones
Bardophone : le néologisme sonne breton, tout en rappelant que la formation se compose à la base d'un
biniou, d'une bombarde et d'un saxophone. L'équipe est demeurée pratiquement inchangée depuis un
premier CD, paru il y a trois ans. Erwan Keravec est à la cornemuse, son frère Guénolé à la bombarde, tous
deux sont des anciens du bagad Locoal-Mendon. Ronan Le Gourierec (ancien du bagad de Saint-Nazaire,
membre de l'Occidentale de Fanfare et de Dr Noz) est au saxophone. Il s'agit donc de musiciens issus de
groupes connus pour leurs gouts des rencontres musicales inattendues. Nouveau venu, Jean-Marie Nivaigne
est à présent le batteur du groupe. Enfin, on trouve à leurs cotés, le jazzman Jean-Luc Cappozzo, à la
trompette et au bugle, dont la rencontre ne devait à l'origine qu'être éphémère mais qui, selon Erwan
Keravec, s'est à la longue avérée « nécessaire et durable ». Comment définir la musique des Niou
Bardophones? Le moins que l'on puisse dire est qu'elle transgresse allègrement les genres convenus, et
qu'elle n'est, de toute évidence, en rien comparable à ce que l'on entend habituellement en Bretagne. On est
parfois du coté du free jazz, parfois du pibroch (avec Lament for a daddy), parfois même aux limites de la
musique concrète. C'est dire que ce nouvel enregistrement ne laisse guère de place à ce qu'on entend
habituellement par « tradition ». de l'aveu même des musiciens, il s'agit plutôt pour eux d'approcher et
d'exprimer une nouvelle forme de « musique traditionnelle imaginée », résultante des concerts et des
rencontres de ces dernières années. Le résultat est proprement détonnant, à l'image de ces ruralités
urbaines dont traite l'un de leurs titres.

Ouest-France, 18 novembre 2008
Les Niou Bardophones en électrons libres
Le nouveau disque des enfants terribles de Pluneret est particulièrement abouti. Voilà des musiques
traditionnelles imaginées.
Il y a d'abord le son, intense, et la justesse de ces sonneurs qui ont beaucoup appris. En bagad. Pour les
frères Erwan et Guénolé Keravec, enfants de Pluneret, puis sonneurs émérités au bagad de Locoal-Mendon,
avec un passage obligé, mais talentueux, à Lann Bihoué, l'aventure continue avec les Niou Bardophones.
Un nom un peu provocateur, mais aussi révélateur d'une nouvelle musique bretonne? Oui, elle l'est
assurément dans ses racines parfois aussi dans les formes, mais ce groupe verse vraiment dans le free-jazz.
Après un premier album un peu complexe, en voilà un second, qui vient de paraître chez Buda Musique, bien
plus éclairé. La musique est plus aboutie, même si elle n'est pas encore prête à être mise entre toutes les
oreilles. « C'est de la musque traditionnelle iméginée », explique Erwan Keravec, le sonnneur de cornemuse
qui se joue du classique écossais comme si c'était son acte de naissance. Et d'ailleurs, il donne assez vite le
ton de cette ambiance, partant de ses racines pour s'offrir de belles libertés. Cela reste effectivement de la
musique bretonne avec des accents free-jazz.
Des ruralités urbaines.
De fait, après avoir eu les honneurs du New Morning à Paris, le temple du genre, le groupe a été l'invité du
dernier festival de jazz de Vannes.Ce qui a été resenti par les musiciens comme un réel compliment pour
sortir la bombarde et la cornemuse du monde simplement celtique, même s'il n'y a pas de déni d'origines de
ces sonneurs.
Ce deuxième disques « les champs d'ânes ». « un nom sortant comme cela parce qu'il ne correspond à rien
d'évident. On peut parler d'un champ de coquelicots, mais imaginez des têtes d'ânes qui poussent dans un
champ? » s'amuse Erwan Keravec, car conjugé avec un « chant d'anne », une personne qui n'existe pas, il
vient sonner comme un appel à d'autres musiques. Il y a du Circassien dans l'air, et la suite, « Mirage », est
totalement revisité dans le style que ce groupe appelle ses « ruralités urbaines ». Assez jubilatoires. Parfois
orientale, la bombarde n'est-elle pas arabe? Ce biniou-bombarde est d'ici et d'ailleurs et il est séduisant, avec
l'appui, dépuis désormais trois ans, en véritable construction musicale, du batteur Jean-Marie Nivaigne, mais
aussi de la trompette patiente et impertinente de Jean-Luc Cappozzo, qui a le don de vous évervé en
souriant.
Sans oublier évidemment, le saxophone baryton de Ronan Le Gouriérec, encore un autre électron libre. Le
tout est absolument génial. Un sou neuf, par les temps qui courent, cela ne se refuse pas!