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DanielP



Last Updated: 1/2/2010

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Tuesday 02/06/2009 
Ces temps derniers, le hasard ( ?) a fait que j’ai rencontré, au travers de documentaires télévisés, de lectures diverses, un faisceau convergent de données concernant le corps et ce qu’on peut bien en faire…
 
En vrac…
Corps brisés, torturés de Gantanamo.
 
Corps entassés dans nos prisons républicaines.
 
Corps cachés sous la burkha.
 
Corps souillé d’un enfant de Thaïlande.
Corps instrumentalisés des mères porteuses d’Inde ou d’ailleurs.
Corps exposés des cadavres devenus œuvres d’art
Corps réparés, à peu de frais, des touristes médicaux dans des cliniques de luxe.
 Corps rémunérés des prostituées.
Corps encartonné sur un trottoir d’une nuit hivernale.
Corps découpés, dépecés,  dés-organisés et vendus à la carte.
Corps étalés, huilés, engraissés des nantis au soleil d’un club Med tunisien.
Corps décharné, pétrifié d’un enfant du Darfour.
Corps fluets des enfants des mines et plantations.
Corps sacré des idoles vivantes et des dieux morts.
Corps explosés mêlant victimes et terroristes dans un hideux magma.
Corps massacrés des animaux d’un safari réjouissant.
Corps stressés, compressés, survitaminés, sur-hormonés des animaux de batterie.
Corps repus et affamés, obèses et squelettiques, exploiteurs et exploités, mercenaires et esclaves, adulés et méprisés, désirés et rejetés, corps qui valent des millions, corps inutiles et absents…
Une belle palette, très variée, qui pose le problème du corps, de ses droits, le problème aussi du rapport de ce corps à ce qu’on appelle la personne… Sommes-nous maître de notre corps, propriétaire à part entière, décideur exclusif de ce qu’il en advient ?...
Existe-il des limites à ce droit inaliénable de propriété ? Si je puis disposer comme je l’entends de mon corps, suis-je autorisé à user d’un autre corps, sous quelque forme que ce soit, si celui-ci est consentant ?
Le corps, irréductible à un simple agglomérat de tissus et de cellules, étant bien plus que cela pour s’élever, esprit oblige, au niveau de la personne, rencontre inévitablement, sur les chemins les plus étonnants qu’il puisse emprunter, cet empêcheur de tourner en rond qu’on appelle l’Ethique…
 
Voilà un petit patchwork de quelques ressentis éprouvés à mon corps bien défendant… :)
J’y reviendrai plus tard quand j’aurai un peu assimilé le brouet indigeste. A bientôt. Corporellement vôtre… Daniel
DJ GRAB

 
..Notre corps est un véhicule, le receptacle de notre être véritable.........Le lien indispensable nous permettant cette incroyable expérience qu'est la matière. Il est donc ici et maintenant important d'en prendre soin, pour profiter pleinement de cette incroyable expérience qu'est la matière. Il est vivant, mais seul notre être permet de l'animer et ô comble de la magie, à notre mort, il se transforme pour continuer de nourir le vie...........Les constructeurs automobile ou autres devraient en prendre bonne note ....
 
Posted by DJ GRAB on Wednesday 03/06/2009 - 8:55 AM
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DanielP

 
Oui et c'est certainement ce lien indissoluble entre l'Etre (ce qu'en droit, on nomme la personne) et le corps qui pose les limites. On est certes propriétaire de son corps mais ce qu'on en fait relève de la conscience de ce lien profond, ce qui n'est pas toujours évident... Par exemple une mauvaise image de soi peut conduire à la négligence du corps.<br />On en est le propriétaire mais comme tout propriété, elle peut être abandonnée, ignorée, volée, confisquée, exploitée...
 
Posted by DanielP on Wednesday 03/06/2009 - 9:01 AM
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DanielP

 
La nature profonde de l'homme le conduit certainement à privilégier l'instinct de survie, son propre intérêt à des considérations "éthiques" qui pourraient empiéter sur sa liberté totale... Mais le long cheminement de l'humanité est balisé par cet effort pour établir des règles, des lois (pas forcément naturelles et certainement incomplètes) afin de garantir la sécurité de chacun, le respect du corps et de la personne d'autrui. Bref, la vie en société...<br />Tu as raison, les mots comme "morale", "éthique", "humanisme" ... sont impuissants ou gonflés d'orgueil ou d'utopie mais ils induisent des comportements qui, heureusement, contiennent ce "naturel qui revient toujours au galop"... Faute de pouvoir l'arrêter, ils permettent peut-être de le dompter quelque peu... J'essaie d'être positif mais c'est difficile... :)
 
Posted by DanielP on Wednesday 03/06/2009 - 9:10 AM
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DanielP

 
C'est vrai mais à partir de quand commence le culturel ? Dans une société humaine, est-ce que les modes d'agir et de penser qui rélèvent de ce qu'on entend d'habitude par culture sont aussi naturels ?...<br />Je te laisse cogiter... :) A bientôt. Daniel
 
Posted by DanielP on Thursday 04/06/2009 - 6:11 PM
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DanielP

 
Oui je comprends et je suis d'accord. Il n'y a pas à placer l'humanité à un stade supérieur ou différent et,  subissant les lois de l'évolution au même titre que n'importe quelle forme vivante, elle va inéluctablement vers sa fin. Mais la particularité de l'homme lui a permis de construire toute une infrastructure en constante évolution (ce qui n'est pas le cas de l'animal), un mode de vie qui lui permet de freiner cette évolution vers la disparition définitive (médecine, etc..) MAIS aussi de l'accélérer par une folie de démesure... C'est peut-être là que se situe la différence avec l'animal et la nature en général: nous faisons partie de la nature et de ce fait nous participons au grand cycle de la vie et de la mort mais, par le fait culturel, nous prétendons intervenir sur elle et sur nous-mêmes. Nous prétendons changer le cours des destinées du Vivant... Je crois qu'on se rapproche. Qu'en penses-tu ?
 
Posted by DanielP on Saturday 06/06/2009 - 7:58 AM
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DanielP

 
Merci d'avoir rappelé tout ce qu'on peut infliger à soi-même et que j'avais mis ..é (le suicide étant le point extrème de cette liberté que je possède sur mon propre corps). Mon propre corps et mon Etre car ici, tout est lié. Le suicide emporte les deux ad patres et c'est certainement plus la personne, l'impossibilité de vivre avec  ou de la faire vivre en un monde devenu insupportable, qui est visée...<br /><br />Nous sommes maître de notre propre corps, certes, mais jusqu'à quel point ? Les exemples que tu cites mettent justement en avant la maitrise sur un corps qu'on renie ou malmène. La femme qui désire un enfant qu'elle ne peut avoir n'est pas maître de son corps mais, si elle a la chance de vivre dans un pays développé, elle peut acquérir la maîtrise du corps d'autrui (cas des mères porteuses)... La jeune Indienne ou Bulgare qui loue son ventre est certes maître de son corps mais le fait-elle en toute liberté ? N'est-ce pas le poids de la pauvreté qui l'amène à ces choix ? <br /><br />La vie oblige aussi beaucoup d'entre nous à le vendre, à le louer pour un salaire par exemple... Le souci pour la préservation des corps des ouvriers au sein des entreprises est un souci bien récent... Et la dure exploitation des corps n'est pas toujours contrebalancée par une rétribution à la mesure de la peine. Corps qu'on renvoie sans complaisance quand son utilité économique se fait moindre...<br /><br />J'essaierai d'y revenir plus tard d'une façon plus élaborée... Merci pour ton commentaire qui fait avancer le smilblick (j'ai un doute sur l'orthographe... :) )<br />
 
Posted by DanielP on Wednesday 03/06/2009 - 9:26 AM
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