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Daniel PERON


Last Updated: 11/23/2009

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Monday 09/11/2009 




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Je m’étais absenté quelque temps: problèmes de santé et de motivation… Mais comme j’ai retrouvé la forme, voici un petit texte revigorant et particulièrement chargé de peps comme au bon vieux temps… Il faut que je vous signale aussi qu’il m’a été inspiré par certains articles du blog de John Stalker III. ....

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Quand on arrive à un âge certain (l’adjectif est passé derrière le nom depuis peu…) et qu’on a terminé sa vie de labeur d’honnête travailleur, on se retrouve soudainement comme au bord d’un précipice. Je parle du travail « officiel », mon travail de peintre se poursuit ou plutôt va se poursuivre. Il est aujourd’hui au point mort (excusez-moi pour la tonalité négative du mot mort, rien n’y fait, ça vient et revient toujours sous la plume/clavier… Pourtant, j’ai la forme, sacrebleu !...).....

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Un précipice donc… Oups ! Certains vont grommeler « Voilà qu’il refait dans le négatif... » Mais dans tout négatif, n’y-t-il pas de l’argentique  (un peu facile mais je n’ai pas pu résister) ? Il suffit d’aller le chercher… Oui et non donc…....

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Non parce qu’un précipice n’est pas le « bout du monde ». D’un précipice, on peut s’écarter, lever les yeux au Ciel pour appeler à l’aide (même si Dieu n’y est pas) ou tout simplement se les bander et camper en son rebord en toute tranquillité. Ce qui ne se voit pas n’existe pas , non ?.......

Il suffit alors de faire comme si tout danger était écarté et s’occuper... Le mot est lâché: s’occuper. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, trouver d’autres formules pour brûler la vie, ce qu’il en reste… L’édifice bancal que nous avons construit dès l’enfance vient de s’écrouler. Tous nos petits artifices, toutes nos motivations plus ou moins sincères qui faisaient que la vie, bon an mal an, vaille que vaille, déroulait sa pelote, ont volé en éclats… Il reste un peu de fil mais comment, au fil de cette vie qui s’annonce encore, trouver un sens ? .......

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Un sens ! Je n’aurais pas dû employer un « gros mot »… Soyons plus modeste, trouver une raison d’être personnelle, une raison à ce qu’on fait, ce n’est déjà pas si mal. A défaut de trouver Le Sens de la Vie. Ou tout simplement vivre pour le simple plaisir de vivre… Le rêve impossible, pour moi en tous cas !... ....

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Certains y parviennent… Comme je les envie ! Savourer les plaisirs de l’instant, voir dans le Ricoré du matin « tous les matins du monde », s’enivrer à l’avance d’une revigorante promenade sous la pluie battante, lire avec délectation la rubrique nécrologique du journal tant attendu, s’escrimer sur une grille où l’on croise les mots à l’infini, s’endormir serein devant un écran de télévision, témoin constant de la mort programmée du monde, s’émoustiller à la pensée du lendemain qui va forcément chanter… Précipice ou pas, beaucoup l’ignorent, armés des petites recettes de la vie. On le voit sans le voir, absents de tout vertige. Vertige inconnu de certains, vertige de la vie, vertige existentiel… Les Bienheureux… Il y a aussi les vertiges de l’amour mais c'est un peu éculé.....

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Cependant, pour d’autres, la ligne de faille est assidûment présente, béante… Avec aucune recette coutumière pour la combler. On sent confusément que la Vie devrait être autre chose, qu’on évolue sur la superficialité d’un monde dont le spectacle nous déçoit, qu’on s’est fourvoyé, qu’on a perdu l’essentiel. Bref, qu’il y a un malaise… Armés de la conscience, nous avons projeté et mis en place un monde qui nous étouffe. Il ne nous reste pour l’affronter que l’arme suprême qui nous fait tout endurer, l’Illusion…....

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La valise de secours, la trousse de survie, l’Illusion sans laquelle l’enfer serait ici-bas…Mais nous ne sommes pas des Dante en puissance, capable d’une divine comédie ici et maintenant. Lorsque Persée affronte la Gorgone, il lui renvoie son propre reflet, l’obligeant ainsi à se voir nue, à contempler sa propre conscience, sans illusion… Dépossédée du voile de l’Illusion, elle ne peut supporter sa propre image et meurt… Sommes-nous tous des Gorgones, médusés par notre propre apparence au point de ne pas oser soulever le voile et considérer le réel pour ce qu’il est ?.......

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Pas tous…. Certains, malheureusement,  sont dépossédés de toute faculté à s’illusionner… L’arme de l’Illusion leur fait défaut, ils se voient et  voient le monde sans fioritures.

Arme à double tranchant, périlleuse, difficile à manier et qui peut faire autant de tort à celui ou celle qui la possède.

Elle nous cache la vanité du monde et nous permet, d’une certaine façon, d’y survivre (sans Illusion, pas de projet, pas d’anticipation,  pas de réalisation) tout en nous donnant les capacités de s’y noyer. Avec  l’Illusion surviennent les divagations (et pas seulement celle de trouver bon le Ricoré), les errements idéologiques, les tromperies sur soi-même, les projets les plus fous. Avec aux deux extrêmes de la chaîne, la même exaltation imaginative, imagination pervertie, qu’elle soit idéaliste ou matérialiste (le 20ème siècle en fut friand)…. Et la capacité de vivre en toute bonne conscience, une conscience rêveuse, endormie… Le sommeil de la conscience, celle du « juste ».... Et le nec plus ultra: l’illusion de croire en l’Illusion… Jeu de miroirs, jeu de dupes, puisque illusion vient du latin illudere signifiant jeu, jeu des apparences trompeuses, des faux semblants… pris pour argent comptant.....

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Au bout du compte, deux façons extrêmes de faire avec le monde. Le rêver, en toute bonne conscience, forts de nos certitudes ou s’en détacher, s’en abstraire, en écartant le désir sur lequel se fonde toute Illusion. Se tromper ou se mutiler… Entre, les deux l’effarement et la chute. ....

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Pas forcément. ....

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Entre les deux, toute la palette des formes de résistances. Composer avec sans se compromettre… Affirmer une lucidité rude mais tranquille face au miroir aux alouettes. Auto-dérision contre auto-illusion. Recherche de soi, en soi, afin de faire corps avec les fondements naturels à retrouver… Avec des outils .......

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Mais je vais vous quitter pour ma promenade quotidienne (c’est pas vrai !...) et reviendrai plus tard pour me donner l’Illusion de dire des choses intéressantes sur  l’Illusion et les béquilles de la Vie, l’Art en particulier, la plus sublime...


A+ Daniel






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Doktor Ju² - O.A.H.

 
Le rêver, s'en détacher ou sobrer dans l'effarement et la chute.
¤ Le rêver est une armure psychologique ; croire en mieux malgré la réalité, tangible avec laquelle le déni permet de composer.
¤ S'en détacher ou plutôt faire semblant, car son emprise est totale.
¤ L'effarement et la chute... il est certaines personnes qui éprouvent une fascination face au vide, une attirance. Dans ce cas-ci l'alternative est la suivante : succomber à l'effarement, trouver ses dernières forces de survie dans l'entreprise de le changer (mais ne rejoint-on pas là l'illusion ?) ou... le détruire.

Comme d'habitude très beau texte, bien en prise avec la réalité, qui plus est de saison me concernant (mais cette saison ne dure-t-elle pas maintenant deppuis trop longtemps déjà ?).

 
Posted by Doktor Ju² - O.A.H. on Wednesday 11/11/2009 - 9:49 AM
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DanielP
Daniel PERON

 
Salut Juju !

Content de te revoir (de te relire)... Par définition une saison a un terme, espérons le... même une "saison en enfer".
Tu as bien résumé ce que j'ai voulu dire en trop de mots. Finalement, ce qu'il en reste, pour la plupart des personnes conscientes, c'est bien la question de l'effarement et de la façon d'y remédier.
C'est le sujet d'un autre texte qui va suivre, laissant ..é la vie rêvée des uns et la chute des autres... même si entre les deux nous sommes tous près de la chute, même le plus convaincu des matérialistes ou des idéologues... Personne ne semble à l'abri d'une chute ... et d'une rechute...
A+ Daniel

 
Posted by DanielP on Wednesday 11/11/2009 - 10:00 AM
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John Stalker III
Baron Mörbus I Bouffon Cosmique

 
....Il me semble qu’aller jusqu’au bout d’une analyse rationnelle de l’illusion ne peut mener qu’à l’anéantissement… L’illusion est immaitrisable et toutes nos réflexions sont conditionnées par elle : l’intelligence (..a ne pas confondre avec  la conscience..) et la volonté, comme d’ailleurs tout ce qui  ..fonctionne .. ici-bas, sont le « symptôme » direct d’une adéquation uniforme et sans réserve aux cercles parfaits de l’illusion. Bref, si l’illusion est le « mal », l’intelligence et la volonté sont donc de parfaits petits collabos… … - désolé donc si je « décolle » un peu dans mon interprétation balbutiante, mais, entre nous, il faut avouer que c’est un peu un sujet a se la « mordre »… -.... ....  ..
......

...... ......A travers l’immersion dans l’univers, nous sommes.. ..embarqués.. ..dans un processus de transformation permanent… Ainsi, ce que nous interprétons comme « illusion », c’est peut-être le changement permanent, la re-création perpétuelle qui sous-tend l’univers (aucun objet ni individu ne sont identiques –ex : les flocons de neiges tous différents, uniques- etc. rien n’est identique et chaque instant est unique : la notion d’identité elle-même est donc une sorte d’imposture - puisqu’il s’agirait de maintenir en permanence un état identique à lui-même, ce qui est contraire aux lois naturelles) ...... ...... ...... ........…Jeu de miroirs, jeu de dupe :........ ...... ...... ...... ..« On sent confusément que la Vie devrait être autre chose, qu’on évolue sur la superficialité d’un monde dont le spectacle nous déçoit, qu’on s’est fourvoyé, qu’on a perdu l’essentiel. Bref, qu’il y a un malaise… »........ ...... ...... ......Il me semble que l’univers fonctionne par mimétisme (hyper-mimétisme chez l’homme), dans un processus de similitude, répétition sans fin d’événements, tous sensiblement différents les uns des autres, se juxtaposant –dans une sorte d’..automatisme..- jusqu’à produire un ..effet.. de constance, un semblant de quelque chose donnant l’impression d’une réalité tangible. En ce sens, on pourrait dire que l’illusion est un ..embryon de.. ..réalité.., mais sans jamais parvenir à son « terme », un nouvel être qui n’arrive pas à ..naître.. …ou comme une promesse qui n’arrive pas à se réaliser. Il apparait donc que l’univers, tel qu’il est à lui seul, n’arrivera jamais, même au bout d’un nombre incalculable de milliards d’années, à engendrer du « réel »… ...... ...... ...... ......L’art : illusion à l’intérieur de l’illusion ?... Peut-être, mais pas si sur… Peut-être même que l’art, au contraire, qui produit un « réel instantané », serait le media.. par excellence.. de la ..transformation.., le forceps aidant à l’accouchement d’une autre réalité, naissance d’une nouvelle vie projetée par l’être ?...  l’art achèverait donc l’univers…(dans tout les sens du terme..)..........
........ ........ …Darwin décrivait la musique (puisque dans le fond, on ne sait toujours pas ce que c’est) comme le phénomène le plus mystérieux et inexplicable qui soit - peut-être que la musique, bien qu’immatérielle, est-elle paradoxalement plus riche et plus substantielle que la substance elle-même - ; et de plus, j’imagine aisément que sans la musique nous nous serons certainement tous massacrés et entretués depuis longtemps… (l’art en tant que voie vers la guérison ?..)........ ........ ........ ........Alors oui en effet peut-être sommes nous, hommes, car infiniment imparfait et conscient de l’être, capable de créer du réel… au sein de la brèche…........ ........ ........ ........On peut donc éventuellement en conclure que, sans l’Art, l’univers n’aura strictement aucun avenir
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............ ............ ............ ............JS – ............
 
Posted by John Stalker III on Saturday 14/11/2009 - 4:24 PM
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DanielP
Daniel PERON

 
..Oui, c’est un sujet impossible… Comment traiter de l’illusion sans s’illusionner soi-même.  Ne serait-ce que le point de vue adopté… Il ne peut être que subjectif. Toute objectivité n’est qu’un voile de réalité tissée par l’illusion.  Et nous sommes objet et sujet, spectateurs et partie prenante... ..Comme tu le dis, partie prenant d’une phénomène global d’impermanence… Ce flot continue dont nous faisons partie (ne sommes-nous pas en perpétuel devenir, naissant et mourant à chaque instant dans notre être ? ) résiste à la raison. Je crois qu’il nous faut accepter cette part d’incertitude comme inhérent au monde et à l’humanité qui le peuple….. ..J’aime bien ton idée de réel en perpétuel devenir, jamais concrétisé… L’Art est peut-être le seul moyen que l’homme a inventer pour saisir ce semblant de réalité, réalité qui recule même sans cesse devant les conquêtes de la science… Peut-être parce que l’Art, même « s’il accouche d’une réel instantané » ne fait pas l’impasse de la subjectivité, ses moyens d’action et d’interprétation sont multiples et intègrent une part de cette illusion, de rêve qu’il tente pourtant de percer….. ..En utilisant les mêmes armes que « l’adversaire », en acceptant l’incertitude, le ressenti, le « spirituel »… Un accouchement, une catharsis qui vont dans le sens de l’amélioration de l’homme, la science, pour l’instant nous entraînant vers l’apocalypse… .. .. .. ..Merci pour ta contribution si personnelle. L’Art comme avenir de l’Univers, c’est réconfortant !..... .. ..
 
Posted by DanielP on Saturday 14/11/2009 - 5:04 PM
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John Stalker III
Baron Mörbus I Bouffon Cosmique

 
Pourtant il reste un mystère a éclaircir : pourquoi donc tout ces petits points apparaissant au milieu de mon texte ?? (myspace n’est pas l’ami de Word apparemment)

Ces petits points, d’ailleurs (rajoutent certes un léger suspens au sein du récit..)  me font penser aux premiers arts ("préhistoriques")… d'après ce que j'ai entendu, les fresques peintes dans les grottes des hommes des cavernes sont faites non pas de "traits" de pinceau, mais par des centaines de petits pointillés : il semblerait que le peintre était un sorcier, ou du moins un individu en transe, qui reproduisait ce qu’il voyait dans ces visions :  les produits hallucinogènes -ou autre procédé de transe- provoquent un ensemble de visions, formes, paysages qui apparaissent en de minuscules points un peu comme la neige a la tv (ou des pixels), visions "sacrées" qu'ils reproduisaient donc le plus fidèlement possibles durant la transe... dans lesquelles ils discernaient des animaux, des scènes de chasses… rien n’a voir avec une scène quotidienne "banalement" retranscrite (ce n'est donc pas l'ancêtre du JT de Pernaut) mais au contraire, une vision, procédant de l'exploration de la psyché …

vision d’un paradis perdu, d’une ..nature.. déjà trop lointaine ? l’art comme le souvenir d’une scène que l’on a jamais soi-même vécu… ? l'art, la vision, l’illusion de quelque chose pourtant bel et bien réel… quête éternelle du lien avec le paradis perdu...

 
Posted by John Stalker III on Tuesday 17/11/2009 - 10:50 AM
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DanielP
Daniel PERON

 
..Salut !....
....Ces points  mystérieux (???) m’évoquent aussi le mouvement pointilliste de la fin du 19ème (Seurat) qui a travaillé en peinture sur les points de couleurs primaires et complémentaires. Mais je ne pense pas qu’ils recherchaient  un principe perdu ou symbolique ou spirituel. Ils voulaient simplement mieux coller à la réalité de la perception de l’œil. Rien à voir avec les visions d’un chaman des temps anciens..... .. .. ..Le paradis perdu… c’est passionnant. Cela renvoie à la pensée mythologique ou la « pensée sauvage » dont parlait Lévy-Strauss. Une pensée d’un autre âge qui voyait le macrocosme à l’image de ce que la vie nous enseignait: l’importance des cycles, des cercles dans la nature…  L’alternance des cataclysme et des renaissances d’un monde….. ..Un temps cyclique rythmé par les saisons et guidés par les Dieux… Il en reste une nostalgie dans le cœur de chaque homme, transmise de façon diffuse dans l’inconscient collectif et réanimée dans les temps de crise. Paradis perdu qu’on retrouve latent à travers les écrits d’un Rousseau. Paradis lié aussi au mythe de l’éternel retour… Paradis d’un temps où l’homme et la nature étaient en accord..... ..Peut-être l’artiste, le peintre, le poète, le musicien, cherche-t-il désespérément ce lieu et ce temps idéal au fond de lui-même pour le faire partager? L’Art est peut-être un acte d’alchimie qui permet de transmuter la vie, le « réel » en un langage poétique de mots, d’images et de sons qui nous parle confusément de cette nostalgie tenace... ..Ainsi l’Art permettrait-il de renouer avec des sensations ou des sentiments ancestraux, fondateurs, liés aux grandes tentatives d’interprétation du monde (les mythes)… D’où sa nécessité et le besoin qu’il suscite.......A+ Daniel
.. .. ..
 
Posted by DanielP on Tuesday 17/11/2009 - 6:17 PM
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