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CR punkfiction.propagande.org
Rendez-vous keupon ce soir à l'espace B, ce bar-resto dans lequel je n'ai jamais vu un seul repas de servi, et où de toute façon tout le monde amène sa tise pour faire la fête dans l'arrière-salle où se déroulent les concerts. Allez vite une première bière pour se réchauffer les mains, pendant que la salle se remplit petit à petit. Ce sont les parisiens de Time Bomb, organisateurs de l'événement via leur asso Rockin'Street Productions, qui ouvrent le "bal". Le quintet parisien envoie son "agressive punk-rock" (à la The Unseen) en piochant dans les titres de leur démo "High Explosive EP", devant une assistance bien passive sur les premiers titres, avant que le chanteur Olivier, entre un crachat par terre et un allumage de clope, ne demande aux gens de se rapprocher, histoire de célébrer ensemble l'arrivée du froid, et du coup la réduction des zizis. Les bédos sont encore en train de se rouler et les bouteilles de se vider, donc c'est pas encore la grande folie, mais ça commence à s'échauffer cette histoire. Une nouvelle compo avec un break qui ferait presque penser à du Avenged Sevenfold, une reprise des Canadiens de Broken Arrows, puis un final avec une version accélérée du "White Riot" des Clash et le tour est joué.
Derrière ce sont Les Putes de l'Autoroute, qui ont quand même fait le déplacement depuis Clermont en train, de prendre possession de la petite scène de l'espace B. Avec un nom comme ça on s'attend à de l'anarcho-clodo-punk, alors forcément quand ils commencent à jouer on est surpris... D'abord par un ampli où un jack en train de mourrir, ce qui donne ce petit tapement insupportable qui pourtant ne semble pas les gêner ("on joue crade") ; puis par le côté technique des lascars. Des plans de guitare carrément bien sentis, entre punk, screamo ou je-ne-sais-quoi, qui ressortent grands vainqueurs des compos du groupe. Par contre pour ce qui est du chant... Il faut saluer la prestation du chanteur, très énergique, et surtout le fait qu'il parvienne à beugler de la sorte pendant 30 minutes d'affilée. Impossible de comprendre un seul mot, ça ressemble pas à du français, pas à de l'anglais, juste à du yaourt... Ah si on comprend le mot "Amerikkka" (avec trois k), sur la chanson du même nom. Enfin là c'est pas le chanteur qui le chante... En tout cas ça plaît au public, et surtout à un, tout seul dans le pit à danser. Les bouteilles commencent à être sérieusement entamées.
Au tour d'Edge Up, qui vont tout simplement tout déchirer. Bien en place malgré quelques membres plus très très frais (le gratteux Florian fête son anniv'), les skapunkers font mouche à chaque titre, grâce à une bonne complémentarité entre les voix, des choeurs opportuns et un saxophoniste à la musicalité qui apporte énormément. Entre gros brulôts punks Rancidiens et incartades dansantes sur fond de dub (et voir les punks torchés danser là-dessus ça vaut toujours le détour), ils régalent et font tomber les chemises, à commencer par les leurs. Ainsi le saxo se retrouve torse-poil et le chanteur en marcel, tandis que le gratteux Florian garde les manches longues et même le bonnet... Il calme également l'ambiance en dédiant un morceau à sa tante décédée l'an passé, mais le morceau en question est loin d'être une ballade et relance la machine, qui achève son oeuvre avec "Mafia Story". Une prestation vraiment solide.
La grande difficulté pour Union Jack, c'est de jouer en dernier. Depuis l'alcool a coulé à flots, la salle s'est transformé en aquarium (et pas rempli avec de l'eau) et tout le monde commence à être gentiment torché. Le trio de la Bad Ska Corporation, qui d'ordinaire ne touche pas une goutte d'alcool ou n'importe quel truc malsain et illégal, s'est accordé un écart ce soir, puisque c'était la veille l'anniversaire du gratteux-chanteur Thomas. Du coup leurs voix qui déjà à la base sentent bon le vécu, sont encore plus rauques, et l'accent presque cockney du bassiste-chanteur est délectable. Avec humour celui-ci dédie le concert de ce soir à Tim Armstrong, "sans qui le concert de ce soir n'aurait pas été possible". C'est vrai que les groupes de ce soir doivent beaucoup à Operation Ivy et Rancid, tant au niveau musical que vestimentaire. La dualité des voix chez les Union Jack est l'atout principal des morceaux du trio, à la fois crades et mélodiques. Ils seront même rejoints sur scène par un mec tout bourré, qui se prend à jouer avec un pied de micro sous les regards amusés du groupe, avant de revenir une deuxième fois et de se faire gentiment dégager. Maintenant le pit est totalement bourré, donc une dizaine de costauds se foutent sur la gueule même entre les morceaux, quelques-uns tombent et plus personne ne sait quelle casquette est à qui. Une reprise réussie de "Dead Bodies" de Rancid (obligé), puis un nouveau titre des Clash ce soir, avec une reprise carrément kiffante (je parle bien le djeun's en fait) de "Guns Of Brixton" pour achever leur set, et les Union Jack peuvent retourner se bourrer la gueule.
Un petit passage au stand ou je repère "Rock The 40oz" des Leftöver Crack pour pas cher, coup de bol c'est le dernier, donc acte ! Voilà c'est fini, retour dans le bar où deux vieux torchés font gentiment chier la serveuse, puis retour dans la froideur parisienne. Elle se réchauffe vraiment, la planète ?
CR des Putes de l'Autoroute (http://www.myspace.com/lesputesdelautorouteofficiel )
Vive la neige ! 10 heures de galères pour enfin arriver en train + rer + metro + pieds à l'espace B, une salle située derrière une pizzeria ... et finallement agréablement surpris de voir une belle salle, avec une bonne scène ! Un accueil bien sympa, malgrès qu'on ai pas trop eu le temps de glander étant donné notre retard.
Une belle soirée en perspective organisée par Rockin Street Prod. avec des bons groupes : Time Bomb, Edge Up et Union Jack
Tout est bien organisé, ça pinaille pas, le 1er groupe monte sur scène rapidement et nous chauffent la salle avec un punkrock agressif comme on l'aime, le temps de taper la discut avec quelques locaux bien sympas mais pas énorme le temps de profiter des bières et de décompresser de notre long périple ! Time Bomb nous laissent finallement la place sur scène après 30 min de prestation, on s'y jete, et on décompresse sur scène !
Après une trentaines de minutes de bruit, de cris et de sauts on passe le flambeau à Edge Up qui nous arrosent d'un streetpunk qui sent bon les influences de Rancid ou Dropkick Murphys, ça passe très bien, ça joue sec et ça entraine les gens.
Cloture de la soirée par les tafiolles de Union Jack, ça joue dur (mais ça on le savait deja hein), du gros son, du ska, du punk, le tout mélangé pour nous livrer un cocktail qui déchire ! On en à profité pour picoler et finir dans le pogo à gueuler des trucs dont on se souviendra pas le lendemain. Du bon !
On boucle, l'organisation travaille bien, ça range vite et bien, on finira la soirée à se souler au bar, dans la rue et chez notre hôte ... dodo et fini !
Merci à Rockin Street pour l'invit, bon boulot les mecs, la soirée nous à bien plus et on reviens quand vous voulez ! Continuez comme ça et faites bouger paname !
6:57 PM
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