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OLAV.H



Last Updated: 11/8/2009

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Status: Single
City: Quimper
State: Bretagne
Country: FR
Signup Date: 11/8/2006
Monday, August 04, 2008 
 

Oh yè


Amnésie générale les boutons allumés

Clignotent par rafales au gré de gens armés

La confusion totale les cris éclaboussés

La panique animale dessous les dés gradés

Un homme las s'installe la main « garde-voutée »

Et une odeur sale envahit l'assemblée

La peur devient nasale la sueur peut couler

Plus personne ne se plaint de la nuit écoulée


Oh yèèè


L'humain devient bancal hésitant torturé

Jauger le bien le mal par delà la pitié

L'action est capitale rien ne doit l'enrayer

Si l'issue est fatale l'évacuer des pensées

Exorciser les râles de son humanité

Ne pas se porter pâle s'il faut exécuter

D'un geste digital l'ordre qu'on a donné

Se sortir des dédales d'un cerveau embrumé


Oh yèèè


Rapidité du squale la machine est lancée

Mouvement radical deux secondes écoulées

Le cœur soudain s'affale et le ventre est noué

Le silence déballe toute son intensité….


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Laisse moi


Dis-moi que tu m'aimes oui mens-moi encore

Qu'on est tous les mêmes et qu'on a tous tort

Qu'on a besoin de garde-fou pour échapper aux autres loups

Tu es toute crème laisse moi, en porc


Exprime ta peine après tant d'efforts

Qu'à cela ne tienne notre amour est l'or

J'ai plus envie de m'balader que de rester cloîtré télé

Tu es capitaine laisse moi ramer


Car j'me sens seul à tes côtés


Tout ce que tu sèmes est-il un trésor ?

Y a t'il un barème aux couleurs du corps

J'n'ai qu'une vie à partager et si peu d'amour dans tes faits

Garde donc ta haine laisse moi aimer


Et si moi je saigne ironie du sort

J'apprends à la chaîne l'envers du décor

Tellement de temps écoulé si peu de moments enlacés

Garde tes promesses laisse moi dehors


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Marion


Elle a les yeux marrons si ronds

Qu'on dirait deux jolis bonbons

Un regard frotté au charbon

Qui te dit quand c'est non, c'est non


Elle est comme un doux tourbillon

Quelques remous dans la maison

Un cœur qui se met en action

De la vie en ébullition


Marion

C'est de l'amour à foison


C'est un atout dans mes cartons

Un peu de fruit dans la passion

Quelques sourires des plus mignons

Des cailloux dans les pantalons


Les joues d'un rose de saison

Le rire suspendu au balcon

Un peu de noir sur le menton

Du bonheur gros comme un camion


Marion

C'est de l'amour à foison


Elle joue à en perdre raison

Se moque des qu'en dira t'on ?

Elle est de l'or dans le béton

Toute la douceur du coton


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L'instant.


Là c'est le moment du vaincu, le silence

Elle arrive dévêtue, elle avance

Elle a tout posé de sa vertu, dans la danse

Et jeté son dévolu, en cadence


Là quand vient l'instant, la souffrance


Là c'est la peur du déjà vu, l'existence

Elle a provoqué le flux, de l'absence

Elle s'est posée à nu, à distance

A mangé le contenu, en puissance


Là quand vient l'instant, la démence


Là c'est la loi des corrompus, mais par chance

Comme dans un combat de rue, la conscience

Aura sûrement le dessus, délivrance

Et lui fera le refus, d'indécence


Là quand vient l'instant, la jouissance


Là c'est le moment du vaincu, le silence

Elle est partie revêtue, d'apparence

A oublié sa vertu, quand j'y pense

Elle reviendra à l'affût, des carences


Là quand vient l'instant


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L'homme aluminium


Si peu presque rien

d'où je viens

Dans un rouleau d'argent

Je traverse vos villes aux néons défaillants

Je garde ce que je regarde pour demain

Vos peurs et vos vies comme un pain quotidien


Je suis l'homme


Bercé par le flot

Des salauds

Epaules et pardessus

Les bricks en plastique

Vider le vain contenu

J'emporte c' qui vous insupporte vos vécus

Mon histoire me conserve debout comme au début


Je suis l'homme …Aluminium

Et je trimballe mes racines

Comme des restes de cuisine

Je dors et je dîne sur couverture de magazine

Je ne jette rien ni personne

Je garde une part pour le hasard

Je suis l'homme aluminium

Illuminé en moi je garde l'homme


Déchets tant jetés

Je recycle vos déballages

Les amours croqués à moitié

Les mots tombés de vos pages

Nourri aux abats

Aux instants de bouts de rouleaux

De vies dont vous ne voulez pas

Des restes de vos fourneaux


Je suis l'homme …Aluminium

Et je trimballe mes racines

Comme des restes de cuisine

Je dors et je dîne sur couverture de magazine

Je ne jette rien ni personne

Je garde une part pour le hasard

Je suis l'homme aluminium

Illuminé en moi je garde l'homme

____________________________________________________________



Je passe tout mon temps


Je passe tout mon temps à dire du mal des gens

Sans jamais regarder le pourquoi le comment

Je tire dans le dos et traite d'imparfaits

Bien des millions d'idiots qui eux ne m'ont rien fait

Mais je passe tout mon temps à dire du mal des gens

Les yeux dans le Judas oui j'épie patiemment

Je n'ai rien d'autre à faire que de piquer à vif

La vie de simples gens buvant l'apéritif


Car je n'suis pas content

Et je m'ennuie souvent

A me ronger les sangs


Je passe tout mon temps à dire du mal des gens

Agrippé aux ragots aux moindres coups de sang

Je vise dans le cœur et bave sans chômer

Sur le moindre passant soupçonné de passer

Mais je passe tout mon temps à dire du mal des gens

A cracher mon venin sur le dos des absents

Je donne sans sommer quelques coups de canif

Au gré de mes envies autant d'impératifs


Car je n' suis pas content

Et je m'ennuie souvent

A me ronger les sangs


_____________________________________________________________



il est l'heure de sortir


Eh il est l'heure de sortir

Tu entends le ciel qui chavire

Le vent que souffle l'avenir

Eh il est l'heure de sortir

Le temps pourrait bien nous trahir

Le sommeil tout entretenir


Oui, j'ai usé parfois

Les mots ont choqué

Rendre la pièce à qui de droit


Oui, j'ai crié parfois

Les heures défilaient

Etre à la chaîne au bon endroit


Eh il est l'heure de sortir

Tu entends le ciel qui chavire

Le vent que souffle l'avenir

Eh il est l'heure de sortir

Le temps pourrait bien nous trahir

Le sommeil tout entretenir


Oui, j'ai prié parfois

Les dieux ont craché

Paroles aux vents et cieux étroits


Oui, j'ai plié parfois

Le dos a courbé

Se relever se tenir droit


Eh il est l'heure de sortir

Tu entends le ciel qui chavire

Le vent que souffle l'avenir

Eh il est l'heure de sortir

Le temps pourrait bien nous trahir

Le sommeil tout entretenir


Oui, j'ai troqué parfois

Mon corps en monnaie

Et l'amour s'est brûlé les doigts


Oui, j'ai pleuré parfois

Les gens s'éteignaient

Au centre de piteux émois


_____________________________________________________________


Ensemble


Je ne peux me passer de vous

Je suis accroc un point c'est tout

Lorsque m'éloigner me rend fou

Que l'écart se creuse entre nous

Je ferme les yeux et c'est vous

Qui m'aidez à tenir debout

Mes rêves sont à vos côtés

Où que je sois vous souriez

Et lorsqu'à bien trop vous quitter

Vos voix viennent à me manquer

Deux accords un jour partagés

Rapportent un murmure enchanté


Je n'imagine rien sans vous

Même lorsque le temps contre nous

Impose à nos vies ses atouts

Il nous reste le plus sucré

Quelques doux moments à passer

Ensemble


Je vous garde tout près de moi

Je vous sens sur le bout des doigts

Et si survient un coup de froid

Qui gèle tout blanchit parfois

Je prend des couleurs et de joie

Je remplis de vous cet endroit

Contre vous au fond de la vie

Je voudrais rester votre ami

Celui qui parfois vous sourit

Et de temps en temps râle aussi

Etre près de vous les lundis

Tant qu'il y en aurait c'est ainsi


Je n'imagine rien sans vous

Même lorsque le temps contre nous

Impose à nos vies ses atouts

Il nous reste le plus sucré

Quelques doux moments à passer

Ensemble

_____________________________________________________________



Démarqué


Le chacun pour soi à la gloire de c' que t'auras pas

Car tout est pour moi, le mieux, le cher, que ça se voit

J'continue comme ça, de bêtise j'attraperai froid

Débile c'est parfois, s'étiqueter à tour de bras


Le dépit se déploie dès l'instant où l'argent est roi

Le répit des achats a trop de boulot ça se voit

Je poursuis comme ça intact je garderai foi

Des marques des parois je bâtirai autour de moi


Des marqués, brûlés dans la conscience

Des débris de la science apprivoisés silence

Les marques, dés marqués, pipés à l'élégance


Tes envies parfois ressemblent à un rayon si froid

Des poissons béats qu'ont pas vu l'eau depuis des mois

Comme un coup au foie quelque chose qu'on ne comprend pas

La fin du combat les carreaux suppriment les pois


Des marqués, brûlés dans la conscience

Des débris de la science apprivoisés silence

Les marques, dés marqués, pipés à l'élégance


Bon sang quel émoi pour un si petit bout de soie

Il n'y aura pas d'autres moments si beaux pour moi

L'écusson fait loi c'est écrit sur ce cœur qui bat

Le chacun pour soi à la gloire de milliers d'exploits

_____________________________________________________________



Aimons nous vraiment.


A force d'habitude

Aimons nous vraiment ?

Si la vie est rude

Prenons donc le temps

De quelques interludes

D'agréables moments

Laissons nos inquiétudes

Et leur mauvais penchant.


A force de certitudes

Croyons nous vraiment ?

Que plus rien n'est absurde

Puisque l'homme est géant

Mais quand la solitude

L'enduit doucement

Que l'angoisse le dénude

Le doute est au beau temps


Aimons nous vraiment


Sous tant de coups sans prélude

Qui vit réellement ?

L'amour ou une attitude

Qui gagne lentement

Un manque de plénitude

Les murs sont si blancs

A force d'habitude

Aimons nous vraiment ?


Aimons nous vraiment

____________________________________________________________



A qui veux-tu que je parle ?


A qui veux-tu que je parle lorsque je suis seul

Quand je n'ai pas de toi pour abriter ma gueule

Qui veux-tu que j'écoute sans abri sans demeure

Quand je n'ai que les doutes pour apaiser mes peurs

En qui veux-tu que je croie lorsque je frissonne

Quand je n'ai que le froid d'un lieu qui m'emprisonne

Sur qui veux-tu que je pleure lorsque je m'égare

Quand le flux des passants ignore mon histoire


Homme mon Dieu

Je vois bien que tu n'es pas là

Que les gens ne croient plus en toi

Homme que fais-tu des coups encaissés

Si c'est pour un jour les donner


Où veux-tu que je pose lorsque je m'endors

Ces quelques vieux objets ces ultimes trésors

Qui veux-tu qui me serve quelques verres d'un vin

Quand le goût du goulot imprègne mes matins

A qui veux-tu que je tende quelques beaux sourires

Quand le vent et la rue poussent à me faire mourir

Pourquoi veux-tu que je ris pendant que mille panses

Explosent sous le cri du chant des ambulances


Homme mon Dieu

Je vois bien que tu n'es pas là

Que les gens ne croient plus en toi

Homme que fais-tu des coups encaissés

Si c'est pour un jour les donner


____________________________________________________________



Viens


Y aurait du sable et de l'eau à toucher

Du bout des doigts caresser

Une odeur de cocotiers à plein nez

La lenteur respirer

Tout larguer et se laisser dériver

Dans les rêves enchantés

D'un sommeil allégé