Oh yè
Amnésie générale les boutons allumés
Clignotent par rafales au gré de gens armés
La confusion totale les cris éclaboussés
La panique animale dessous les dés gradés
Un homme las s'installe la main « garde-voutée »
Et une odeur sale envahit l'assemblée
La peur devient nasale la sueur peut couler
Plus personne ne se plaint de la nuit écoulée
Oh yèèè
L'humain devient bancal hésitant torturé
Jauger le bien le mal par delà la pitié
L'action est capitale rien ne doit l'enrayer
Si l'issue est fatale l'évacuer des pensées
Exorciser les râles de son humanité
Ne pas se porter pâle s'il faut exécuter
D'un geste digital l'ordre qu'on a donné
Se sortir des dédales d'un cerveau embrumé
Oh yèèè
Rapidité du squale la machine est lancée
Mouvement radical deux secondes écoulées
Le cœur soudain s'affale et le ventre est noué
Le silence déballe toute son intensité….
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Laisse moi
Dis-moi que tu m'aimes oui mens-moi encore
Qu'on est tous les mêmes et qu'on a tous tort
Qu'on a besoin de garde-fou pour échapper aux autres loups
Tu es toute crème laisse moi, en porc
Exprime ta peine après tant d'efforts
Qu'à cela ne tienne notre amour est l'or
J'ai plus envie de m'balader que de rester cloîtré télé
Tu es capitaine laisse moi ramer
Car j'me sens seul à tes côtés
Tout ce que tu sèmes est-il un trésor ?
Y a t'il un barème aux couleurs du corps
J'n'ai qu'une vie à partager et si peu d'amour dans tes faits
Garde donc ta haine laisse moi aimer
Et si moi je saigne ironie du sort
J'apprends à la chaîne l'envers du décor
Tellement de temps écoulé si peu de moments enlacés
Garde tes promesses laisse moi dehors
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Marion
Elle a les yeux marrons si ronds
Qu'on dirait deux jolis bonbons
Un regard frotté au charbon
Qui te dit quand c'est non, c'est non
Elle est comme un doux tourbillon
Quelques remous dans la maison
Un cœur qui se met en action
De la vie en ébullition
Marion
C'est de l'amour à foison
C'est un atout dans mes cartons
Un peu de fruit dans la passion
Quelques sourires des plus mignons
Des cailloux dans les pantalons
Les joues d'un rose de saison
Le rire suspendu au balcon
Un peu de noir sur le menton
Du bonheur gros comme un camion
Marion
C'est de l'amour à foison
Elle joue à en perdre raison
Se moque des qu'en dira t'on ?
Elle est de l'or dans le béton
Toute la douceur du coton
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L'instant.
Là c'est le moment du vaincu, le silence
Elle arrive dévêtue, elle avance
Elle a tout posé de sa vertu, dans la danse
Et jeté son dévolu, en cadence
Là quand vient l'instant, la souffrance
Là c'est la peur du déjà vu, l'existence
Elle a provoqué le flux, de l'absence
Elle s'est posée à nu, à distance
A mangé le contenu, en puissance
Là quand vient l'instant, la démence
Là c'est la loi des corrompus, mais par chance
Comme dans un combat de rue, la conscience
Aura sûrement le dessus, délivrance
Et lui fera le refus, d'indécence
Là quand vient l'instant, la jouissance
Là c'est le moment du vaincu, le silence
Elle est partie revêtue, d'apparence
A oublié sa vertu, quand j'y pense
Elle reviendra à l'affût, des carences
Là quand vient l'instant
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L'homme aluminium
Si peu presque rien
d'où je viens
Dans un rouleau d'argent
Je traverse vos villes aux néons défaillants
Je garde ce que je regarde pour demain
Vos peurs et vos vies comme un pain quotidien
Je suis l'homme
Bercé par le flot
Des salauds
Epaules et pardessus
Les bricks en plastique
Vider le vain contenu
J'emporte c' qui vous insupporte vos vécus
Mon histoire me conserve debout comme au début
Je suis l'homme …Aluminium
Et je trimballe mes racines
Comme des restes de cuisine
Je dors et je dîne sur couverture de magazine
Je ne jette rien ni personne
Je garde une part pour le hasard
Je suis l'homme aluminium
Illuminé en moi je garde l'homme
Déchets tant jetés
Je recycle vos déballages
Les amours croqués à moitié
Les mots tombés de vos pages
Nourri aux abats
Aux instants de bouts de rouleaux
De vies dont vous ne voulez pas
Des restes de vos fourneaux
Je suis l'homme …Aluminium
Et je trimballe mes racines
Comme des restes de cuisine
Je dors et je dîne sur couverture de magazine
Je ne jette rien ni personne
Je garde une part pour le hasard
Je suis l'homme aluminium
Illuminé en moi je garde l'homme
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Je passe tout mon temps
Je passe tout mon temps à dire du mal des gens
Sans jamais regarder le pourquoi le comment
Je tire dans le dos et traite d'imparfaits
Bien des millions d'idiots qui eux ne m'ont rien fait
Mais je passe tout mon temps à dire du mal des gens
Les yeux dans le Judas oui j'épie patiemment
Je n'ai rien d'autre à faire que de piquer à vif
La vie de simples gens buvant l'apéritif
Car je n'suis pas content
Et je m'ennuie souvent
A me ronger les sangs
Je passe tout mon temps à dire du mal des gens
Agrippé aux ragots aux moindres coups de sang
Je vise dans le cœur et bave sans chômer
Sur le moindre passant soupçonné de passer
Mais je passe tout mon temps à dire du mal des gens
A cracher mon venin sur le dos des absents
Je donne sans sommer quelques coups de canif
Au gré de mes envies autant d'impératifs
Car je n' suis pas content
Et je m'ennuie souvent
A me ronger les sangs
_____________________________________________________________
il est l'heure de sortir
Eh il est l'heure de sortir
Tu entends le ciel qui chavire
Le vent que souffle l'avenir
Eh il est l'heure de sortir
Le temps pourrait bien nous trahir
Le sommeil tout entretenir
Oui, j'ai usé parfois
Les mots ont choqué
Rendre la pièce à qui de droit
Oui, j'ai crié parfois
Les heures défilaient
Etre à la chaîne au bon endroit
Eh il est l'heure de sortir
Tu entends le ciel qui chavire
Le vent que souffle l'avenir
Eh il est l'heure de sortir
Le temps pourrait bien nous trahir
Le sommeil tout entretenir
Oui, j'ai prié parfois
Les dieux ont craché
Paroles aux vents et cieux étroits
Oui, j'ai plié parfois
Le dos a courbé
Se relever se tenir droit
Eh il est l'heure de sortir
Tu entends le ciel qui chavire
Le vent que souffle l'avenir
Eh il est l'heure de sortir
Le temps pourrait bien nous trahir
Le sommeil tout entretenir
Oui, j'ai troqué parfois
Mon corps en monnaie
Et l'amour s'est brûlé les doigts
Oui, j'ai pleuré parfois
Les gens s'éteignaient
Au centre de piteux émois
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Ensemble
Je ne peux me passer de vous
Je suis accroc un point c'est tout
Lorsque m'éloigner me rend fou
Que l'écart se creuse entre nous
Je ferme les yeux et c'est vous
Qui m'aidez à tenir debout
Mes rêves sont à vos côtés
Où que je sois vous souriez
Et lorsqu'à bien trop vous quitter
Vos voix viennent à me manquer
Deux accords un jour partagés
Rapportent un murmure enchanté
Je n'imagine rien sans vous
Même lorsque le temps contre nous
Impose à nos vies ses atouts
Il nous reste le plus sucré
Quelques doux moments à passer
Ensemble
Je vous garde tout près de moi
Je vous sens sur le bout des doigts
Et si survient un coup de froid
Qui gèle tout blanchit parfois
Je prend des couleurs et de joie
Je remplis de vous cet endroit
Contre vous au fond de la vie
Je voudrais rester votre ami
Celui qui parfois vous sourit
Et de temps en temps râle aussi
Etre près de vous les lundis
Tant qu'il y en aurait c'est ainsi
Je n'imagine rien sans vous
Même lorsque le temps contre nous
Impose à nos vies ses atouts
Il nous reste le plus sucré
Quelques doux moments à passer
Ensemble
_____________________________________________________________
Démarqué
Le chacun pour soi à la gloire de c' que t'auras pas
Car tout est pour moi, le mieux, le cher, que ça se voit
J'continue comme ça, de bêtise j'attraperai froid
Débile c'est parfois, s'étiqueter à tour de bras
Le dépit se déploie dès l'instant où l'argent est roi
Le répit des achats a trop de boulot ça se voit
Je poursuis comme ça intact je garderai foi
Des marques des parois je bâtirai autour de moi
Des marqués, brûlés dans la conscience
Des débris de la science apprivoisés silence
Les marques, dés marqués, pipés à l'élégance
Tes envies parfois ressemblent à un rayon si froid
Des poissons béats qu'ont pas vu l'eau depuis des mois
Comme un coup au foie quelque chose qu'on ne comprend pas
La fin du combat les carreaux suppriment les pois
Des marqués, brûlés dans la conscience
Des débris de la science apprivoisés silence
Les marques, dés marqués, pipés à l'élégance
Bon sang quel émoi pour un si petit bout de soie
Il n'y aura pas d'autres moments si beaux pour moi
L'écusson fait loi c'est écrit sur ce cœur qui bat
Le chacun pour soi à la gloire de milliers d'exploits
_____________________________________________________________
Aimons nous vraiment.
A force d'habitude
Aimons nous vraiment ?
Si la vie est rude
Prenons donc le temps
De quelques interludes
D'agréables moments
Laissons nos inquiétudes
Et leur mauvais penchant.
A force de certitudes
Croyons nous vraiment ?
Que plus rien n'est absurde
Puisque l'homme est géant
Mais quand la solitude
L'enduit doucement
Que l'angoisse le dénude
Le doute est au beau temps
Aimons nous vraiment
Sous tant de coups sans prélude
Qui vit réellement ?
L'amour ou une attitude
Qui gagne lentement
Un manque de plénitude
Les murs sont si blancs
A force d'habitude
Aimons nous vraiment ?
Aimons nous vraiment
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A qui veux-tu que je parle ?
A qui veux-tu que je parle lorsque je suis seul
Quand je n'ai pas de toi pour abriter ma gueule
Qui veux-tu que j'écoute sans abri sans demeure
Quand je n'ai que les doutes pour apaiser mes peurs
En qui veux-tu que je croie lorsque je frissonne
Quand je n'ai que le froid d'un lieu qui m'emprisonne
Sur qui veux-tu que je pleure lorsque je m'égare
Quand le flux des passants ignore mon histoire
Homme mon Dieu
Je vois bien que tu n'es pas là
Que les gens ne croient plus en toi
Homme que fais-tu des coups encaissés
Si c'est pour un jour les donner
Où veux-tu que je pose lorsque je m'endors
Ces quelques vieux objets ces ultimes trésors
Qui veux-tu qui me serve quelques verres d'un vin
Quand le goût du goulot imprègne mes matins
A qui veux-tu que je tende quelques beaux sourires
Quand le vent et la rue poussent à me faire mourir
Pourquoi veux-tu que je ris pendant que mille panses
Explosent sous le cri du chant des ambulances
Homme mon Dieu
Je vois bien que tu n'es pas là
Que les gens ne croient plus en toi
Homme que fais-tu des coups encaissés
Si c'est pour un jour les donner
____________________________________________________________
Viens
Y aurait du sable et de l'eau à toucher
Du bout des doigts caresser
Une odeur de cocotiers à plein nez
La lenteur respirer
Tout larguer et se laisser dériver
Dans les rêves enchantés
D'un sommeil allégé
3:18 PM
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