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EXUVIE Insectes

Exuvie



Last Updated: 10/20/2009

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Thursday, September 18, 2008 

       

        J'hypocrite, je sanctifie. J'égoïstement votre. J'alourdis ma facture en ombres résonances. Je suppute, avertie, je suppose, contrainte. Je demeure, toujours en attente, je demeure, hors d'atteinte. Le silence rôde, j'insiste. J'ouvre ma cheminée, je m'étends en poussière. L'accueil est froid, les nuits sont noires. Complètes...

        J'imagine. A bras coupés. Les trahisons, les heurts. J'éternité par le quart, par un peu seulement de ce que je sais faire. Je, encore, d'idéaux fuis, d'années coupées, d'assommés vains et d'amours lasses. Je, toujours, par la crosse et par le gibet, croyant au feu, baignant les armes. Tirée vers un avenir dénié, falsifications nettes. J'hyperbole en désuétude, j'apostolique en perpétuel. La verve tendue et le cœur trouble. A tâtons, pied à pied, liée. La grandeur veille, toute au-dehors, au nom des marbres et sur le papier. Il faut tenir ; encore un jour, pour que demain. Viendront les tords, assourdissants. Brumeux par l'os et jusqu'au sang. J'abrupte. Par colonies entières. J'apologie, de paroxysmes en paroxysmes. La langue est dans la fièvre, les désirs sinueux. L'ordre escompté, tambours rebelles que mon âge engourdit. Toujours. Toujours battants, poussés au vif de leur tirade. Radicaux libres et libérés, son en forme d'image. J'apitoie fort, je carbonise. Pour un peu l'âtre où ne siège pas. Demain jadis, jamais pourquoi. Assez de fleurs et au hasard. Tomberont. Sans être, pour être, pour n'être pas. Le choix m'arrête à deux carrefours, j'ai l'oubli juste et démesuré. Je prendrais quatre pains, j'en jetterais cinq. J'abolirais les cravates. J'avion les angles, apesanteur, les chromosomes en déroute. Affublée seule d'une joie terrible.

J'ordre.

Je me remets en place, entre le songe et le serment.

        J'éternise. Je percute. Je jeu. Ensuite, et tout se dédouble. Les mots ont le plat de leurs certitudes. Je ne déroute ni ne reprends. Un verbe au milieu du paysage.

        C'est tout ce que c'est. Ça ne s'enlise. La fumée prend ce qu'elle peut, abroge un air au passage. C'est tout ce que je. En vain langage. Année sur année surannées. Attenté par la prose. Au pied du mot sans le point. Désordre sans carnaval, sans royaume.

        J'atermoie mon élan, je bute sur les portes closes. Je n'entends que le cor du corps. Du texte, encore en forme et bien ordonné. Agencé sage et calculé. Je bute, grammatical. Je bute, adjectivé. Je n'arrive pas à dépasser le mirage.

Je n'arrive qu'à la fin. Avant le dernier point.

Point.

 

Nathos

 
Pffffffffffffffffffffffffffff!
encore un un qui se projette dans mon blog***
quelle aisance agaçante en s introduisant systématiquement en Nathosphère dès que l envie d écrire lui prend!c est agaçant,vraiment!
j en reprends!
 
Posted by Nathos on Wednesday, September 17, 2008 - 7:56 PM
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Exuvie

 
Merci Nathos, c'est trop mignon. :-)
 
Posted by Exuvie on Wednesday, September 17, 2008 - 8:12 PM
[Reply to this
Jeanne

 
Dans la phrase : "la langue est dans la fièvre, les désirs sinueux", j'entends siffler la langue, je vois le paysage...Il y a du jeu...une montée et une descente à chaque détour, avant et après chaque point...Une cohérence aussi, entre le début et la fin...Je pense à Descartes (encore lui!): "J'avance masqué"...
C'est vrai que nos textes sont très différents! :)
 
Posted by Jeanne on Saturday, September 20, 2008 - 11:36 PM
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