Il y a 10 ans jour pour jour nous jouions à Bressuire dans les Deux-Sèvres. Alors je sais ce que vous allez me dire : on est le 31 et non pas le 30 juillet. Oui, je suis en retard de deux heures, mais je vous signale que ma vie privée ne vous regarde pas. Si j’ai envie d’écrire mon article après minuit, ça ne regarde que moi. C’est vrai quoi, est-on obligés de respecter les dates à la minute près? Bon, je sais ce que vous allez vous dire ensuite : je suis encore en train de meubler parce que je ne me souviens pas du tout de cette date. C’est faux : je me souviens d’une scène en plein air, je me souviens que c’était un vendredi parce que ça s’appelait “les vendredis de l’été”, je me souviens avoir dormi dans une chambre d’enfant, sans doute chez l’organisateur, je me souviens d’un accueil très sympathique et d’un très bon restaurant, ce qui croyez-le ou non était à l’époque assez exceptionnel, nous qui étions habitués aux salades froides et au jambon sous plastique. Mais j’ai fait des recherches et lisez plutôt : la ville de Bressuire était peuplée de 21169 habitants en 1999, soit lors de notre passage. En 2006, la population était de 21817 habitants, soit 648 de plus. Coïncidence? Je ne pense pas. Je pense que notre passage à quelque chose à voir avec ce phénomène et j’irais même plus loin en affirmant avec quasi-certitude que nous avons quelque chose de sexuel qui incite les gens à faire l’amour et donc à procréer. Sur du long terme. Je dis ça, je dis rien, venez nous voir en concert et achetez nos disques pour vous rendre compte par vous-même de la véracité de cette information. Allez, je ne me souviens de rien d’autre, et surtout, il est tard et j’ai studio demain.