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Arlt.



Last Updated: 12/22/2009

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Country: FR
Signup Date: 11/28/2006
Tuesday, January 01, 2008 




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Arlt. par Bertrand Belin


..


Arlt est avéré. On est soulagés. Il faut connaître que l’on ne se
retourne pas comme ça, aux premiers appels du charme, vers sa source.
Il ne s’agit pas d’un chapiteau déposé sur un parking pendant la nuit
et qui ne laisserait voir au matin aucun des lions rêvés. Arlt en
effet, c’est splendide, avec fauves et périls.
On ne peut s’empêcher de penser, grisés que l’on est par les bourrasques
vineuses qui sortent de là, par la gracieuse musique du tout, que
Pléthore de génies méconnus du song-wrigting, d’ébouriffants
alchimistes de la pop encore à découvrir sont, en regard, du pain
mouillé. Dès lors on songe aux canards que nous avons été et à la
longueur de l’hiver Français.
Avons attendu sans savoir ce qui, un jour, allait nous arriver par les oreilles jusqu’au système général, générant le content.

Eûmes raison d’attendre, quelque chose enfanta bien. Ce quelque chose,
un territoire planté d’obsessions, arrosé d’alcool joyeux, traversé par
les vivants extraordinaires comme par d’insevrable spectres venus téter
à la vie même et où lire est la pluie quotidienne. Y gouverne Sing
Sing, l’auto engendré grand singe intellectuel avec tête et longueur,
avec voix et chalance, y gouverne Decazes, guettant à l’horizon pour le
seul plaisir d’envisager des retrouvailles, le retour de ceux jamais
partis.
Ce territoire Enfanta de Arlt.
Il apparaît qu’Arlt,
les deux d’Arlt, pourraient, si besoin, retrouver comme on fait le feu.
Cela se voit vite. Dire aussi qu’ils ne se débinent pas à l’instant
d’êtres beaux, de cette beauté que le danger gangrène, et cela rend
Arlt captivant. Il n’y a qu’à voir comme ? captivant ? semble le nom
propre de Arlt. Ainsi arriva en ville, dans le courant de l’hiver, Arlt
Captivant, sa langue et ses manières.
Arlt c’est à deux.
L’un, un type, renverse en pleins volumes un matériau sec (je me tiens là /
tu te tiens ici / cette cigarette nous tient lieu de pont) qu’emphase
et préciosité ont depuis longtemps déserté ou, depuis plus longtemps
encore, jamais connu. L’autre, impeccablement de l’autre sexe, amène
l’eau, eau timbrée par la bouche et les yeux et l’on sait, l’eau c’est
la vie. Arlt, maître de chapelle bicéphale, sort des cadences parfaites
de son orgue à lui, une guitare dit-on. Il faut les voir en plus ! Un
des visage de la bête invite autant à la fête qu’une poignée de clous
rouillés ; c’est celui mâle. L’autre se tend comme pour nous montrer la
route, un rien sorcier. C’est celui femelle. Alors que l’on est tenus
dociles emmaillés dans le charme, rien de plus direct pense-t-on
stupéfaits, que leurs chansons. Ils nous répèterons le couplet et ce
couplet identique sera absolument nouveau. Un autre instant dans la
chanson, on sera fous de Arlt. (Partout / tous les oiseaux / sont
tombés au sol / d’un coup d’un seul) De ce type curieux de
procès-verbal vient que le naturel chez eux convoque illico le
surnaturel. Nous sommes enfin déréglés,. Faisant suite : (Nous en avons
pris peur / qui n’en aurait pas pris peur / allons) le bon sens au
coeur de la catastrophe, voilà peut être une manière d’en finir.
Mélodiquement, c’est à chaparder. Fini.

Bertrand Belin



Philippe Bazatole

 


 
Posted by Philippe Bazatole on Tuesday, May 19, 2009 - 2:57 AM
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