chronique de LA VOIX DU MAL
(webzine le chant du grillon)
Pénétrer le royaume deces Dunkerquois n’est pas chose aisée. Déjàenfile un Snorkel, car leur univers est plutôt froid ! Quand àleur style ? Et bien… Il leur appartient : Un mixe «Thrashelec Industriellement Customisé d’électronslibres » susceptible de te botter le cul à n’importequel moment.
Ceci dit, l’album débute« joyeusement » par une intro pluvieuse et la nappe desynthé qui vient t’engloutir peut à peut, n’est pasdès plus rassurante. Tu penses profiter d’une éclaircieen entendant le premier accord ? Perdu. Celui-ci renoue avec lapériode dépressionnaire des Cures et ça ne sentpas bon. Soudain, le 1er titre déboule « La voix du mal». Sec & méchant, il est chanté en Français,ce qui saupoudre une fine couche d’angoisse cuirassée pardes rythmes cyniquo-clinique ! La basse quand à elle, sonnetrès Jean-Jacques Burnel (période Euroman Cometh) et,il est indéniable qu’elle apporte un plus dans cetteatmosphère teintée de nostalgie aussi ambiante quefurieuse.
Après cette descente enrappel dans une cheminée de haut Fourneau. Requiem du Pariatape dans la butte, cordes acérées d’emblée,Tempo moins glacial et plus soutenu, Chant vindicatif, miam miam cetitre sent bon le Live qui butte ! Dans un registre (live)équivalent, Guernica repart à l’assaut en nousmatraquant la tronche de sonorités démentes conjuguéesd’un solo de folie. Cette fois, ça y est, tu pénètresà fond dans le skeud, quand « la morsure du soleil »,vient te coller la première beigne.
En effet, celle-ci te prend àcontre-pied et te voilà déconcerté par cettevision futuriste carrément démontée à laguitare sèche. Tu l’auras capté, il s’agit d’uneversion « Instru » à qui je réclamais unelouche (voir une benne) de plus, bravo Messieurs ! Ce momentrécréatif ne sera pas du luxe avant de tomber en «chute libre ». Le 6ème brûlot déclenche unéboulement pour un retour imminent à la case «noirceur », ce titre se révèle implacablementpolaire.
Suit « Immortel », 4minutes et 45 secondes de massage neuronal, Big titre, grosseintensité, peut être le plus complexe de l’album… Lemessager délivre un tout autre « communiqué »avec son intro Médiévalo-Japonaise, tu t’attends àvoir rappliquer un Samouraï dans ta piaule, que nenni la Bassevient réchauffer tes esgourdes avant qu’un Riff t’enveloppesous un déluge de revendications illustrées. La guitareest absolument énorme sur ce morceau, d’ailleurs Julien enremet une couche sur « Sacrifist » qui s’affiche dansun registre Rock à la ritournelle Nirvanesque ultra classique.Néanmoins, on sent le monstre prêt à rugir etcette prémonition ne se fera guère attendre avec «La dernière heure ». Croyant que c’était lamienne qui risquait d’arriver, je plongeais volontairement dansleurs méandres torturées et stellaires en enfilant unK-Way au cas ou ! La encore, la gratte mixée sur desécorchures synthétiques te scotchent au mur.Heureusement que les paroles susurrées par Mickael, nousrassurent un peut (non je déconne)… Seconde beigne, aï!
La fin justifie les moyens, donc : Egotrip nous plonge dans undrôle de Trip, tu ne sais pas si tu dois danser ou t’sauveret ? A 1 minutes 15, c’est plus clair : Tous aux abris. Rythmiquelancinante, Tempo Electro, Basse craignos, Texte de la mort ettoujours cette guitare vraiment impressionnante. Ouf, le 12èmemorceaux nous offre enfin, l’Absolution. La quiétude sonnele gong, le glas et des prémisses d’apocalypse soit :Karnysera vaincra !
Chers amis, cet album est un bloc degranit écaillé d’un inquiètent givre, si laforme est compacte, il te faudra la scinder au marteau piqueur.
Lemoule à terre, te révèlera les fondations d’unsacré groupe en devenir…