15h00 : Petit tour au théâtre pour la prestation des
Gens normals. Dans la lignée des groupes de chanson française à tendance jazz manouche genre
La rue Ketanou ou
Les Ogres de Barback,
nos trois jeunes affirment sur scène une ambiance légèrement plus rock
avec des rafles de guitare et de basse comme on les aime. Bien que je
ne sois pas du genre à faire état du look des artistes, il y a vraiment
un portrait à faire de ceux-là. Entre le bassiste qui sort tout de
droit de
South Park avec son bonnet enfoncé
jusqu’aux yeux et le duo campagnard formé par le guitariste et le
batteur qui arborait chemises à carreaux et petites casquettes
poussiéreuses, il y avait de quoi sourire.
Mais cette allure extra-terrestre atteindra encore une
toute autre dimension lorsque commencent les chansons. Éclairés par une
petite lumière qui sort de la barre du micro, le chanteur et le
bassiste rappellent des enfants qui se seraient collés une lampe torche
sous le menton pour raconter une histoire d’horreur. Pourtant, les
textes n’ont vraiment rien d’effrayant et frôlent plus le niveau des Wriggles qu’une ambiance à la Stephen King. Mais il semble que se soit plus fort qu’eux, les Gens normals
se sentent obligés de faire en permanence des têtes de psychopathes. Si
vous n’avez pas peur de vous retrouver face à trois fous grimaçant et
délirant sur des textes qui vont du couscous à la parodie de chanson
d’amour, les Gens normals ne devraient pas tarder à se faire une place dans la nouvelle chanson française.