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Aldorande, petite planète rebelle Tout ce qui peut expliquer que le developpement de nos sociétés fasse baisser le niveau de vie de ses habitants

aldorande



Last Updated: 2/8/2007

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Country: MC
Signup Date: 12/27/2006
Monday, February 19, 2007 
De nombreux économistes se sont penchés sur ce que le programme économique de Sarkozy coûterait à l'Etat et ont, heureusement, été amenés à souligner son invraisemblance et son absence de cohérence. Ils l'ont même « explosé en vol » jeudi 5 février ruinant toutes ses prétentions de sérieux.
Mais, curieusement, personne ne semble s'intéresser à ce que coûterait la victoire de Sarkozy à 90 % des salariés, ceux qui gagnent moins de 2 200 euros par mois.
A écouter Sarkozy, ces salariés ne pourraient qu'y gagner : il leur suffirait de "travailler plus".
Mais cette affirmation est en pleine contradiction avec la politique réelle du gouvernement auquel appartient Sarkozy aussi bien qu'avec ses "promesses".

Ce gouvernement, en effet, a fait passer le « contingent annuel autorisé » d'heures supplémentaires de 130 à 220 heures (et plus par « accord » selon la loi Fillon du 4 mai 2004, ce qui a donné 230 h dans la poissonnerie et 360 h dans la restauration). Or, c'est le dépassement de ce contingent annuel autorisé qui déclenche le paiement des heures supplémentaires avec une majoration de 100 %.
Auparavant, dès la 131ème heure supplémentaire, le paiement de chaque heure supplémentaire était majoré de 100 %. Aujourd'hui, ce n'est qu'à la 221ème heure ( ou la 231°, la 361°…) qu'aura lieu cette augmentation. Cela revient à travailler plus pour gagner moins : l'inverse de ce qu'affirme Sarkozy qui n'a jamais annoncé qu'il reviendrait sur cette mesure.
De même c'est le gouvernement avec Sarkozy et Fillon qui a reporté la majoration des heures supplémentaires comprises entre 35 h et 39 h qui devait, par décision de la gauche, passer de 10 % à 25 % le 1er janvier 2005... Elle sont restées à 10 % jusqu'au 1er janvier 2008 : 5 millions des salariés peuvent dire merci à Sarkozy-Fillon d'avoir continué a travailler plus en gagnant moins… Idem avec l'extension des forfaits jours, le rachat rendu possible à taux zéro des comptes « épargne-temps » et la déduction des temps de trajet professionnels du temps de travail effectif (loi Borloo de janvier 2005).

Mais au moins ces salariés verraient-ils leurs impôts diminuer ? C'est en tous les cas ce qu'affirme Sarkozy. Mais cela n'a rien à voir avec la réalité des propositions de Sarkozy et de l'Ump. Leurs priorités ne concernent pas les salariés puisqu'il s'agit de diminuer l'impôt sur les sociétés et l'impôt de solidarité sur la fortune (grâce au bouclier fiscal que Sarkozy veut porter à 50 % du revenu et qui n'a qu'une seule véritable fonction : protéger ceux qui paient cet impôt).

Quand à l'impôt sur le revenu il suffit de constater à qui sa baisse a profité durant les gouvernements Raffarin et de Villepin (auxquels participait Sarkozy) pour comprendre que la très grande majorité des salariés ne sera pas concernée.
En 2002, 10 % des contribuables avaient profité de la baisse moyenne de 5 % ;
en 2003, 4,5 % des contribuables avaient profité de 56 % de la baisse ;
en 2004, 2,9 % des contribuables avaient bénéficié de 45 % de la baisse...

Non seulement Sarkozy ne propose pas de revenir sur ces mesures, mais il propose d'aller encore plus loin.

Il est par contre un autre impôt que Sarkozy s'est bien donné garde de chiffrer mais qu'il veut soumettre au débat « sans a priori idéologique » : la « Tva sociale ». Chacun sait, en effet, que Sarkozy n'a pas d'a priori idéologique… La droite, les néo-libéraux ont depuis longtemps étudié la question et veulent porter le taux de Tva de 19,6 % à 23 ou 25 %. Une hausse de 5 points de la Tva pour un salarié gagnant 2 200 euros par mois et dépensant la presque totalité de son salaire mensuel, cela représente une hausse du coût de la vie d'environ 100 euros chaque mois !

La privatisation d'Edf-Gdf votée par Sarkozy (après qu'il ait juré de la limiter), aura, elle aussi, de graves répercussions sur le pouvoir d'achat des salariés.
Dans tous les pays où le gaz et l'électricité ont été privatisés, les tarifs ont été multipliés par 2, 3 ou 4. Ce qui est logique puisque les actionnaires privés n'ont qu'une idée en tête : leurs dividendes. Les tarifs n'ont pas bougé en 2007 pour ne pas effrayer l'électeur. Mais si Sarkozy gagne, attention aux factures : chacun peut faire son calcul.

Si le prix du pétrole brut augmente : attention, là encore, à la facture à la pompe car la droite a supprimé la « flottaison » de la Taxe intérieure sur les produits pétroliers (Tipp) qui permettaient de diminuer cette taxe en proportion de l'augmentation du prix du brut. Et Sarkozy refuse d'y revenir.

Lire la suite : http://www.democratie-socialisme.org/article.php3?id_article=1040&titre=Ce-que-couterait-aux-salaries-la