From Nextclues:
aguirre [33]
CALVAIRE [LP]
EXUTOIRE / BLIND DATE RECORDS
2009
aguirre (celui de Bordeaux) aurait pu s’embourber jusqu’au cou dans le down tempo et ne jamais se sortir d’un sable qui n’a de mouvant que le nom. C’est certainement ce hardcore ralenti à l’extrême qui domine sur ce premier album, mais au lieu de tout servir à 2 à l’heure avec 0.5 de tension – là, ça aurait pu être un véritable Calvaire sur la (longue) durée, parce que n’est pas Khanate qui veut – aguirre réveille la colère de Dieu autrement. En versant des litres de sludge dans son moteur ronflant, et en accélérant parfois le pas pour donner dans le Stoner le plus noir qu’il soit : crusty dans les recoins, ambiance plombée au centre. Comme si la weed se mettait à faire l’effet inverse. Bien joué. Pas spécialement parce que ça donne de la « diversité » et de l’air à ce disque et que l’on pourrait penser que ces cinq doomsters privilégient le confort de l’auditeur – dont on devrait se contrefoutre en toutes circonstances, presque autant que du chroniqueur -, mais parce que le tout ne semble pas avoir été composé capuches rabattues. Sans oser relever la tête, comme si on devait prouver à ses partenaires de crime que son malaise n’est pas feint et qu’il n’existe pas que pour les besoins de l’image sombre et sérieuse à en crever que l’on veut donner à son groupe. C’est certainement Doom – on va tous y passer, tu savais pas ? les femmes et les enfants d’abord !– mais interprété la tête relevée et exécuté avec des idées originales et des cojones bien pendues. De Calvaire dépassent même parfois des parties à contre-emploi (des guitares qui n’ont rien de lourd, lent, oppressif et qui ne jouent pas non plus au rayon de soleil passager comme dans le post-prog-core-pète-rouffles que l’on doit se farcir à tous les repas) qui me plaisent définitivement. Yep, en fait je crois que je n’ai plus trop besoin d’analyser et de chercher les raisons de mon addiction – vinyle, arrêteras-tu un jour de tourner ? - , parce que depuis le départ j’aime vraiment aguirre et sa façon d’avancer. Ce groupe n’hésite jamais pas à mettre en avant ses convictions, quelles soient musicales ou politiques, sans s’enfermer bêtement dans un genre aux règles bien établies et qu’il faudrait à tout prix respecter (contradictoire pour tous les mouvements anarcho-crust-punk-libertaires où l’uniformisation finit par primer, comme partout ailleurs). Et comme en plus la pochette gatefold qui sent bon le "j’ai un cadavre à l’arrière du pick-up truck dont j’aimerais bien me débarrasser, tu pourrais m'aider à filer quelques coups de pelle ?" est vraiment classe, voilà une sortie que je conseille à tous ceux qui écoutent des groupes comme Cavity, Laudanum, Ocean Graves At Sea… et qui arborent des têtes de morts en toutes circonstances.
hFrom NoiseMagazine#13
AGUIRRE
CALVAIRE [LP]
EXUTOIRE / BLIND DATE RECORDS/ALERTA ANTIFACISTA
SLUDGE-CORE
Comme sheila en son temps, les bordelais d'AGUIRRE (deux ex season of lies et des membres du Exutoire crew, tauliers de l'Heretic club) n 'arretent pas de progresser.A la croisée du sludge raclé jusqu'a l'os et du hardcore lourd et lent qui colle au basques, entre les platrés saumatres de GRIEF, la grisaille crust metal de IRE ou UNRUH et leur amour éternel pour HIS HERO IS GONE, les 5 gaziers répandent une bonne dose de goudron, etalent la pègue et l'aplatissent conscienceusement en laissant trainer leur riffs ad nauseam, ne repartant qu'une fois le travail dument
accompli.Ce coté marasme répétitif lasse quelque peu ("blisster").Heureusement la mélodie épique emporte le premier morceau sur le premier titre beuglé en français, avec des respirations bienvenues et la partie groovy rawky qui le fait bien entre deux étirements de la
colonne.En live, c'est habituellement la voix sale de matthieu qui fait toute la différence, particluierement dans les parties hurlées possédées.Ici, il ne démerite variement pas mais c'est la cohésion de l'ensemble qui fait plaisir a entendre.Leur nouveau batteur (le troisieme depuis leurs debuts) est surement le meilleur qu'ils aient eu jusque
ici.On sent l'homme qui aime à se repaitre des succulentes barres Ovomatines pour assurer une bonne dynamique et fritter futs et symbales comme ils le méritent (le tres bon morceaux (...), coriace, en diable).Pas de bol, il s'est barré depuis, tout commr un des guitaristes fraîchement remplacé par Gerome de AMANDA WOODWARD/KISS THE BOTTLE, the show must go on (welcome thomas Fear Satan).LP gatefold à l'artwork figuratif total redneck.Version CD à venir sur Bones Brigade.
From
Metalrage.com :
Aguirre - Calvaire
78%
The French metal scene is gradually catching up with the rest of the world, yet the underground already has some pearls to offer. Aguirre is one of them, they have just released their debut full length Calvaire, after just one split record with Hongo from Spain and a demo. Get ready for some sludgy doom metal!
Aguirre play painful, dragging sludge/doom metal, music that gets you down so to speak. A massive wall of distorted sound conveying depressing riffs and haunted vocals is what you find on Calvaire. Overall the record listens away pretty easily, the production is not that raw yet also not too smooth. Just massively loud, depressed and haunted. Especially in the vocal area you hear a clear state of discomfort, just like it should be!
Fans of a decent slab of slow, depressed sludge/doom should definitely check out Aguirre. It’s not highly original or ground-breaking, but the overall sound is pleasant enough to listen to and the quality of the songs themselves is more than decent. Doom yourself into a depression with Calvaire!
From ASICE
HARDCORE.NET EZINE :
Beside grindcore Bones Brigade Records is also putting out sludge and doom bands now. Aguirre is from Bordeaux and after a demo and a split with Hongo this is their first proper release. French and English lyrics are spit out by a filthy Frenchman (according to his throat). Four dirty songs are threatening your ears in forty minutes. The slow and rough riffs don't always grab the attention, but still Aguirre can be marked as the French Eyehategod meeting the doomy hardcore of Grief and the postcore of Buried Inside (only in "Vaincu Mais Non Dompte"). The style is best played in the first song of the album "Vaincu Mais Non Dompte".
The combination of styles gives Aguirre an unpleasant feeling; in a good way of course because that's the way it's meant to be with this music. “[…]” and “Blisster” are the less interesting songs on this album. Aguirre is focusing too much on repeating one riff and losing the right direction of the song. In “I Die” they are back on track and especially the sinister second guitar riff in the middle part makes this song a top track.
So with ‘Calvaire’ the Frenchmen are showing two sides of their band. I hope they continue with the style of the first and last song because thre's nothing wrong with Aguirre’s idea of sound and production (rough and filthy). This CD release was already released on vinyl by Alerta Antifascista and Blind Date records. If you prefer that one act fast because the album is pressed on only 500 copies.
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From ROCK HARD MAGAZINE
Avec Aguirre, Bones Brigade s'échappe des traditionnels sentiers grindcore, goregrind et powerviolence. Déjà auteurs d'un cd 3 titres (démo), d'une excellente partie sur le split avec les Espagnols de Hongo, les Bordelais sortent chez Bones la version cd du LP Calvaire (récemment sorti par Alerta Antifacista, Blind Date et Exutoire). Grossièrement, on peut d'abord penser à affilier Aguirre à Overmars (notamment pour le chant possédé). Proche des scènes punk et crust, le groupe développe une musique agonisante, y compris quand elle cogne. His Hero Is Gone rencontre le Neurosis de Souls At Zero et le son de Grief, le groupe se rythme en se gargarisant de riffs sludge plombés. En quatre pistes et moins de quarante minutes, Calvaire prouve que dans ce "style musical", savoir être patient ne signifie pas nécessairement faire durer. Ils trouvent largement l'espace pour développer l'étendue de leur spectre, donc de laisser le son envahir ce même espace. L'espace sonore, la densité du vide, le son à fort volume que l'on croit capable de devenir un solide, le sludge qui bourre, voilà de quoi il en retourne. Calvaire est une sale histoire crispante, un monolithe tout sauf informe, lourd, profond, dense, qui possède. A l'image du chant, il traîne un immense poids, rampant et implosant. Ce sont la spontanéité du jeu, leur envie et la dimension crust de son sludge qui rendent Aguirre si percutant.
8,5/10 - Alexis Laffillé