MySpace


Collectif After Sangatte



Last Updated: 8/14/2008

Send Message
Instant Message
Email to a Friend
Subscribe

State: Bretagne
Country: FR
Signup Date: 1/16/2007

My Subscriptions
Thursday, August 07, 2008 
COLERE DES DEFENSEURS DES SANS PAPIERS CONTRE HORTEFEUX

Reuters - il y a 2 heures 37 minutes
PARIS (Reuters) - Le gouvernement durcit le ton face aux soutiens des sans-papiers mais des militants et des organisations l'accusent de chercher à détourner l'attention de la situation dans les centres de rétention.



(Publicité)

-" Dans un communiqué, une demi-douzaine d'associations, dont la Cimade, la Ligue des droits de l'homme et le Réseau éducation sans frontières (RESF), reprochent aux autorités de "chercher un bouc émissaire".



Le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, a interdit une manifestation pour la défense des sans-papiers prévue samedi prochain devant le centre du Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), théâtre d'incidents le week-end dernier.



Mais Rodolphe Nettier, le président de "SOS soutien aux sans-papiers", association particulièrement visée par le gouvernement, dément avoir appelé à un nouveau rassemblement samedi prochain.



"Nous avions annoncé que nous ne voulions pas attiser la situation et nous n'avons pas déposé de formulaire en préfecture", a-t-il dit à Reuters.



"Tout ça, c'est une manipulation. On tente de criminaliser les associations pour qu'on se désintéresse de ce qui se passe dans les centres de rétention", a ajouté Rodolphe Nettier.



Dans leur communiqué, les associations estiment qu'en désignant tel ou tel militant associatif et en faisant interdire une manifestation, "les pouvoirs publics s'exonèrent de leur responsabilité.

"

"Avec de telles manoeuvres d'intimidation, le ministre de l'Immigration s'en prend au travail de toutes les associations de soutien aux sans-papiers. Il tente, devant l'opinion publique, de trouver un bouc émissaire et porte ainsi atteinte à la liberté d'expression et de manifestation", déclarent-elles.



Samedi dernier, des sans-papiers menacés d'expulsion ont tenté de mettre le feu à des éléments de literie dans le centre du Mesnil-Amelot, proche de l'aéroport de Roissy. Selon les autorités, "le mouvement a été incité de l'extérieur par une vingtaine de manifestants d'un collectif de soutien aux sans-papiers".



Deux personnes jugées lundi en comparution immédiate après les incendies de samedi ont été partiellement relaxées par le tribunal correctionnel de Meaux. La ministre de la Justice, Rachida Dati, a cependant fait appel de cette décision.



Brice Hortefeux a estimé pour sa part qu'une nouvelle manifestation était susceptible de dégénérer.



FIN D'UN MONOPOLE ?

La préfecture de Seine-et-Marne a fait savoir que la manifestation "sera interdite si l'association dépose une déclaration officielle" et que "tout attroupement aux abords du CRA sera illégal si l'association ne dépose pas de déclaration".



Brice Hortefeux et la ministre de la Justice, Rachida Dati, ont également annoncé le dépôt d'une plainte contre le collectif, qualifié de "groupuscule d'extrême gauche.

"

Brice Hortefeux s'est appuyé sur des propos prêtés par un quotidien à Rodolphe Nettier, qui aurait déclaré : "Notre mot d'ordre, c'est de brûler les centres.

"

Or, le président de l'association assure n'avoir jamais tenu de tels propos.



"J'ai déclaré qu'on soutenait les sans-papiers au niveau juridique et quand on m'a demandé ma position sur les incendies, j'ai dit que c'était de la légitime défense. Je n'ai pas dit que notre mot d'ordre était de brûler les centres. Nous demandons leur fermeture immédiate et définitive", a-t-il dit.



Rodolphe Nettier a publié un droit de réponse mais le quotidien a maintenu sa version.



Ces tensions avec "SOS Sans-papiers" interviennent au moment où le ministère de l'Immigration déplore la "situation de monopole" d'un collectif historique, la Cimade, qui apporte une aide juridique aux étrangers placés en rétention.



Le président de la Cimade, Patrick Peugeot, a eu la confirmation fin juillet qu'un nouveau décret autorisant l'Etat à passer une convention avec "une ou plusieurs associations" serait publié d'ici la fin août.



Pour le collectif, "émietter le soutien des personnes en rétention par une mise en concurrence des associations interdirait toute vision d'ensemble du processus d'éloignement des étrangers. Et ce faisant, affaiblirait, voire rendrait à terme impossible, la fonction d'expertise et de témoignage.

"



Gérard Bon, édité par Pascal Liétout  YAHOO CE SOIR