Les nuits sans l'être aimé – et les nuits
Avec celui qu'on n'aime pas, et les grandes étoiles
Sur la tête en feu, et les mains,
Tendues vers Celui –
Qui jamais ne fut – et jamais ne sera
Qui ne peut pas être – et doit être
Et la larme de l'enfant sur le héros,
Et la larme du héros sur l'enfant,
Et les grandes montagnes de pierre
Sur la poitrine de celui qui doit – choir...
Je sais tout ce qui fut, tout ce qui sera,
Je sais tout le secret sourd-muet
Qui dans la langue obscure et bredouillante
Des humains se nomme – la Vie
Entre le 30 juin et le 6 juillet 1918
Trad. E.Amoursky