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Maria Dolores y los Crucificados



Last Updated: 11/26/2009

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Status: Single
City: TOULOUSE
State: Midi-Pyrénées
Country: FR
Signup Date: 2/4/2007

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Friday, July 13, 2007 
Mon cher public,

Je rentre de Nevers où je n'attendais pas tant d'un public qui aux premiers abord me parut aussi dangereux qu'un chasseur en sursis.En effet ,en arrivant dans cette ville,je remarquais très vite dans les ruelles médievales,que la population elle même était restée médiévale. Des ivrognes, des culs de jatte et des boiteux, des femmes battant leurs maris, des enfants monstrueux aux grands yeux de hibou, et un grand nombre de mariages consanguins en ce jour miraculeux du 07/07/2007, chiffre qui assurera j'en suis sûre la continuité de l'engeance neveroise.
Pour mon plus grand bonheur,la petite ville organisait sa braderie de l'année, devant les boutiques aux devantures inchangées depuis 1982, on avait installé des bacs où se mélangeaient les modèles de l'été en promotion. Consultation nous a dégoté un ensemble en dentelles noires chantal Thomas (que pour ma part je trouvais un peu vulgaire),et Visitation une paire de souliers violets (sa couleur fétiche) joliment brodés à la main, qu'elle porta le soir même dans les loges ; quant à moi, je ne pus m'empêcher d'acheter un adorable t-shirt jaune pissenlit à l'effigie de OUI-OUI, le héros de mon fils qui à l'âge de 30 ans a garder son âme d'enfant!
Enfin je me suis aventurée dans quelques spectacles, tout d'abord 2 jeunes racailles jouaient leurs compositions entre des cannes à pêches et des autos de collection, le "soup sound system", nom qu'ils avaient donné à leur pitoyable duo,me permis de réaliser à quel point la jeunesse était en danger,et semblait appeler à l'aide. A la fin du concert,mon âme charitable n'a pu s'empêcher de leur laisser la carte d'un très bon foyer pour jeunes travailleurs en difficulté, tenu par un ami très cher,lui même ayant tourné la page après une carrière infructueuse, Phil barney...
Mon chemin croisa également celui de Michel,un grand mandrin pas méchant pour un sous, le pauvre, mais en très mauvaise posture dans un parc sordide où la programmation avait du l'expédier; et puis il y eu cette famille désastreuse du Jura ,suintant la graisse de moteur et le joint de culasse à qui je fis un don de 500 francs, tant je fus offusquée qu'on puisse en arriver là, moi qui connus bien le grand père à sa belle époque,un chanteur exceptionnel, qui fit même les premières parties de cette grande folle de Trenet.

Enfin le soir venu je m'apprettais à rejoindre mon public.
Autant dire que sous la toile de tente où eu lieu mon concert,on suait à grosses gouttes, surtout les techniciens,les pauvres ,dont les boyaux refoulaient à intervalles réguliers,la bière distillée dans leurs entrailles.
Avant d' entrer sur scène je répètais à mes crucificados cette phrase si bien appropriée à ce genre d'endroits :"pas de blaireaux qui nous mettent l'enfer!".
Dès les premières notes je sentis que j'avais là un public à tenir,un étalon noir, un gros mahakala courroucé,un cactus venimeux; une véritable cour des miracles!
J'ai commençé par maitriser les quelques adolescents prépubaires affalés au sol et se léchant mutuellement en les séparant à l'aide de mes talons,et en leur rappelant qu'au lieu de trainer à un spectacle dont ils ne saisiraient pas la quintessence, ils feraient mieux de rentrer réviser chez leur parents, afin de ne pas rater le bac une deuxième fois l'année prochaine.
Ensuite j'ai evidemment eu affaire à quelques "écorchés vifs" comme les appelaient ce ,ce chanteur là... aujourd'hui sous les barreaux là...Bertrand murat! c'est ça. Vous savez que c'est ceux que je préfère,les malotrus aux rires gras que j'ai du remettre en place à plusieurs reprises; sans parler du grand escogriffe barbu accoudé au bar, qui m'a donné la sensation de livrer un exercice de lecture comparative en face d'un Einstein atteind de la maladie d'Alzeihmer.

Quel merveilleux moment j'ai passé en votre compagnie cher public, j'étais comme une catcheuse en robe noire de chez Dior sur ring de la vie...
Fall in Bop

 
Ah! Maria! Que j'aurais aimée être là parmi ces noeuds-vertiens vous écoutant déclamer, accablés eux-même par un non moins manque d'écoute, mais vous au moins, par vos points de vue clairs et votre amour illimité, les avez pris entre vos grands bras, sauf les huileux...ça glisse.
A une autre fois
Corinne
 
Posted by Fall in Bop on Friday, July 13, 2007 - 3:18 PM
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JoJo

 
Merci d'etre venu et d'avoir fait dans le social!
Tu sais Maria: c'est dur d'etre niverniais.
Ps: j'ai retrouvé ta lettre d'amour sous le parquet de la grande tente.

A bientot
 
Posted by JoJo on Wednesday, July 25, 2007 - 1:39 PM
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