Le violon pleure
Le violon pleure dans la nuit.
Il va chercher au creux de l'âme
Un peu de cette forte émotion
Qui nous étreint en communion
Et semble transformer en drame
Le chant d'un amour qui s'enfuit.
Les cordes gémissent sous l'archet
Qui cherche à les martyriser.
De longs sanglots mystérieux
S'échappent, s'étirent, malheureux.
On meurt d'envie de consoler
Ce chagrin caché et secret.
Ma main qui tremble dans ta main
Transmet les émotions soudaines
Qui m'envahissent et je perçois
Que toi aussi tu les reçois.
C'est comme si c'était notre peine
Qui s'exprimait dans le lointain.
Tous ces gémissements résonnent,
Nous troublent et nous font entrevoir
Ce qui pourrait nous arriver.
Alors comme pour nous rassurer
Nous nous serrons très fort pour croire
Que rien n'atteindra nos personnes.
Brisant les rideaux du silence
La peine qui pleure dans la nuit,
Sous l'archet vibrant de tristesse,
Envahit tout et nous caresse
De sa douleur et nous confie,
En grand secret, sa confidence.
12/09/2009