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MANOSANTA



Last Updated: 12/21/2009

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Status: Single
City: Paris
State: Ile-de-France
Country: FR
Signup Date: 2/26/2007
July 20, 2009 - Monday 
« Manosanta » signifie dans le langage populaire argentin, tout à la fois un guérisseur, un chaman urbain et un personnage à la « main sainte »- celui que les gens du quartier viennent voir pour soulager les maux et les peines.

2005 : quelque part dans le sud de la France il y a une vraie rencontre entre Luis de Buenos-Aires, fondateur du groupe Acapulco 70 grâce auquel il signera un album sous son nom chez Warner et Emi éditions, et Pablo Mendez, percussionniste bassiste baroudeur venue de Patagonie qui navigue avec brio sur les eaux de Minino Garay, los Tambores del Sur et Tryo.

Là, ce sont les premiers accords parfaits pleins de feelings et de grooves. les trames mélodiques, très souvent inspirées des vieux tangos, se croisent avec les rythmiques proches du hip-hop. Il y a des basses qui ronronnent, des arpèges saccadés, parfois très proches des milongas que l'on dansait dans les faubourgs de Buenos-Aires dans les années 40, le tout mixés aux riddims urbain des villes comme Paris ou Marseille.

Six mois plus tard, apparaît un troisième élément : Eddy Tomassi, avec son cajon, ses bongos y congas. Vieux camarade de route de Minino, il a aussi développé sa touche avec Caceres, Aston Villa et Gotan Project. Ainsi, ses « patterns » s'assemblent à merveille avec les sons de basse de Pablo et la guitare et la voix de Luis.

Ces trois argentins immigrés en France, gentils bardes aux havresacs bourrés d'influences, d'histoires et de sons venus de tous les horizons vont faire à Marseille une rencontre importante : celle d'Ulrich Edorh, fin musicien et producteur passionné dont l'influence africaine, solaire, ainsi qu'un sens félin du groove va donner à l'architecture de Manosanta une véritable ossature.
C'est là que l'album prend forme. Les Yukulélés, mandoles, guitares et sons de bandonéon, déambulent entre poésie urbaine et tanguera des textes de Luis - et les drums,les sons de bois, et les peaux des tambours.

« Le tango est une pensée triste qui se danse... »
La musique de Manosanta c'est aussi cela : le contraste des lyrics qui évoquent des poètes du tango comme Enrique Santos Discepolo et les appels au déhanchement proche de la milonga, les blacks groove et la Cumbia.
Ce sont aussi des images sorties des films de Solanas (El Sur, L'exile de Gardel...), des vieux films mexicains, de certains Almodovar, qui s'entrecroisent avec des voix et guitares très world-sound.

Un premier chapitre se clôt avec le départ d'Eddy et la rencontre de Thomas Huet, un  jeune batteur qui a parfaitement assimilé le concept et apporte, derrière sa batterie, l'assise et parfois la folie rythmique que Manosanta dégage dans ses lives.

Par la suite Manu Guerero et Joselo Gonzalez rejoindront le groupe en y apportant une touche funky sud-américaine.

Après quelques concerts dans le sud de la France et un voyage halluciné au Pakistan fin 2008, les cinq de Manosanta repartent pour une longue tournée en Argentine (leur deuxième) avec pas moins de 20 concerts donnés de Buenos Aires à la Patagonie.