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La route est longue



Last Updated: 12/4/2009

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Status: Single
State: Auvergne
Country: FR
Signup Date: 3/2/2007

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Friday, November 02, 2007 
Article dans le quotidien 'la montagne ' (juillet 2007)
Les mousquetaires du talent caché…

Ils sont comme les trois mousquetaires de l'audiovisuel, sauf que leur reine à eux, c'est le rock, le vrai, celui qui a du mal à être diffusé : Grégory Gomez, Alexis Magand et Gaël Thomas,entre 25 et 32 ans, se sont lancés dans la croisade contre la consommation musicale imposée. Ils ont suivi, caméra et micro au poing, trois groupes de rock de la région pendant un an et demi.Une attitude de pros
« On est tous trois passionnés de musique et on n'arrive pas à écouter ou à voir, sur les grands médias, ce que l'on aime. D'ou l'idée de ce docu long (autour d'une heure et demie), pour voir comment se débrouillaient les trois groupes, The Big Royal Kunamaka, Kafka et Géraud. Tous ne vivent pas de leur musique en même temps, ils ont du talent, ils sortent du lot. » Et la route fut longue, à les suivre dans les tournées, dans le royaume Hexagone et au-delà des frontières, en Slovénie, en Suisse ou en Angleterre. Mais la route fut riche : à travers trois styles différents, « les trois groupes ont une attitude de professionnels et s'investissent à fond dans leur projet avec l'espoir d'en vivre ». Ces groupes « intermédias », qui sont près de 8.000 en France, sont tous plus ou moins confrontés aux problèmes de diffusion. « Nous avons voulu montrer comment ils s'en sortent (façon
de parler), à travers quatre thématiques, les rapports avec la production musicale,
les rapports aux médias et aux professionnels, l'image que les gens ont d'eux et
l'image qu'ils ont d'eux-mêmes.» À chaque problématique, nous avons fait parler des professionnels (producteurs, programmateurs, sociologues, journalistes, groupes, etc.), pour donner quelques pistes, des clefs. » La diffusion semble une d'entre elles et d'après les trois pourfendeurs, c'est par internet que le salut risque d'arriver : « Il y a de plus en plus de 'niches culturelles' face à la diffusion de masse. Le système de vente de musique est en train de se modifier, notamment en
termes de découvertes, avec des sites comme myspace, où on peut connaître des groupes qui ne sont pas en tête de gondoles. Le bouche à oreille et les coups de coeur de certains programmateurs font évoluer les choses ». Géraud est même passé sur France Inter… Mais, en même temps, dans la même journée, il a participé au montage de la scène du Zénith au petit matin, est passé en première
partie de Tryo le soir et a redémonté la scène dans la nuit…
Ce long chemin devenu route sortira grâce à l'association
Bougnat productions, fondée par les Trois… Avec un budget de près de 27.000 euros, et grâce à un partenariat avec Clermont 1/ÈRE, la Région et le ministère
de la Jeunesse et des Sports (50 % de subventions au total).
Le film sera finalisé enseptembre et diffusé en octobre, en Auvergne et dans toute
la France, dans les salles de concerts, les festivals de documentaires, les salles de
ciné indépendantes et sur Clermont 1/ÈRE. « Nous aimerions bien passer sur
une chaîne nationale… ». Ah,la diffusion… ¦
 Pratique. À voir une bande-annonce
sur myspace.com/larouteestlongue.
Contact : bougnatprod@yahoo.fr.

Article dans Longueur d'onde (juin 2007)
Pourquoi les vrais groupes de rock ne seront jamais célèbres ?Après avoir suivi de près le parcours de 3 groupes français sur une periode de 1 an et demi, Grégoey Gomez et Alexis Magand finalisent le documentaire 'La route est longue'. Au coeur d'expériences concrètes vécues par Kunamaka, Kafka et Géraud (soit trois projets artistiques distincts en voie de professionnalisation), il interroge des rpoblèmatiques vitales pour un groupe qui cherche aujourd'hui a percer dans l'industrie musicale : quels obstacles et quelles aides deviennent le quotidien d'artistes qui frappent a la porte des labels, tourneurs, média et du public ? Un témoignage tangible qui montre comment certains s'organisent. Les réalisateurs travaillent à une diffusion télé et dans des festivals, et envisagent aussi des projections-débats a la rentrée.

Critique sur Discordance.fr (Webzine) (Février 2008)
En bonus l'excellent rockumentaire La Route est longue aura été projeté aux spectateurs de la soirée du jeudi et du vendredi. Un documentaire inédit qui trace le portrait croisé de trois groupes dits intermédiaires : Kunamaka (carnaval core), Kafka (rock expérimental) et Géraud (rock). Un documentaire inédit qui pose de façon intelligente la question des indépendant en France…

Chronique sur Spirit Online (Webzine) (Octobre 2008)

Guitares et galères
Pendant un an et demi, deux jeunes réalisateurs clermontois ont filmé le quotidien - synonyme d’errance - de talentueux
musiciens peinant à franchir les murs des petites salles. Entre coups durs, espoirs et système D, La route est longue
fonce sur les sentiers sinueux de la gloire aux côtés de trois groupes de rock qui s’y voient déjà. Un rockumentaire hurlant
de vérité à voir à l’Utopia le 16 octobre (1). Rencontre avec Alexis Magand, co-réalisateur

Pourquoi avez-vous choisi de prendre la route des
concerts avec ces trois groupes ?
Nous sommes tous deux fans de musique et ne supportons plus d’entendre la soupe qui passe à la radio. Nous avons découvert ces groupes de rock dans notre région, dans les petites salles et sur Internet. Les musiciens de Kafka ont
la vingtaine, font du post-rock expérimental et vivent grâce aux Assedic et aux cours de guitare. Ceux de Kunamaka sont un peu plus âgés et font un autre métier à côté. Géraud a, lui, un tourneur et un label. Tous les trois ont une approche différente de la musique, c’est ce qui nous a intéressé. En les rencontrant, on a fait un vrai constat d’injustice : pourquoi ne sont-ils pas reconnus alors qu’ils ont tout pour réussir dans le monde de la musique ? Qu’est-ce qu’il se passe ?
Comment s’est passé le tournage ?
Les trois groupes ont tout de suite été partants. Certains ont envisagé le film comme une expérience artistique, d’autres comme un moyen de se faire connaître. Il nous a fallu six mois pour trouver notre place et leur faire vraiment oublier la caméra. Ç’a a été parfois délicat pour
nous de les filmer dans les moments difficiles, comme quand Kafka fait une date dans une grande salle en Angleterre et se retrouve à jouer devant cinq personnes. On a passé beaucoup de temps avec eux, ç’a a été notre seconde vie.
On les a suivis en répétition, en studio et dans l’intimité. On est aussi parti en tournée avec eux. C’était important pour nous de montrer la réalité de la route, on voulait que le film sente vraiment le goudron.
Que pensez-vous montrer ou dénoncer avec ce film ?
On fait un constat, une photographie de l’industrie de la musique aujourd’hui. Il y a à peu près 8000 groupes dits « intermédiaires » en France aujourd’hui, c’est-à-dire des groupes qui n’arrivent pas à gagner leur vie avec leur musique. On n’apporte pas de réponses. On parle de la situation de ces groupes, mais aussi
de la diversité culturelle et de la place de la culture en France. On donne aussi la parole dans le film à des professionnels de la musique, des sociologues, des programmateurs et des journalistes, afin d’élargir le débat. Ce que j’espère, c’est que les gens qui verront ce film prendront conscience qu’aujourd’hui ce n’est
pas parce que tu sors un album ou qu’on te voit en publicité que tu es une rockstar.
[propos recueillis par Annabelle Georgen]
La route est longue, jeudi 16 octobre, Utopia, 20h30, places
en prévente à l’Utopia à partir du mardi 7 octobre.
Renseignements www.krakatoa.org
(1) Diffusé à l’initiative du Krakatoa, La route est longue
sera précédé d’un apéritif et suivi d’un débat en présence des
réalisateurs sur les difficultés rencontrées par les musiciens
qui souhaitent vivre de leur musique. Avec cette soirée,
le pôle de ressources de la salle de concert mérignacaise
entend poursuivre son engagement auprès des artistes en
voie de professionnalisation. Les musiciens du collectif
electro-instrumental United Fools, membres de la pépinière
du Krakatoa, viendront témoigner de leur expérience : la
création de leur propre label, Banzai Lab.