 |
Current mood:  content
« Le type qui a inventé les tremplins genre Emergenza est un génie. Les
musiciens paient pour avoir le droit de monter sur scène et - pour
avoir des chances d'être déclarés " vainqueurs " - sont obligés
d'amener le plus grands nombres de potes, c'est à dire de
consommateurs, pour le bar de la boite ...Le quatuor de potaches qui
rameute la moitié du bahut est sur de gagner...
Peu importe. Dans le cadre d'Emergenza, le Gibus permettait le 19
Novembre à ZERO de faire sa rentrée à Paris où il n'avait joué qu'une
unique fois en Avril dernier, lors du premier Festival de RockingParis.
Naturellement, les vieux fans du groupe, qui l'ont suivi en Allemagne
ou grâce à Jamendo, savaient à quoi s'en tenir, mais les spectateurs
parisiens qui découvraient par hasard en ont pris plein la tronche. La
violence de certains commentaires s'explique: un groupe qui ose titrer
un Rock - et quel ! - " Les Suicidés " ne met sans doute pas les
préoccupations commerciales au premier plan. Mais si la franchise des
textes n'indispose pas trop les gardiens patentés du " culturellement
correct ", l'arrivée de ZERO sur la scène parisienne devrait susciter
quelques commentaires.
Musicalement, ZERO porte le rock aux sommets. La concision épurée des
textes - en français ! - parfois terribles, mais capables aussi d'une
étonnante tendresse, témoigne d'une vision adulte comme on le devient
parfois très jeune dans notre monde post-moderne. Les mélodies subtiles
des compos et la puissance sonore du groupe en font une machine à tubes
d'une rare efficacité. Adrien est un guitariste hors-normes, alliant la
subtilité de Tom Verlaine à la rage de Kurt Cobain, et la complexité
des arrangements n'enlève rien à leur punch.
Soyons honnêtes! Tout n'était pas parfait Mercredi soir. Le batteur
jouait avec le groupe pour la première fois, et le soliste était arrivé
de Berlin la veille. Mais Susanne assure sans faille à la basse et
Fred, fracassant derrière ses fûts, porte l'ensemble à bouts de bras,
dans la douceur comme dans la tornade. Quant à Jonnu, il a beau
prétendre étudier Heiddegger,il a du jouer avec Steve Jones dans une
vie antérieure. Ainsi efficacement encadré, Adrien peut se permettre,
voix et guitare, de pousser aux limites, et il ne s'en prive pas.
Depuis Elvis, on appelle ça du Rock....
Rares - surtout en France - sont les groupes qui, comme les Beatles,
les Doors, le Velvet, les Sex-Pistols ou Nirvana, ouvrent une porte sur
autre chose...Celui-ci en fait à l'évidence partie. Heureux les
premiers spectateurs parisiens qui ont pu s'en rendre compte....
Je n'ai rien contre Tokio Hotel, mais merci à Berlin de nous avoir donné ZERO !!! »
Merci à LITHIUM GIRL !!
7:44 PM
Powered by  | | English | | Albanian | | Arabic | | Bulgarian | | Catalan | | Chinese | | Croatian | | Czech | | Danish | | Dutch | | Estonian | | Filipino | | Finnish | | French | | Galician | | German | | Greek | | Hebrew | | Hindi | | Hungarian | | Indonesian | | Italian | | Japanese | | Korean | | Latvian | | Lithuanian | | Maltese | | Norwegian | | Polish | | Portuguese | | Romanian | | Russian | | Serbian | | Slovak | | Slovenian | | Spanish | | Swedish | | Thai | | Turkish | | Ukrainian | | Vietnamese |
|