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Zang

marcel zang


Last Updated: 4/11/2009

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Gender: Male
Status: Single
Age: 55
Sign: Pisces

City: Nantes
State: Pays de la Loire
Country: FR
Signup Date: 3/10/2007
Tuesday, September 02, 2008 

Je suis une funambule qui marche entre deux montagnes pour capturer le Tao. J'ai besoin de sentir la terre sous mes semelles et des ailes au navire, j'ai besoin de consolider le souvenir en l'élevant entre deux pics abrupts m'empêchant de chuter et me permettant ainsi de les courir à ma guise. Seulement avant d'être symbole il faut mourir sur la route du Temps et n'être plus qu'un souvenir et c'est ce qu'un que la corde va pendre. Si tu me suis te voilà pendu puis transcendé en corde taoïste. Charmante contrée ! Contrée où le risque parié est le vide, le vide d'une existence passée sous un voile, à  divaguer sur l'eau noire d'un réalisme pauvre. Imagine-toi.

Ta contrée parsemée de « visions au laser » qui grouillent sur le sol terreux. Plus loin, ton dilemme - la plume prisonnière de sa hauteur ou la liberté de divaguer parmi le vide.

Que choisir ? Que sacrifier ? La beauté ou l'insouciance ? Le symbole ou le néant ? Le symbole s'impose, effraie, il est un guerrier qui nous soutient, le néant est un sage, absent mais libre de toute contradiction, dépourvu donc de beauté, ou alors, austèrement classique, blanc, sans colorant pour le façonner avec poésie. Si tu pousses plus loin ta visite du jardin mystique tu découvriras la salle des Symboles, ils sont habillés de leurs majuscules pour être visibles de tous, partagés par la communauté entière. Si tu vas par exemple voir Morison chez Le Père, eh bien tu t'apercevras de la présence de deux écrevisses assis en face du manteau marbré M, avec le Che dans la bouche et son souvenir en fumée, il célèbre ce que tout le monde doit célébrer : les mythes publiques.  Pourtant la quintessence de la poésie réside dans ce qui a été macéré par ce qu'il y a de plus intime en nous. C'est néanmoins à partir de ces édifices communs que les pas peuvent dessiner le jardin mystique. Il s'étend partout en étoile autour du tombeau du Doors, de la « princesse » Jeanne d'Arc comme un portugais me l'a faussement anoblie et de tous ces édifices en marbre à l'allure fière d'un Marc-Aurèle. C'est dans ce labyrinthe que,  maintenant, les grilles sont condamnées.

Alizée Quélier