Un nouvel article au c--ur de myspace, dans les confins d'un profil trop torturé et noyé au milieu d'articles souvent insipides mais qui ont le mérite de me faire évoluer, à ma manière.
Aujourd'hui, il pleut. Les gouttes tombent sur le velux de ma chambre et la fenêtre entre-ouverte laisse passer un petit vent vivifiant mais me rappelant que le mois de février a encore des surprises à nous concocter. J'aime ce temps, le ciel gris et les nuages menaçant me donnent une impression très particulière. Ce matin, je reste chez moi, je lézarde, je me suis pourtant réveillé tôt. Les yeux encore endormis, j'ai pris conscience du fait que ma journée était bien partie car elle commençait avec le merveilleux sentiment de se dire que l'on ne se lèvera pas obligatoirement. Le funeste réveil posé sur la table à côté de moi s'est tut et rien ni personne ne pourra troubler la quiétude émanant d'une pièce trop vide et remplie de l'aura d'une personne décidemment trop seule, elle aussi.
C'est dans ce genre de moment que divers sentiments vous assaillent, notamment sur les choix de votre vie. Et si j'avais fait une erreur. Là se pose alors une question fondamentale. Regretter or not ?
Les plus assidus des lecteurs de ce modeste blog me diront que regretter ne mène à rien mais pour moi, le regret est un passage obligé voir obligatoire dans l'optique d'une reconstruction optimale. Se demander ce que l'on aurait fait si les choses avaient été autrement : tout le monde peut le faire mais cela a le mérite de se remettre en question et de potentialiser tout ce que l'on a appris pour éviter de commettre les mêmes erreurs. Soit. Mais est ce vraiment le cas systématiquement. Je ne plagierais pas un des fameux ouvrages de Marc Levy en me demandant si « et si c'était vrai.. » parce que je crois que je n'ai pas envie de me retrouver face à une réalité qui me dépasse.
Je crois que je suis quelqu'un de maladroit, d'impatient, d'égoïste parfois et mes excès de lunatisme font de moi quelqu'un de dangereux et qui peux détruire quiconque très rapidement. Le pire est de penser que je ne le fais sans doute pas exprès. Au fond de moi, je suis un nounours.. une bestiole a cajoler et qui ne fera de tord que dans le cas où l'on n'aura pas changé sa litière..Image somme toute peu banale, j'en conviens. Revenons à nos moutons.. Oui, je ne crois pas que je parviens à maitriser ce que je suis. J'agis d'une façon totalement irrationnelle, pouvant parfois blesser les gens à mon insu et sans m'en rendre compte. Le point positif dans tout cela c'est qu'aujourd'hui, j'entre-ouvre une fenêtre sur une thérapie particulière, celle de partager mes soucis et de trouver en l'écriture une façon de remédier à un problème qui ne me semblait pourtant ne pas en être un quelques temps avant.
Allongé sur mon lit, ma jambe dépasse des draps et je sens le froid m'attaquer, laissant sur ma peau sa marque favorite par le biais d'une chair de poule incontrôlable mais tellement révélatrice du mal être qui peut sommeiller en moi. Il est clair que mon changement de style de vie pour ceux qui connaissent mon histoire, ma vraie histoire, a joué un rôle prépondérant dans ce qui m'arrive aujourd'hui. Pour tout dire je crois que je suis devenu quelqu'un qui a tellement besoin d'amour que j'en deviens irascible. Je crois que sur myspace j'ai trouvé à enrichir mon ego. J'aime à voir que l'on s'intéresse à ma vie mais dans quel but ? J'ai des dizaines, des centaines d'amis virtuels mais pour quoi faire ? Se sentir moins seul dans un destin qui a décidemment plus de surprises a apporter que prévu… ? Essayer de trouver ailleurs ce que je ne peux pas trouver ici ? Réparer une frustration de ma période adolescente ? Je ne sais pas vraiment où cela va me mener. Ce que je sais c'est que ma barque, aussi frêle soit elle, est embarquée dans une galère dont je ne mesure pas l'étendue.
Je crois qu'à trop faire on arrive à ne rien faire. En fait, non, je ne crois pas, j' en suis malheureusement certain. Je gère très mal ma période sentimentaliste et tout ce qu'il en découle. J'aimerai parfois ne rien avoir à faire et me laisser guider au travers des couloirs tortueux des relations mais à chaque fois, il y a ce petit quelque chose qui m'amène à penser à tors et à travers, à dire un mot plus haut que l'autre, à penser des choses inavouables et parfois même, à cracher un venin que je n'ai pas à cracher. Le premier problème dans mes relations, c'est moi. Je ne suis pas capable de prendre en main une vie à deux vue que déjà je n'ai pas été capable de prendre ma propre vie en main.
Alors plusieurs phénomènes se greffent là-dessus. Le fait surtout qu'aujourd'hui, la majeure partie des filles jouent sur plusieurs tableaux, testent les hommes, et choisissent égoïstement le meilleur pour eux sans se donner la peine de voir plus loin que le bout de leur nez. Le pire c'est de les entendre gémir qu'elles ne tombent que sur des connards. Bref.. ces nanas là ne sont que leur propre bourreau, encore faut t'il qu'elles le comprennent.
Puis l'homme est devenu con.. ou plutôt l'est resté. Guidé par des phérormones particulières, il tire sur tout ce qui bouge dans le but de se taper sur le torse et de revendiquer roi de la meute. Certes, cela dure depuis la nuit des temps mais est ce une raison pour continuer dans cette voie. Au XIXe siècle , les bonnes manières étaient un art de vivre, on ne connaissait ni le sida, ni les tromperies abusives, on savait ce que voulait dire « aimer » et Bill Gates n'avait pas encore été en l'état de conception, permettant alors au gens d'éviter un abrutissement collectif devant une machine de guerre ayant, entre autre, réussi à briser des couples comme il a réussi à en former des éphémères…ahhhhhhhhhhh, je reprends mon souffle et je repars..
Cela fait bien des années que je ne crois plus à la princesse charmante (et oui, cela existe aussi dans ce sens, si si j'vous jure..) même si j'en ai éventuellement émis l'idée il y a quelques temps avec mon ex qui de surcroit, s'est montré trop spéciale pour atteindre cet objectif. Cet Everest amoureux était d'un tel niveau que la séparation n'en fût que plus facile pour nous deux.
Bref, il ne faut pas se leurrer, aujourd'hui, le mariage est synonyme de danger. Car les divorces coutent chers, et on est tellement peu surs de s'aimer vraiment que l'on ne s'engage pas : au cas où ! De toute façon, après quelques temps de vie commune, l'appât de la nouveauté et l'envie de toucher une autre peau se fait sentir chez 9/10 des gens. Les 1/10 qui restent sont de pauvres fous qui pensent qu'ils peuvent encore rester avec leurs amourettes du moment ne se rendant pas compte que derrière cette dernière est sur myspace, meetic, facebook, rencontres.com et j'en passe. Ahh il est beau l'amour …
Tout cela pour dire que sur mon lit ce matin, j'ai ressassé les dernières relations que j'ai eu, les derniers bons moments où je ne pensais plus aux autres mais à moi-même dans un état de béatitude factice mais tellement nécessaire pour quelqu'un qui a besoin d'amour . Certes ces moments sont douloureux en y repensant mais ils me font espérer en quelque chose de sous jacent et qui me prouvera que toutes mes constations du jour ne sont que pures inventions et que sur cette terre il réside encore un peu d'amour, tapis dans l'ombre et qui ne demande qu'a frapper à une porte dont il n'est pas sur de revenir indemne.
De tout ceci je n'en tire aucune véritable leçon à part me dire que peut être j'ai de la chance d'avoir mes deux pieds, mes deux mains, être valide et d'avoir la capacité de résonner, certes curieusement parfois..
Ce matin, mon lit me semble plus chaud que d'habitude et les gouttes se fracassant sur mon carreau me rappellent que le temps n'est pas près de s'améliorer. Je remets ma jambe dans ces draps qui ne demandent qu'à me réchauffer et je ferme un --il. Apres tout, le cial attendra.. Peut être est ce aussi cela, la conjuration d'un imbécile…