ZICAZIC
"Formé depuis à peine trois ans, Avatar a vu le jour à Caen grâce à l'impulsion de ses deux membres fondateurs qui ont du s'entourer de plusieurs autres musiciens avant d'en arriver à une alchimie capable de déboucher sur un premier enregistrement qui est mettre à un juste milieu entre le maxi et l'album. Thomas (guitare et chant) et Arnould (batteur) auront donc usé quelques bassistes et guitaristes avant de rencontrer leur alter ego, Pierre (basse), et c'est avec seulement une dizaine de concerts à son actif qu'Avatar a pris le chemin des studios pour y mettre en boite sept titres qui se veulent à la fois pop et rock, le tout dans la plus pure volonté indépendante. Un groupe qui ne se refuse aucune influence et qui joue avec ses tripes et son cœur, on ne pouvait bien évidemment que s'y intéresser …
S'ils reprennent à la scène des morceaux des Beatles, de Nirvana ou de Radiohead, Avatar est avant tout un combo qui compose et c'est en livrant au pied levé sept des titres issus de la vingtaine dont ils disposent qu'ils tentent de rafler les suffrages d'un public qui semble plutôt bien adhérer à cet assemblage de mélodies très fouillées et de textes particulièrement soignés. Partant d'arpèges acoustiques du plus bel effet pour nous emmener vers un chant qui sait aussi quand il le faut devenir death, Thomas mène rondement sa barque et entraîne non seulement le groupe mais aussi son public vers des rivages inattendus où le Français rejoint la langue de Shakespeare et où les sonorités se croisent sans se télescoper pour donner à « Meta » une diversité irrésistible. Du « Chant du désespéré » jusqu'à « Mes gens », c'est sur toute la palette du rock et de la pop qu'Avatar va piocher ses couleurs, multipliant les effets de manches sur des « (mal) (dis) Simulé », des « In-Out-In-Out (Fuck Her) » ou des « Tu leur ressembles » criants de vérité ! A l'heure de faire les comptes, c'est avec un ouvrage carrément prometteur qu'Avatar passe à la caisse et ces sept titres bien réalisés devraient fatalement leur permettre de trouver chaussure à leur pied, au minimum en terme de concerts … Leur part du marché est remplie, c'est maintenant au public de les aider à faire la différence !"
Fred Delforge (Zicazic)
24 mai 2008
Chronique d'Avatar sur Zicazic
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ULTRAROCK
"AVATAR nous vient de Caen et nous propose un univers Rock Pop dont les paroles sont tantôt en français, tantôt en anglais. Musicalement on passe donc assez souvent d'une ambiance feutrée en son clair à quelque chose de plus énervé un peu à la façon néo metal. On saluera les mélodies, particulièrement des refrains bien sentis et efficaces et appréciera des passages plus aériens et non téléphonés qui permettent à AVATAR de se forger une vraie personnalité. Il m'est d'ailleurs purement impossible de donner une influence en citant un groupe connu. On pourra néanmoins y trouver un peu de punk, des grunts, des voix très claires, le tout en gardant une cohérence étonnante.
Autoproduction oblige, ne vous attendez pas à un gros son, mais l'ensemble reste des plus écoutable. Il est d'ailleurs assez agréable de voir que de plus en plus d'enregistrements « maison » tiennent la route et préservent nos oreilles. Pour les prochains enregistrement du groupe, je ne pourrais que leur conseiller d'accorder plus de temps au traitement sonore des voix qui m'apparaissent trop en avant et faire également attention à la mise en place (mais je chipote, c'est globalement en place) pour obtenir un plus gros son de manière naturelle. Mais le mieux serait d'aller casser la tirelire dans un studio pro, car l'œuvre mériterait un écrin de luxe !
AVATAR a réussi à conserver cette French Touch rock tout en ne tombant pas dans l'écueil du copier/coller grâce à une richesse d'influence salutaire, la prod reste correcte pour découvrir leur musique dans de bonnes conditions ; on se demande ce que vous faites encore là à me lire alors que leur myspace n'attend que votre visite et leurs mails, les commandes !!!!?"
Vassago (Ultrarock)
Septembre 2008
Chroniques d'Avatar sur Ultrarock
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LA MAGIC BOX
"Voici 3 ans maintenant que Thomas et Arnould, originaires de Caen, ont mis à plat les bases de leur projet musical. S’est associé à ce projet Pierre. Et aujourd’hui Avatar - c’est le patronyme que le groupe a choisi, à ne pas confondre avec d'autres Avatar du côté de Clermont-Ferrand – livre un premier effort, sous la forme d’un long EP, ou d’un mini album, 7 titres.
Entièrement autoproduit, cet album, baptisé Meta,livre des compositions simples, urgentes, puissantes, basées sur l’éternel triptyque guitare, basse, batterie. La voix de Thomas, est claire et perçante et s’associe parfois à une autre, grasse et caverneuse, à l’esprit doom bien marqué (In-out-in-out). Car, si Avatar est avant tout du rock, très frenchy, avec des textes noirs et poétiques, le groupe ne souhaite pas s’enfermer derrière une étiquette, derrière un registre particulier, de peur, peut-être de s’ennuyer, de tourner en rond rapidement. Ainsi, il s’essaie aussi à la Folk, en fin d’album, avec un titre en anglais, I don’t mind, et propose sur son espace Myspace, une reprise des Beatles, Help. En concert, en plus de ses compo originale, il s’essaie aussi au classique travail de covers, en revisitant les Doors, Nirvana et autre Noir Désir. De quoi ouvrir le spectre des influences, tout en gardant un ligne claire autour du Rock et de ses nombreuses ramifications. Quoiqu’enregistrer en home studio, cette première démo a déjà tout d’un album studio traditionnel, si ce n’est un son peu aigue, et un manque de volume, qui pourrait apporter à terme, avec quelques moyens, encore de biens belles surprises du côté de Caen.
A vous maintenant de vous faire votre propre idée en allant allonger la liste de leur amis sur Myspace et en osant la découverte sur scène, lors de l’une de leurs – trop – rares dates de concert."
Note : 6.5 / 10
Mike S.
Novembre 2008
Notre chronique sur la Magic Box
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Le site du magazine
Le Myspace
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PAVILLON 666
AVATAR nous arrive tout droit de Caen. Les musiciens, après plusieurs remaniements de line up se sont finalement stabilisés. Refusant d’être catalogués, AVATAR choisira de se montrer indépendant et d’aller au gré de ses envies et de ses multiples influences. Après deux démos, le groupe vient de sortir son premier album « meta » entièrement auto produit. D’ailleurs, il est à noter que le groupe a passé 9 mois de travail acharné sur cet enregistrement.
Bon, malgré ses propos et la longue liste d’influences visible sur son myspace, AVATAR vient plus de la vague pop rock que du metal. A moins que quelqu’un ait oublié de me dire que NOIR DESIR est un groupe de metal! Le son, la production, les textes, les lignes de chant, tout cela s’inscrit dans la tradition du rock français. Ok, il y a bien une exception qui confirme la règle avec le final Thrash de « in-out-in-out (fuck her).» C’est marrant, on ne s’attend pas forcément à entendre ce type de voix sur un cd comme celui-là. Alors que tout le reste de l’album est plutôt mid tempo, on assiste à une explosion contenue sur ce final. Joli contraste avec le reste de l’album.
Les textes mélangent à la fois le français et l’anglais. Ce ne sont certes pas les premiers à le faire, NOIR DESIR, NO ONE IS INNOCENT pour ne citer que ceux-là, incorporent pas mal de morceaux de texte en anglais. Cette pratique est toujours intéressante et en même temps amusante quand on voit le niveau d’anglais en France ! Bref, cela permet à mon sens d’enrichir les sonorités vocales. Par contre, le chant de Thomas reste relativement monotone tout au long de l’album. Son timbre de voix n’est certes pas désagréable mais manque de personnalité, de conviction. La diction et l’intelligibilité des textes ne sont pas à démontrés. Seulement, le manque de personnalité fait que tout au long de l’album, l’émotion que l’on pourrait ressentir est un peu aux abonnés absents. C’est dommage car autant musicalement, on trouve des choses intéressantes dans cet album, autant le chant a tendance à ramollir un peu le propos. On est encore loin d’un Kurt COBAIN ou d’un Bertrand CANTAT.
Musicalement, le groupe a choisi la simplicité et l’efficacité. Les compos ne comportent pas de grandes envolées de guitares ou des phrases rythmiques complexes. Bon, ce n’est en aucun cas un reproche, c’est un choix musical tout à fait respectable. Mais là encore, la production a tendance à lisser le tout. Un titre comme « le chant du désespéré » mériterait un peu plus de pêche pour devenir réellement accrocheur. Les passages en saturation manquent de grosseur. A l’identique, « (mal) (dis) simulé » comporte des parties intéressantes mais il manque ce petit quelque chose qui ferait passer le morceau à un stade supérieur.
Il y aurait beaucoup de choses à ajuster dans ce groupe pour qu’il devienne un peu plus qu’il ne l’est déjà. S’ils veulent attirer à eux un public un plus metal, comme l’a réussi un groupe comme MUSE, il va fallil va falloir y mettre un peu plus de pêche. Le rock à la française n’est en soi pas un mouvement désagréable mais pour s’imposer dans ce courant, la concurrence est rude. Avec de la maturité et un peu plus de moyens, AVATAR aurait peut-être une chance d’y arriver.
Note : 6/10
Chart
Mars 2008
Chronique d'Avatar sur Pavillon 666
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PAVILLON 666 (Interview du 17 mars 2009, par Chart)
01 – Salut et merci d’accepter de répondre à cette interview. En guise d’introduction est-ce que vous pourriez nous présenter un peu plus AVATAR ?
Avatar est un groupe de Caen (Normandie) dont les prémisses remontent à juin 2005, mais réellement formé depuis deux ans. A la base nous sommes un duo - Thomas à la guitare et Arnould à la batterie-, auquel se sont joints pas mal de musiciens, mais la plupart du temps sans succès. Nous avons un bassiste "stable" depuis 2008 (Pierre). Plutôt bruitistes à nos débuts (avec des influences grunge, punk et métal mal digérées), nous avons appris à canaliser notre énergie pour proposer peu à peu des morceaux avec davantage de relief, moins linéaires, lorgnant vers la pop et le rock. C'est moi (Thomas) qui écrit et compose tout. Nous arrangeons parfois certaines parties en groupe.
02 – « Meta » est sorti en 2008. L’enregistrement semble avoir pris un peu de temps. Comment est-ce que cela s’est passé ?
Oui, tout le processus d'enregistrement a pris un temps énorme ! Après une petite année d'existence nous avons décidé d'enregistrer quelques titres par nos propres moyens, sans rien y connaître. Il a fallut acheter un peu de matériel et apprendre à s'en servir. Nous avons capturer 12 titres, bien qu'au final on n'en trouve que 7 sur la démo. Les arrangements se sont fait en cours d'enregistrement, ce qui nous a fait perdre beaucoup de temps également. Et surtout, nous n'avions jamais enregistrer "sérieusement" des titres : une période d'adaptation était inévitable. Il s'est écoulé 9 mois entre la première prise de son et l'envoi chez l'imprimeur. Le temps de l'apprentissage. Il ne faut surtout pas voir meta comme un album, ou un quelconque aboutissement, au risque d'être (très) déçu. Il s'agit des premières compositions d'un débutant (je n'avais que 3 années de guitare en autodidacte derrière moi à cette époque), jouées par un groupe jeune et inexpérimenté, et enregistrées avec du matériel qui en ferait rire plus d'un. Le but était avant tout d'apprendre : apprendre à jouer, à arranger des titres, à enregistrer et à mixer. Et même si aujourd'hui le résultat me paraît peu intéressant, je reste fier de titres comme "in-out-in-out" ou "I don't mind" (ma toute première composition, au bout de quelques mois de pratique) : pour un premier essai, cela aurait pu être bien pire.
03 – L’album nous arrive tout juste. Cependant, il y a un certain temps qu’il est disponible. Comment a t’il été accueilli jusqu’à présent ? Quels ont été les retours ?
L'album, enfin appelons ça plutôt une démo, est sorti en mai 2008. L'accueil a été plutôt bon : une grande partie des personnes qui ont pris le temps de l'écouter l'ont apprécié (et pas que nos amis, heureusement). Nous avons eu quelques chroniques dans des webzines, des bonnes critiques chez certains professionnels de la musique... Mais j'ai eu du mal à réellement défendre cette démo, car entre-temps j'en avais perçu toutes les faiblesses et musicalement j'étais déjà passé à autre chose. Les compos avaient plus de deux ans, elles n'étaient plus représentatives des ambitions du groupe. Mais il fallait bien proposer des choses à écouter, ne serait-ce que pour jouer live. J'assume ce choix. A ceux qui me disent "je n'aime pas l'album", je réponds que je ne l'aime pas non plus.
04 – Vous avez l’air de faire pas mal de concerts dans votre région. Pensez-vous sortir un peu de vos frontières pour aller faire partager votre musique un peu plus loin ?
Oui évidemment, si on nous en offre la possibilité, et si cela ne nous coûte pas trop cher!
05 – Vous semblez avoir beaucoup d’influences diverses et variées, y compris dans le metal. Pourtant, l’album reste assez fidèle à un style plus rock français. Est-ce que vous pensez aller encore plus loin dans vos prochaines compositions ?
Complétement. Les titres de meta sont musicalement assez mélancoliques, "gentillets", mid-tempo, finalement très rock ; les textes sont pour la plupart en français, la voix n'est parfois pas assez travaillée, trop "posée" (j'étais tout sauf un chanteur et ça s'entend) ; l'enregistrement et le mixage furent très longs... Pour notre deuxième EP nous avons pris un virage à 180 degré : textes entièrement en anglais, tempo plus rapides, voix débridée, esprit pop mais paradoxalement plus brutal encore que tout ce que nous avons pu faire jusque là. L'idée est de proposer des morceaux très directs (enregistrés en quelques prises), courts, bien que beaucoup plus réfléchis, mêlant davantage d'influences et surtout taillés pour la scène! Le résultat en live est sans appel, et c'est ce que nous recherchions. Je dirai que meta s'adressait à la tête quand ce nouveau CD s'adresse au corps. Pas de contradiction entre ces deux enregistrements donc. Je pense que nous commençons à trouver notre propre personnalité. Honnêtement, ça sera sans doute le premier enregistrement dont je serai fier : il va littéralement enterrer meta, même si des titres comme "in-out-in-out" donnait déjà à l'époque une idée de ce vers quoi nous voulions nous diriger. Plus tard je pense que nous reviendrons au rock français, avec une approche différente. Pour l'instant le groupe est en train de devenir ce qu'il a toujours voulu être : un groupe pop-rock très énergique, qui n'hésite pas à piocher dans des genres plus couillus. Brutal-pop pourrait être une bonne définition.
06 – La production de l’album mériterait peut-être un peu plus d’ampleur. Comment pensez-vous procéder pour vos prochains enregistrements ?
Nous étions partis pour enregistrer en studio cette fois, mais malheureusement cela n'a pu se faire. Nous allons donc finir d'enregistrer les derniers titres chez nous, et sortir cette démo 5 titres, qui, avec un peu de chance, servira de maquette pour un enregistrement plus pro. Je tiens tout de même à signaler que si les conditions d'enregistrement sont les mêmes que pour notre premier EP, le son sera tout de même meilleur, tout simplement parce que j'ai progressé entre temps.
07 – Voilà, cette interview se termine. Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter bonne chance pour la suite. Je vous laisse le mot de la fin. Si vous avez un coup de cœur, de gueule à faire passer :
Apparemment je l'ouvre un peu trop dans les interview et le reste du groupe me le fait souvent remarqué à raison. Il paraît que ce n'est jamais bien de se fermer des portes dans ce milieu, ou même le petit groupe du coin raisonne presque en terme de plan de carrière. Et puis si je me contente d'évoquer certains programmateurs sans imagination, des "tremplins" bidonnés ou les bars qui exploitent les groupes, je ne ferai pas de grosses révélations... Merci à vous en tout cas!
Notre interview chez Pavillon 666