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Last Updated: 3/16/2009

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Gender: Male
Status: Single
Age: 34
Sign: Pisces

State: Ile-de-France
Country: FR
Signup Date: 4/2/2007

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Saturday, April 07, 2007 

 

 

Sur ma planète, les poissons planent au-dessus de ma tête.

Ils glissent, souples, le long des falaises à pic,

Parmi d'immenses forêts jaunes, blanches, rouges et bleues.

Souvent, je prends plaisir à flâner avec eux

Car j'ai le cœur léger dans mon immensité.

Sur ma planète, les poissons planent au-dessus de ma tête.

 

Sur la planète Terre, il y a le Monde,

Celui que nous connaissons tous.

Mais, ce n'est pas le seul,

Il y a un monde caché,

Un monde hors du commun

Dont seuls quelques humains ont entendu parler.

Très peu d'entre eux s'y sont aventurés.

Sur la planète Terre, il y a un monde caché,

C'est le monde d'Edina.

 

Le monde d'Edina, il est au fond des mers

Parmi les poisson-anges et les requin-marteaux,

Les forêts de coraux qui montent vers le ciel.

La frontière de ce monde, c'est la surface de l'eau.

Le monde d'Edina, il est magique et beau.

 

Grande tortue marine aux yeux humides et doux,

Edina marche au fond de la Baie de Lamen.

Comme ses cousines, les tortues terrestres,

Elle se déplace lourdement, au fond de l'océan,

Parmi les eaux turquoises des îles du Vanuatu.

 

Mais, lorsque la douce Edina

Prend son envol, entre deux eaux,

Elle nage avec tant de grâce

Que tous les habitants de Lamen,

Des poisson-clowns aux murènes,

Ralentissent leurs ondulations

Pour regarder la belle

Fendre les flots.

 

Edina est une jeune femme,

Et, avec son mari Lonsen,

Ils pensent qu'il est temps maintenant

De devenir papa et maman.

Ils s'aiment au fond de l'océan

Et, de leur amour cristallin,

Va bientôt naître une ribambelle

De petites tortues à nageoires :

Des palmes qui leur serviront d'ailes.

 

Comme les poissons, comme les oiseaux,

Les tortues pondent des œufs blancs.

Lorsque le jour est arrivé,

Edina remonte de la baie

Vers la plage où elle est née

Et où doivent naître ses enfants.

Elle se hisse avec peine sur le sable blanc,

Creuse son nid au cœur de ce tapis de nacre

Et dépose, dans de grands efforts,

Les œufs d'où sortiront ses chers petits.

Puis, elle retourne à l'eau, elle n'a plus rien à faire,

Dame Nature veille à tout et se charge du reste.

C'est elle qui enverra ses enfants à la mer.

 

Epuisée, Edina se repose sur le sable

Et les bris de coraux qui jalonnent le fond

De l'océan, sous l'œil de l'attentif aimant,

Lonsen, son chevalier, qui a fait d'elle une mère.

Sous le regard ému des raies et des carangues,

Des poisson-perroquets et des étoiles de mer,

Au bleu plus pur et plus intense

Que les vagues et le ciel réunis,

Les parents attendent, impatients,

Dans le profond silence,

L'heureux événement.

 

Quelques semaines plus tard, sous le soleil radieux

Des îles du Pacifique où brûlent les Tropiques,

Les œufs éclosent enfin et la course commence.

Les petites tortues s'escriment, maladroites,

A franchir les rides que notre ami le vent

Dessine chaque jour sur le sable blanc.

Elles ne comprennent rien à ce qu'il leur arrive

Mais, l'instinct leur indique l'unique direction.

 

Elles se ruent, imprécises, vers les lèvres d'écume

Qui marquent la limite des deux mondes vivants,

Et, même si quelques-unes abandonnent la lutte,

Epuisée par ce but qui s'éloigne à chaque pas,

Une grande partie d'entre elles franchit finalement

L'écume, puis les vagues qui les engloutissent

Vers le monde innocent où vivent leurs parents.

 

Tout à coup, l'onde bleue s'anime.

Edina et Lonsen voient surgir dans leur ciel,

Agiles comme s'ils avaient toujours connu ces ailes,

Ces petites tortues de quelques centimètres,

Leur progéniture, gracieuse et si légère,

Qui leur tombe dessus, comme par enchantement.

Etonnante escadrille qui s'approche du fond,

Comme une neige coule en de verts flocons.

 

Sur ma planète, mes enfants planent au-dessus de ma tête.

Ils glissent, souples, le long des falaises à pic,

Parmi d'immenses forêts jaunes, blanches, rouges et bleues.

Maintenant, je prends plaisir à flâner avec eux

Car j'ai le cœur léger dans mon immensité.

Sur ma planète, mes enfants planent au-dessus de ma tête.

L.SARAH.D

 
Mais pourquoi içi le silence, pourquoi aucun commentaire- Alors qu'aux grands buildings tout le monde se presse pour frapper à la porte- Mais içi, un temps privilégié, un petit club fermé, les autres ne savent pas qu'içi se chante l'Opéra...

Encore- Sarah
 
Posted by L.SARAH.D on Friday, June 15, 2007 - 8:03 AM
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