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BLOCK H95



Last Updated: 12/14/2009

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City: Remiremont/Pettoncourt
State: Lorraine
Country: FR
Signup Date: 4/12/2007
Monday, September 22, 2008 

Current mood:  amused

http://metalight.free.fr NEW !!!


'Avec le projet de Leo et Seb, nous avons le plaisir de découvrir de l'électro punk core bien mené. Pour la musique, les morceaux sont basés sur le duo guitare / boîte à rythme, et l'électro vient en supplément pour ajouter un élément musical. Les compositions sont bien ficelées, à l'exemple de Miss France et de sa guitare dominante, Faux cul et son intro électro accompagnée d'une rythmique moins rapide mais plus percutante, Punk Generation qui part de l'électro pour amener la gratte, et la fameuse Et hop! avec une boîte à rythme déchaînée et un refrain à chanter en choeur! Car, outre la musique de Block H95, les paroles sont d'un pur esprit punk, et elles méritent l'intérêt. Ayant à choeur de dénoncer les travers de la société, le groupe le fait avec humour et justesse. Le premier morceau 1995 présente le groupe, et ceci est une très bonne idée pour ouvrir un album. Miss France, Nouvelle Star, et Et hop! donnent une vision cynique des thèmes évoqués: la superficialité des Miss France et le ridicule dégradant de la Nouvelle Star, loin de la vraie musique. Et hop! est un morceau particulièrement attachant, qui dénonce les travers de la politique avec des images amusantes et bienvenues, et la répétition de 'et hop' qui donne envie de chanter et de jumper avec le groupe. On s'intéresse aussi à l'individu avec Faux cul et Reality Vie, tout en mettant en avant les défauts et vices humains. En conclusion, sur une bonne musique, le groupe nous propose des textes travaillés dont on ne se lasse pas.' - 7,5/10


L'INTERVIEW :


Vous rêviez de tout savoir sur la reformation de Block H 95 après une si longue absence ? Vous voilà comblés! Métalight est allé interroger Léo et Seb pour plus d'informations.


Symphometalfan : Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le groupe? Qu'est-ce qui vous a poussé, après un si long break, à faire revivre ce duo?

Léo : Eh bien en fait le groupe s'est officiellement formé fin 1994 et s'appelait à l'origine BLOCK H. On a enregistré une démo K7 pourrie avec essentiellement des reprises des bérus. Et les seuls concerts qu'on a fait, c'était dans la rue ! Ensuite, nous avons formé le groupe AnarchophobiA en 1995 et avons donc abandonné le projet BLOCK H. C'est seulement en 2007 qu'on a décidé de remonter le groupe avec pour nom cette fois BLOCK H95 (pour l'année de création).

Séb : En ce qui me concerne, le projet d’un duo avec Léo est une idée qui est restée en suspend mais sans jamais être perdue de vue, nous avions fait une vaine tentative courant 2004 mais les conditions n’étaient pas réunies… Ce n’est qu’après mon départ des Vosges pour la capitale que nous nous sommes en quelque sorte lancé le défi d’écrire des morceaux uniquement via le web, certainement un genre de tentative de nous retrouver malgré les kilomètres car BH95 est avant tout une histoire d’amitié. A mon retour dans la région nous avons tout simplement continué le projet mais en travaillant à nouveau ensemble physiquement, car quoiqu’il arrive rien ne peut remplacer une séance de compos entre potes autour d’un verre...


Qu'est-ce qui vous a inspiré pour cette démo? Comment démarquer Block H95 de vos autres groupes?

Léo : Tout nous inspire et nous essayons de nous démarquer des thèmes habituels notamment au niveau des textes et thèmes abordés. Les thèmes sont généralement plus personnels que généraux, ce que nous ressentons... Ce qui nous motive le plus, c'est de développer aussi un concept musical et scénique original et minimaliste, surprenant…

Séb : Je pense que le but est de transcrire notre point de vue sur le monde d’une façon moins « basiquement militante » que ce que nous avons pu faire auparavant. L’âge, malgré tout, nous a apporté une certaine maturité et nous nous sommes écartés de la vision utopiste anarchiste généralement véhiculée par la musique « punk ». En fait, au travers d’ambiances électro mécaniques, nous avons essayé de mettre en scène la rencontre futuriste entre un humain et un cyborg qui se ferait reprogrammer, le premier représentant le libre arbitre qui confère (ou devrait conférer) à la pensée de tout humain son caractère unique, le deuxième symbolisant ce que devient l’humain, obnubilé par les modes et les médias, préférant le « prêt à penser», à la réflexion et au choix personnel. Contrairement aux thèmes abordés dans Anarchophobia, plus idéologiques, nous avons voulu nous rapprocher de l’individu et tirer un signal d’alarme du style : STOP AU GACHIS DE MATIERE GRISE. Personnellement, je pense que le cerveau est le plus bel outil qui nous ait été donné et que nous devons très vite réapprendre à nous en servir.


Les thèmes développés dans cette démo sont variés. Pourquoi avoir consacré un morceau aux Miss France et à la Nouvelle Star? Aimez-vous ces émissions, qui au final sont toutes deux des concours?

Léo : Concours de boucherie contre concours de connerie. Nous ne sommes pas spécifiquement contre les concours, mais à partir du moment où ceux ci sont basés sur du superficiel, de l’apparence, du formaté, du matraquage et montage commercial, de la médiatisation à outrance, du faux rêve, nous bannissons.

Séb : Aujourd’hui je pense que ce genre d’émission, en donnant une sensation d’interactivité par le biais des systèmes de votes, assure son succès. Le téléspectateur devient tellement occupé par ce dilemme cornélien qu’est de choisir « le meilleur » qu’il en oublie d’être vigilant à ce qui se passe autour de lui. L’accroche étant faite de façon simple, en visant la majorité intellectuelle moyenne pour miss France en faisant défiler une horde de poupées stéréotypées plus insipides les unes que les autres mais pourvues de tous les critères physiques qui en font des « bombes » dans notre société. Pour nouvelle Star (et assimilés) une énorme portion de la population est (facilement) visée : les ados, proies faciles, friands de toute sorte de produits dérivés, disques, single, dvd…. Le point commun à ces deux thèmes est qu’ils détournent les esprits de la véritable critique artistique ou esthétique, formatant les goûts de la population. Soyons lucides : si demain je passe à la télé 75 fois par jour en vantant les bienfaits du navet à la vapeur, tout le monde finira par adorer ça.


L'un des morceaux qui met la joie au cœur, sur cette démo est "Et hop!". Quelle est la genèse de ce morceau?

Léo : C'est simple... Et Hop est un morceau des bérus et c'est grâce à ce groupe que nous avons découvert la scène et la musique. Nous avons choisi ET HOP car le thème de ce morceau écrit dans les années 80 n'a pas prit une seule ride et est toujours d'actualité ! Les bérus étaient décidément des visionnaires...

Séb : … rien à ajouter


De même, vous n'oubliez pas les textes qui parlent directement de l'être humain, à l'exemple de "Faux cul" ou "Reality Vie". Est-ce que les gens sont une source d'idées pour les textes?

Séb : Oui, bien souvent, quand on décrit un comportement dans un morceau, c’est un exutoire à un ras le bol, celui de croiser des personnes ou des situations qui nous les casses vraiment. Faux cul a bien sûr été écrit en pensant à quelqu’un en particulier (que je ne nommerai pas car je tiens à respecter ses propre règles du jeu), mais ce gars là a été le bouc émissaire de nombres d’autres avant lui. L’hypocrisie est particulièrement dure à supporter car elle est toujours source de déception et bien souvent de tristesse. Quant à reality vie, ben… c’est peut être le ras le bol des « masturbations verbales » bien souvent très chiantes et non moins courantes dans la vie en société. Ce morceau englobe un peu tout ce que nous avons dit auparavant.



Léo : Oui, c’est exact… Comme on te le disait dans une des questions précédentes, nos textes ne sont pas globaux ; nous évitons de parler d’un thème général comme il est souvent fait (le macro sociétal), mais basons plus notre réflexion sur l’individu (le micro). Parce que bon, il ne faut pas se leurrer, nous sommes dans un monde individualiste et tendons de plus en plus vers ce phénomène. Beaucoup nous diront que la solidarité existe et c’est vrai, mais à quelle proportion et dans quel milieu ? Tout les gens sont des « Faux cul » ! C’est l’essence même de la vie en société de paraître ! Il faut être honnête avec soi même, faire en quelque sorte son introspection, se regarder en face et effectivement, dans la plupart des cas, il sera assez fréquent que tu te dises : « Ah oui, sur ce coup, j’ai été un gros connard… Ah c’est vrai là j’ai bien été faux cul ! » Mais bon, c’est ça aussi le vivre en société, la vie est un théâtre et nous cherchons à garder la face dans chacune de nos relations sociales. L’important dans le fait d’avoir tel ou tel défaut, tel ou tel comportement, c’est de le savoir…


Comment s'est passé la tournée promotionnelle de la démo? Quel accueil vous réserve le public? N'est-il pas perdu dans vos divers projets musicaux?

Séb : Nous nous attendions un peu à un amalgame Anarchophobia-Block H95, mais finalement il n’a pas été aussi flagrant que ça. La tournée a été, en premier lieu une excellente semaine entre amis… Ensuite, nous avons pu constater un léger phénomène de surprise au sein du public découvrant notre musique héhéhé…. Et en général des accueils très sympathiques des gens qui la connaissaient par le biais d’Internet.



Léo : Oui, c’est vrai que les gens semblent assez déroutés lorsqu’ils ne voient que 2 mecs sur scène et qu’au final ça fait pas mal de bruit. Je pense que cela vient aussi du fait de la froideur de la boite à rythmes et de la distance mise entre notre formation et les formations classiques (basse, batterie, gratte). Mais c’est voulu, c’est notre concept même. On a quelques fois discuté avec des mecs après les concerts qui nous faisaient ces réflexions : « Alors vous n’avez pas trouvé de batteur ? », « Vous n’avez jamais essayé de jouer avec une batterie ? » On en revient un peu alors au conditionnement ; quand on pense groupe de rock, groupe de Métal, on pense tout de suite à une formation classique.
Concernant la tournée et les concerts, ça se passe superbement bien… Ceci est effectivement dû à notre histoire d’amitié, notre vision de la vie qui va je pense dans le même sens… Et en duo, t’as plutôt intérêt à bien t’entendre avec ton coéquipier qui est un vrai connard ! (héhéhé).



Je vous remercie, et je vous laisse les mots de la fin.

Séb : Il me semble indispensable de préciser que Block H95 est une entité qui ne peut se mouvoir de la sorte sans l’appui de ses deux membres un peu plus dans l’ombre que sont nos compagnes Céline et Ludivine qui n’hésitent pas à mettre la main à la pâte à gauche et à droite On vous aime les filles !!! (enfin respectivement hein … on mélange pas ). Et aussi préciser que si la forme peut paraître plus sérieuse et pessimiste qu’Anarchophobia… Nous n’avons pas tellement changé et le but premier est de prendre notre pied en foutant un peu le « bordel musical » et en faisant la fête !!! ROCK N’ ROLL !



Léo : Encore merci à toi pour ton taf, ainsi qu’à tous les acteurs de la scène underground qui se bougent le cul pour faire découvrir et faire jouer des groupes comme le nôtre.


Interview réalisée le 29 novembre 2008 par Symphometalfan.


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'Alors que toute la vallée vosgienne est occupée par le metal hardcore, un petit village résiste encore à ce courant….Non, même pas ! Block H95, dans la lignée des frères « Anarchorphobia » produit un bon gros son qui remue indélicatement les tympans de bas en haut. Ici pas de prise de tête, on envoie la sauce et ça déménage. Le nom reste assez énigmatique même s’il fait penser en premier lieu à un bloc hospitalier, mais rassurez vous, ces chirurgiens là, opèrent les nerfs à vifs ! Rien à voir avec les irradiés d’Epinal.
            D’influence punk, on se dit que les musiciens ont fait leurs classes avec des amis metalleux, option forgeron ! Bref, une bonne démo avec des titres sympathiques pour les amateurs du genre, et si vous habitez dans le coin, n’hésitez pas à venir les supporter en concert ! Ave César, ceux qui vont mourir dans les pogos écoutent Block H95.'