« ELLE »
Une cigarette, elle fume trop
Ses insomnies tant pis pour elle
Juste une cicatrice sous la peau
Qui fait mal jusqu'au fond des veines
Un verre de vin seul sur le bar
Tous ces murmures qui s'entrechoquent
Mais son armure n'est plus d'époque
Pour supporter toutes ces injures
Ils parlent haut et bien trop fort
Pour pouvoir en faire abstraction
Au fond elle sait bien qu'ils ont tord
Mais ça devient une obsession
Les jugements que l'on fait
En niant l'évidence
Les regards que l'on pose
Sans ultime croyance
Balayer en un geste
Ce si peu de confiance
Juger bien trop les hommes
Sur leur simple apparence
Les jugements que l'on donne
Sans connaître vraiment
Sans se dire que l'on blesse
Et sans ressentiment
Ces jugements qui s cognent
A notre liberté
Quand les hommes critiquent
Ils ne savent plus aimer
Après-midi ensoleillés
Ces yeux sont rivés vers le ciel
Juste un instant pouvoir voler
Les regarder de l'éternel
Se sentir libre en légèreté
Et non par eux clouée au sol
Dominer leurs voix leurs pensées
Les rendre sourdes ces idées folles
Mais les tambours du rejet
La messe basse qui caracole
Pour eux a bien plus d'attraits
Que ta détresse face à leur viol
Les jugements que l'on fait
En niant l'évidence
Les regards que l'on pose
Sans ultime croyance
Balayer en un geste
Ce si peu de confiance
Juger bien trop les hommes
Sur leur simple apparence
Les jugements que l'on donne
Sans connaître vraiment
Sans se dire que l'on blesse
Et sans ressentiment
Ces jugements qui s cognent
A notre liberté
Quand les hommes critiquent
Ils ne savent plus aimer