Les lumières viennent à peine de rallumer et le Final vous trotte dans la tête, avec son Est-ce que vous reviendrez ? Pour sûr, même s’il va falloir patienter longuement jusqu’au prochain album. Ce soir au 118, Mademoiselle K offrait un ultime concert à ses fans; afin de les remercier de leur soutien, qui permit la sortie du live enregistré à l’Alhambra en mars dernier.
19h ouverture des portes, et l’heure c’est l’heure ; un timing plus que
parfait puisque la pluie commence à tomber (il va falloir s’y habituer,
les concerts d’hiver sont souvent un supplice au niveau de l’attente).
Malgré la gratuité de l’événement les gens ne se bousculent pas au
portillon … une heure plus tard, un écran blanc montre quelques spots
publicitaires choisis par Katerine, pour la promotion du dvd live. Une
fois de plus le public a été mis à contribution (rappelez-vous le clip Maman XY, monté par Pilou), et il semble que cette approche participativo-communautaire porte de plus en plus ses fruits.
Le live de ce soir est retransmis en direct sur le net, ce qui
explique peut-être que la salle ne soit pas blindée. Qu’importe car le
public ce soir veut être présent à cet ultime concert qui clôt une
longue tournée. Pourtant ces chanceux ont du mal à se mettre dans
l’ambiance. Il faut attendre le milieu du set pour que la température
monte. Même Katerine s’étonne de la mollesse passagère, ce qui ne
l’empêche pas de tout envoyer avec ses acolytes de choc. Peter porte la
moustache désormais, mais cet air méchant n’enlève rien à ses riff
aériens et puissants. Il suffit de quelques accords pour mettre le feu
dans la salle. Ca me vexe en est la preuve, cependant
à peine commencé, la nostalgie envahit notre rockeuse et la voici en
train de nous chanter l’intro (Personne t’aime…) – trop peu joué en live.
La setlist a subi quelques changements, Jalouse est
jouée quasi d’emblée; alors quand vient le rappel (moment où elle est
d’habitude jouée) c’est la surprise générale ; même Katerine hésite sur
le morceau à offrir. Histoire de reposer son français, c’est The dock of the bay
d’Otis Redding qui est choisi. Le tube intemporel dure et dure mais il
faut s’y résoudre, c’était le dernier concert avant un sacré bout
d’temps.