De ma vie à celui qui l'a faite chavirer qu'aurais je pu dire de plus que ces quatre couplets ?
Un écrit que je lui dois, comme tant d'autres choses...
Quand ma vie aura cessé d’être un chef d’œuvre parce que tu l’auras quittée,
Resteront, tapis sous l’oreiller, tous les mots tendres et caressants qui s’y sont échangés
Quand ma vie cessera d’exister au passé,
Que les respirations de l’enfance y auront expiré,
Resteront les rires et les joies des jours ensoleillés,
Et la douceur du mot « maman » des murmures ensommeillés.
Quand ma vie aura boudé la rumeur du temps qui danse,
Resteront de ces heures, vides de les avoir comptées,
La griserie de tout ce qui défile, de ces instants qui filent,
Trop plein d’envies et d’amitiés.
Quand ma vie aura trouvé le foyer qu’elle pressent,
Resteront les sursauts de ces années d’errance,
et plus qu’un souvenir, le goût amer et rance de notre solitude.