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siril

siril vincent


Last Updated: 8/27/2009

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Gender: Male
Age: 37
Country: FR
August 2, 2009 - Sunday 
J'arrive de nuit dans ma ville, Avignon. Mon ami Yves et Christine, que je vois pour la première fois, sont en bas de la porte. Ils m'aident à monter ma montagne de vie.. Je suis un peu abasourdi. Me voilà dans la ville où j'ai grandi, qui me connait et que je connais. Ils m'indiquent ma chambre, et je pense à mon appart Pompéen, que j'ai quitté. Je dois me familliariser avec ces nouveaux lieux. Mon ancienne vie est encore très présente, elle vit toujours en moi. Ce seront mes hotes qui me mettront à l'aise. Je leur explique en résumé mon plan. Je suis là pour travailler, j'ai un rendez-vous demain, je vais m'installer dans la région et Marie me rejoindra plus tard. Tout va trop vite. J'étais encore avec Marie ce Dimanche, et me voilà à 800 km, et je ne sais pas ce qui va m'arriver. C'est vertigineux. Je me sens à l'aise avec eux, je retrouve une famille spirituelle que j'avais quitté depuis tant d'années.

Le lendemain, je suis à Cavaillon. Je n'en reviens toujours pas. Le soleil est brulant. Suis-je fou, suis-je un idiot ? L'entretien se passe, j'ai failli me saborder lorsqu'il me demande si je veux rajouter quelque chose. Coup de panique, je lui sors "Je voulais savoir, est-ce que vous vous sentez bien içi ?" Et merde Siril. Tu fais tout foirer. Ton cerveau peut pas s'empêcher de dire des conneries.

J'appelle Olive et je le retrouve sur Raphèle-les-Arles. Et oui, je suis là, tête de con. En chaire et en os. J'avais dit que je le ferai. A 19 h, le responsable que j'ai vu me rappelle : "vous voulez toujours travailler avec nous ?" Comment ? Si je veux commencer une nouvelle vie et me barrer pour de bon ? Bien sûr que je le veux. "Et bien vous commencez demain.".......... Un moment de joie m'envahit. De victoire. J'avais fait le bon choix. J'avais fait tous ces kilomètres et je trouvais un premier point d'ancrage. J'appelle Marie. Elle n'en revient pas. Tout va trop vite. Marie est contente mais dubitative. Il est vraiment parti, il commence vraiment à travailler. Le compte à rebour a commencé. Les dés sont lancés. Et je reprends espoir.

La semaine s'écoule, et je me retrouve le soir, perdu dans ce gigantesque Auchan. Je suis déboussolé. Je n'arrive pas à savoir ce que je veux. Ni les produits, ni de ma vie. Je suis vraiment parti et je suis vidé. J'ai envie de me mettre à genoux et d'implorer, je ne sais qui. Une profonde tristesse m'envahit. Ai-je vraiment quitté Marie ?
A Yves, je finis par lui dire qu'au fond, n'est-ce pas un moyen détourné pour la quitter. Pourtant le coeur de Marie bat encore en moi. Malgré les agassements, malgré les sauts d'humeur. Je ne sais plus où j'en suis, mais je voulais respirer. Prendre l'air. Il n'est pas meilleur ailleurs, il est juste différent.