Salut à toutes et à tous ! C’est presque miraculeux : alors que le seuil épidémique est à présent dépassé sur le territoire national, que des lycéens se voient en repos forcé dans mon département, et que ce n’était pas la grande pêche qui régnait dans l’ensemble de la salle du Plaisanceweb 2 ce mercredi, je ne suis pour ma part toujours pas atteint de la grippe A ou autres pathologies hivernales, et l’on peut donc passer tous ensemble à un nouveau sujet comme je l’avais prévu. Alors je me suis dit qu’on allait une fois n’est pas coutume, mettre à profit le calendrier pour un petit briefing sur les chansons qui parlent de New York.
Bien évidemment, vous connaissez quasiment tous celle de Téléphone, « New York avec toi », qui date de 1984, autrement dit aussi vieille que votre serviteur : on ne va donc pas s'attarder davantage dessus, et effectuer un grand pas en avant, pour atterrir ces toutes dernières années, et notamment en 2007, avec le groupe Rock&Roll. Oui tout à fait, c’est le nom du groupe : « the name of the band is rock and roll », comme le précise la phrase que vous devrez taper toute attachée dans votre navigateur pour accéder à leur profil. Alors on est bien d’accord, ce quatuor Parisien dont le manager est New Yorkais est tout aussi prétentieux que Calvin Harris lorsqu’il affirme être le créateur de la musique disco, notre ami Écossais qui au passage, vient d’inventer le concept de synthétiseur humain, et pas avec les filles les + vilaines : la vidéo tourne depuis quelques jours sur le web, je vous laisse le soin de la rechercher si vous ne l’avez pas encore visionnée. Bref, tout comme notre copain Calvin, la prétention du groupe Rock&Roll à représenter à eux seuls leur genre musical n’est pas si usurpée que ça : il faut les voir en vidéo fumer et boire sur scène, et puis il convient également d’apprécier les différents morceaux de leur dernier EP dans toute leur diversité, EP intitulé « Losers, Boozers, Jacuzzi Users » : alors si on traduit ce titre, on n’a pas forcément envie de se procurer ou d’écouter une galette qui cause des perdants, des soûlards et des utilisateurs de jacuzzis, contrairement à leur premier EP de 2006 qui s’appelait « First Class Plane », dans lequel on était d’emblée tentés d’embarquer, mais comme je le soulignais à l’instant, on y trouve pourtant à l’intérieur des petites pépites, qui vont de la belle ballade émotive « Only fools die », au gros rock bien pêchu et bien gras avec le titre que j’avais l’intention de vous passer cette semaine, à savoir « Made it to New York ». Seul bémol, et pas des moindres : il se trouve que ce morceau n’est plus disponible sur Internet, que ce soit sur YouTube ou sur le player de la page du groupe, dont il a été entièrement retiré, sans le moindre disclaimer de leur part. Seul un billet en date du 14 novembre 2007 resté sans suite annonce effectivement une parution prochaine du clip officiel. Alors on peut avancer plusieurs hypothèses explicatives : la première, c’est la piètre percée de ce single dans l’Indé 30, où il est resté tout juste une semaine de décembre 2007 à la place numéro 29. Les 4 membres du groupe ont alors pu décréter : « eh bien puisque notre single plaît aussi peu aux Émouvus, c’est pas difficile, ça sert vraiment à que couic de le laisser à leur disposition sur nos différents sites ! » Enfin quand même les gars, vous auriez pu être un petit peu + indulgents avec nous, sachant que vous avez tout de même inscrit votre nom au panthéon des charts indés du Mouv’, avec un résultat comparable à celui des Futureheads ou encore de Justin Nozuka ! Non, ce qui a pu se produire + vraisemblablement, c’est que des membres de certaines familles de victimes des attentats du 11 Septembre aient déposé plainte contre eux, en leur disant : « Écoutez les mecs, écrire et balancer dans les médias un single qui s’appelle Made it to New York, désolés, mais pour nous, ça relève d’un mauvais goût foncièrement notoire ! » Alors ils ont obtempéré sans broncher : « Ah d’accord OK, bon bah on l’enlève alors ! » En attendant, vous pouvez toujours vous rabattre pour vous consoler sur une séquence de 5 minutes qui résume en quelques sortes leur périple et les temps forts en marge de leurs concerts à New York justement, le tout avec un sacré côté plaisantin.
La seconde chanson phare sur New York sortie à la même époque a reçu quant à elle un bien meilleur accueil dans l’Indé 30, puisqu’elle a trusté grossièrement les places numéro 3 à numéro 12 tout au long du printemps 2008, avec une baisse exceptionnelle en 16° position, si je me souviens bien : il s’agit de « Moving to New York » des Wombats, extrait de l’unique album du groupe Anglais paru à ce jour, intitulé « The Wombats proudly present a guide to love, loss and desperation », sorti le 13 novembre 2007. Autrement dit, pour résumer la chanson dans le contexte global du disque, si tu fais une dépression suite à une déception sentimentale, eh bien le mieux c’est de partir à New York pour aller y passer les fêtes de fin d’année !
Alors il existe aussi des faux amis parmi les titres supposés évoquer New York, et c’est le cas du morceau « NYPD » de mes potes de GOS, extrait de leur EP « Extended Pledge » sorti le 20 mars 2008, qui ne parle pas du New York Police Department, contrairement à celui que l’on va écouter cette semaine, puisque le sigle en question résulte ici d’un petit délire du groupe qui a voulu assembler ses initiales, avec le P pour Pierre Frank, le D pour David, et... je ne me souviens plus comment Olivier et Richard se sont attribués le N et le Y ! Toujours est-il que si vous ne connaissez pas cette chanson, et que vous trépignez d’impatience de la découvrir, 2 solutions d’offrent à vous : la première étant de venir voir le groupe en concert dans la capitale mardi 29, et alors là les garçons, vous allez être très nombreux à planifier votre escapade à la façon des Girls in Hawaii, si je vous dis que l’affiche de cette soirée comportera 4 groupes au total, mais aussi et surtout qu’elle fait partie de la série de concerts intitulée Mini Jupe Rock Party : autrement dit, tout un programme ! La seconde possibilité impose de savoir trifouiller un ordinateur, pour rechercher l’interview de GOS dans la Grosse Radio, en date du 30 janvier 2009 : vous y entendrez donc ce titre « NYPD », au milieu de 2 heures assurément ultra kiffantes dont vous ressortirez la pêche littéralement fendue !
On en arrive pour terminer au morceau de la semaine, finalement le seul titre Américain de cette sélection, que vous connaissez déjà si vous avez écouté au cours de la saison 2007/2008 le Rock Radio Show de Thomas VDB exclusivement consacré aux relations entre nos amis les rockers et leurs copains les policiers : à savoir un inédit des Strokes, qui devait figurer sur leur album à paraître dans le courant de l’automne 2001. Autrement dit, le 10 septembre, le tracklisting était fin prêt, seulement le lendemain, sont survenus les évènements que vous connaissez et que l’on commémore ce vendredi, avec les pompiers et les agents de police qui ont apporté une contribution remarquable pour sauver quelques dizaines de vies sous les décombres de Ground Zero (et c’est bien sous cette acception des choses que je vous aurais diffusé le cas échéant « Made it to New York », en guise de big up à ces équipes) et donc Julian Casablancas et ses copains se sont retrouvés un petit peu ennuyés, avec cette chanson « New York City Cops » sur leur future galette, qui prétendait que les policiers de New York n’était pas très finauds ! Du coup, eh bien eux aussi ont dû retirer cette plage de leur album pour parer à toutes les critiques, en revanche on a pu l’écouter l’année dernière dans le Rock Radio Show, et on la trouve toujours sur le site de partage de vidéos qui va cartonner dans les 10/15 ans à venir, notamment en version live : j’ai donc choisi cette prestation des Strokes au Festival Top Of The Pops, organisé en Angleterre par la BBC, la vidéo a été uploadée l’année dernière en 2008, mais elle doit dater de quelques années auparavant, le groupe ne donnant plus guère de news depuis 2007, si ce n’est par le biais d’Albert Hammond Junior, aka « There is no water in my shower », en solo !
Donc voilà, ce n’est donc pas tant pour appuyer cette assertion que je vous passe ce morceau, mais plutôt pour pointer de façon ironique le décalage a posteriori avec la situation rencontrée, et surtout pour illustrer l’influence que les attentats du World Trade Center auront également exercé sur l’histoire du rock.
Pour conclure, on peut se livrer à une petite réflexion et se demander si la reconstruction des 2 tours jumelles à l’identique, voire en mieux, est vraiment raisonnable, de même que j’ai lu récemment sur Internet que des tours de 150 à 200 mètres de haut allaient être construites à la Défense pour 2013, avec toute une kyrielle d’innovations technologiques au niveau des matériaux pour minimiser le bilan carbone : ceci dit, rien que de regarder le complexe Alto-Séquanien aujourd’hui en 2009, comme j’ai pu le faire cet été, on se dit qu’il ne vaudrait mieux pas qu’un avion vienne percuter ces « buildings tout de verre et d’acier »... comme le chante Renaud dans son duo avec Axelle Red, si ma mémoire est bonne, qui ne fait pas partie à proprement parler des chansons sur New York que l’on vient d’évoquer en première partie de ce billet, mais qui reste à l’inverse le seul single faisant clairement allusion aux évènements du 11 Septembre : vous le connaissez, il s’appelle « Deux étrangers du bout du monde », et c‘est tout simplement un magnifique appel à l’amitié et la tolérance entre les peuples, Orientaux et Occidentaux notamment, mais pas uniquement. Enfin, je ne saurais refermer ce blog sans évoquer le morceau qui restera à jamais associé pour moi à cette journée du 11 septembre 2001 : cela va sans doute en surprendre certaines et certains d’entre vous, car il s’agit de « Thank you » de Dido ! Mais c’est sur cette mélodie un petit peu mélancolique comme ça que je prenais mon repas à la cafétéria de ma Faculté, où je passais d’ailleurs ma toute première semaine, aux alentours de 13 heures 30, et c’est elle qui a également accompagné cette soirée tragique et solennelle de news, au cours de laquelle on entendait que « plus rien ne serait jamais comme avant ». Un titre idoine, de nouveau, pour remercier les pompiers et les agents de police ! Alors dans cette playlist du midi, figurait aussi cette chanson dont je ne me souviens plus du titre ni du nom de l’artiste, mais juste des paroles : « Vivre ma vie sans un amour, fuyant la lumière du jour, me semble un soir de décembre »... et c’est un petit peu le côté tragique également, de ce ciel bleu d’une pureté infinie qui à 15 heures 03, s’est effectivement transformé en une sorte de nuit noire, cette chanson portant donc également toute la symbolique de la fin d’une période heureuse et prospère, que l’on croyait même marquer le début d’une Troisième Guerre Mondiale. Et pourtant, dans l’heure qui a précédé ces évènements, on était bien loin de se douter de ce qui allait se produire, et après coup, on s’est vraiment trouvés aussi cons que les Strokes, pour avoir balancé un certain nombre d’avions en papier dans l’amphithéâtre, et ainsi « bizuté » comme le voulait la tradition, une enseignante qui y donnait son tout premier cours de l’année ! Eh bien voilà, c’était il y a 8 ans déjà, mais cette journée reste à jamais gravée, je pense, dans nos mémoires collectives : donc si vous souhaitez réagir avec vos anecdotes personnelles, et me raconter comment vous aviez vécu ces évènements, n’hésitez pas à déposer ici des commentaires ou à m’envoyer des mails ! En attendant, vive la paix, merci de votre fidélité, et bonne semaine à toutes et à tous !