Ils errent, sans but, sans destination
cherchant à survivre à l'heure qui suit
Leurs lendemains semblent si lointains
Un pays dont ils entendent parler mais qu'ils
ne verront peut-être jamais
Victimes de guerres, de désastres, de mains brutales,
de haine, d'indifférence
Peu importe leurs destins, ils promènent leurs enfances
malmenées, hagards, cherchant un hâvre où poser leurs
âmes blessées.
Si l'on ne rêve pas, on meurt alors,
que leur restent-ils à part leurs rêves?
Rêver de parents aimants, disponibles
Rêver des silences que la guerre leur dérobe
Rêver de corps forts, qui ne connaissent pas
la maladie, les blessures
Rêver de paix, d'amour, d'entraide
N'est-ce pas les voeux que la terre entière s'apprête
à se souhaiter dans quelques jours?
Mots vains, vides de sens, dit avec automatisme par un
nombre trop grand
Mots puissants, résonnants de l'espoir d'un jour meilleur
Pour ces enfants de l'oubli
Joanne R.