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Last Updated: 12/15/2009

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Tuesday, February 24, 2009 

Category: Romance and Relationships

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http://www.maximalminimal.com/blog-fr/?p=2215


 




Il est minuit tout juste, et l’EP Pets Dance du désormais solitaire SPA sort en CD et digital ce mardi 24 février, trois semaines après sa sortie vinyle. Sensation du label de Steve Aoki, Dim Mak Records, SPA revient, entre autres, sur les clichés et critiques véhiculées à son sujet, de manière très intelligente.







Maximalminimal : Bonjour SPA, présentez vous pour ceux qui ne vous connaîtraient pas encore.




SPA : SPA a démarré vers août 2007. Au départ nous étions deux, avec une envie commune de faire de la musique. L’aspect instinctif et transcendantal de la musique électronique en général, et des premiers morceaux produits en particulier, nous a naturellement guidés vers cette connexion musique/animalité. Nous avons un temps porté des masques pour illustrer ce parti pris artistique, ce n’est plus le cas. Nous avons un temps été deux : B1 mon ancien acolyte et co-fondateur du projet, qui se chargeait plus de la partie scénique, et moi qui m’occupais essentiellement des morceaux, j’ai continué seul pour focaliser le projet sur ce qui dedans a du sens et peut le faire évoluer.





MM : Du temps où vous étiez deux, j’ai pu lire quelques critiques vous présentant comme “un duo masqué de plus” après les Daft Punk ou encore les Bloody Beetroots… qu’est-ce qui vous rend uniques ?





SPA : Il s’est créé un fossé entre la cohérence musicale et l’aspect visuel d’SPA. Les morceaux peuvent se permettre d’être cheap, ça se marie plutôt bien avec la violence sonore, et disons que l’instinct ne s’embarrasse pas toujours de perfectionnisme par définition, et la musique reste le but premier du projet. Donc les morceaux sont la base. L’aspect visuel est censé enrichir cette base. Le problème avec les masques, en particulier ceux d’animaux, est qu’ils focalisent l’attention bien plus qu’ils ne le devraient au risque de supplanter la musique. Je me suis retrouvé à cet endroit précis où la cohérence visuelle et sonore me semblait de moins en moins évidente, et où pour y remédier il m’aurait fallu fournir un travail et du temps qui, à mon sens, devaient être investis dans la musique.


La seule base qui me semble présenter un intérêt est cette approche instinctive de la musique qui guide toute la construction de mes morceaux. L’aspect visuel actuel est un équilibre entre les différents codes basiques qui l’influencent. C’est très minimaliste, à l’image de Pets Dance et Dumbo. Sur Dumbo il y a trois instruments. Pour les visuels il y a du rouge, du noir et du blanc, ça restera le code couleur car ça illustre bien l’atmosphère de ma musique, violente simple directe, sans effets de sophistication pompeux. Je veux rester sur un univers visuel qui accompagne la musique simplement, tout depuis la page jusqu’au teaser est construit sur des blocs élémentaires qui font écho à l’échantillonnage ou l’aspect numérique de la musique électronique. Ça c’est pour la base, ensuite les codes du teaser sont là pour lancer des pistes. J’aime l’idée de pouvoir identifier un artiste à un son, même si le plus souvent c’est grâce à une construction sonore que tu identifies un artiste. C’est dans cette démarche que j’ai produit ce son caractéristique sur le teaser, qui a plus ce côté guttural et organique que synthétique.






MM : D’où venait ce délire de coupler des masques d’animaux à des Shutter Shades ?





SPA : C’est assez anecdotique et ça fait partie des choses que je veux désormais éviter : associer l’à peu près au non sens pour un résultat digne des meilleures séries Z.





MM : Comment s’est passée votre rencontre avec Steve Aoki et le crew Dim Mak Records ?





SPA : Cela s’est passé début 2008. Steve Aoki est tombé sur Pets Dance alors que Busy P le passait dans une soirée, après que Gaspard Augé lui ait fait découvrir.




 

MM : Ce label a signé les artistes les plus musicalement violents de la scène électronique actuelle, pensez-vous que cela conditionnera encore un peu plus votre son?





SPA : J’ai la prétention de croire que certains labels choisissent encore leurs artistes parce qu’ils pensent que ces derniers vont leur apporter quelque chose de plus que le fait de grossir leurs rangs.
Steve a signé SPA parce que le son lui plaisait, il a entendu plusieurs morceaux faits à différentes périodes et a dû se dire en extrapolant que cette évolution lui convenait, et que ça devait valoir la peine de tenter le coup.






MM : Votre EP “Pet’s Dance” ne sort que maintenant alors que le morceau s’échange sur les blogs depuis déjà un bon moment. Pourquoi avoir attendu si longtemps ?





SPA : Le label a un calendrier assez chargé et sortir un maxi ne se limite pas, à mon sens, à prendre un morceau et le balancer sur une plateforme payante ou balancer des remixes sur des blogs. Je suis assez attaché au vinyle, et le fait que Pets Dance sorte en vinyle est une vraie satisfaction personnelle. Dumbo apporte autre chose que Pets Dance et les remixes également. Quand tu ajoutes tous ces éléments ça justifie le fait d’attendre un peu avant de sortir un disque, afin de pouvoir l’assumer pleinement.





MM : Comment avez-vous vécu le fait de vous faire remixer par des mecs qui vous ont influencés et étaient sur cette scène dès le début (Steve Aoki & Bloody Beetroots) ?





SPA : Il vaut mieux oublier ces histoires de scène, et se concentrer sur le continuum musical qui, lui, a un sens. Ensuite on peut voir le remix de différentes manières. Je trouve que les remixes sur le maxi se complètent parfaitement et étoffent très bien la portée du maxi. Que se soit Les Petits Pilous, Les Bloody Beetroots et Cécile, Steve Aoki, je pense que tout le monde a aimé faire ça, et je les en remercie.




 


MM : “SPA’s music is being compared to a psycho-active substance”… En effet, c’est la première impression que donnent vos morceaux. Est-ce que vous composez vous-mêmes sous psychotropes ?






SPA : C’est le fait de produire de la musique qui est psychotrope. Tu peux passer des jours sur un morceau qui ne deviendra rien et pondre un truc acceptable en 5 minutes, mais l’état dans lequel tu te trouves dans les deux cas n’a rien de banal, c’est assez fou.





MM : Quel matériel (harware/software) utilisez-vous pour composer ?




SPA : Pour composer, Live et Reason exclusivement, car je ne sais me servir de rien d’autre.
 
 
MM : Quel est votre meilleur souvenir live ?





SPA : Un set à Londres il y a un an, on mixait entre les groupes et à la fin toute la salle est venue nous voir, c’était assez dingue.





MM : Quels sont vos coups de cœur (morceaux, artistes,…) du moment ? Et vos influences de longue date ?





SPA : J’ai mixé récemment avec Art Whiplash qui a des idées intéressantes, sinon Roÿksopp, le dernier maxi de Oizo Pourriture est très bon, son meilleur depuis Nazis, et pour finir Château Marmont qui devraient vite exploser. Pour les réf de longue date Smith’n'Hack, Material, I-F, Dopplereffekt, Zongamin & Flesh Records, Down Low Music, Zoot Woman – Living in magazine (Paper faces remix), B.W.H, BBC Radiophonic Workshop, Dennis Wilson etc….





MM : Ne pensez-vous pas que le mouvement de la musique saturée et des compresseurs violents est sur le point de s’essouffler et que le mouvement arrive à son terme, tout du moins en France ? Comment percevez-vous son avenir ?





SPA : Comme je le disais plus haut, cette vision scénique est un peu déprimante. Je sature pas mal de la musique et des remixes à la chaîne que j’entends où l’argument principal est la saturation, certes. A côté de ça, certains labels sont restés bloqués sur le post punk ou la minimale. Certains ressuscitent, d’autres créent, quel que soit le genre ou courant musical. Je préfère juger à l’aune d’un projet artistique que sur la simple affiliation à telle ou telle chapelle. L’avenir est nécessairement excitant.




Merci à SPA d’avoir répondu de manière aussi complète a nos questions. L’EP Pets Dance est disponible dès ce matin chez vos meilleurs disquaires ou plates-formes de téléchargement.




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ENGLISH VERSION



It is just midnight, and SPA’s Pets Dance EP is now available on CD and digital on Tuesday 24 February, three weeks after its vinyl release. New sensation of Steve Aoki’s Dim Mak Records, SPA responds cleverly, among other things,  to the clichés and reviews carried about him.


Maximalminimal: Hello SPA, go for those who do not know yet.

SPA: SPA started in August 2007. Initially we were two, with a common desire to make music. The instinctive and transcendental aspect of electronic music in general and the first tracks produced in particular, has naturally led to this connection music / animality. We have a time worn masks to illustrate this artistic bias, this is no longer the case. We have been two: B1 my old sidekick and co-founder of the project, who was responsible over the stage, and me who was dealing mostly with writing and production, I continued alone to focus the project on the inside to allow it to get a true meaning and a real future.


MM: At the time when you were two, I have read some reviews with you as a "spare masked duo" after the Daft Punk or even the Bloody Beetroots ... what makes you unique?

SPA: A gap between musical consistency and the visual aspect of SPA has emerged. The tracks can afford to be cheap, it goes rather well with the sonic violence, and let’s say that the instinct does not always bother with perfectionism by definition, and the music remains the primary goal of the project. So the tracks are the basis. The visual appearance is expected to expand this basis. The problem with masks, particularly with animal ones, is that they focus much more attention on them than they should, at the risk of jeopardizing the music itself. I found myself at this precise situation where the visual consistancy and sound seemed less and less obvious, and where to address them I would have had to provide labor and time, which I believe should be invested in the music .

The only basis which seems relevant is the instinctive approach to music that guides the construction of my tracks. The current visual aspect is a balance between basic codes that influence it. It's very minimalistic, just like Dumbo and Pets Dance. Dumbo has  three instruments. For visuals there is only  red, black and white, it will remain the color code because it illustrates the atmosphere of my music, violent simple direct, without  sophistication pomposity effects. I want to stay on a visual world that accompanies the music simply yet efficiently, everything from the teaser till the page is built up on elementary blocks that echo the sampling or the appearance of digital electronic music. This is for the basis, then the codes are there in the teaser to launch signals. I like the idea of being able to identify an artist with a sound, although most often it is a building of sound that identifies an artist. It is in this purpose that I produced this specific sound on the teaser, which is more guttural and organic than synthetic.


MM: Where does the idea of coupling masks of animals and Shutter Shades come from?

SPA: It's quite anecdotal and it is one of the things I now want to avoid: associate approximation to nonsense for an outcome worthy of the crappest sci-fi movies.


MM: How did your meet with Steve Aoki and Dim Mak Records?
SPA: This happened in early 2008. Steve Aoki fell on Pets Dance while Busy P was mixing it, after Gaspard Augé had given him the track.


MM: This label has signed the most musically violent artists of the current electronic scene, do you think this condition a little more your  sound?


SPA: I pretend to believe that some labels still choose their artists because they think they will give them something more than the fact of chubbying their ranks.

Steve signed SPA because he liked the sound I guess, he heard several tracks made at different times and had to say that by extrapolating this suited him, and that it was worthwhile to try a thing together.


MM: Your EP "Pet's Dance" is coming out now when the song is traded on the blogs for quite a while. Why wait so long?

SPA: The label has a fairly busy schedule and releasing a record is not, in my view, to take a track and swinging on a payload platform or put remixes on blogs. I'm pretty committed to vinyl, and the fact that Pets Dance is released on vinyl is a real satisfaction to me. Dumbo brings something else than Pets Dance and so do the remixes. When you add all those elements that justifies to wait a bit before releasing a record in order to fully assume it.


MM: How did you feel to get remixed by guys that have influenced and were on the scene at the very beginning (Steve Aoki & Bloody Beetroots)?


SPA: It is better to forget these stories of scenes, and concentrate on the musical continuum, which is meaningful. Then you can see the remix on different ways. I think the remixes on the single are complementary to each other and expand the scope of the record. Whether Les Petits Pilous, The Bloody Beetroots and Cécile, Steve Aoki, I think everyone loved doing that, and I thank them for that.


MM: "SPA's music is being compared to a psycho-active substance" ... This is the first impression given by your songs. Do you yourself take psychotropic substances?

SPA: This is the act of producing music that is psychoactive. You can spend days on a track that has no potential/future and do something acceptable spawn in 5 minutes, but the state in which you find yourself in both cases is not trivial, it's pretty crazy.


MM: What material (harware / software) do you use to compose?


SPA: To compose, Live and Reason exclusively, because I do not know how to use anything else.


MM: What is your best memory live?


SPA: A set in London a year ago, we mixed in between bands and at the end the whole audience came to see us, it was pretty crazy.


MM: What are your listening to (songs, artists, ...) at the moment? And what are your long time  influences?

SPA: I recently mixed with Art Whiplash, who has interesting ideas,  Royksopp, the last Oizo single “Pourriture” is very good, his best since Nazis, and finally Chateau Marmont that should soon explode. For the long time references Smith'n'Hack, Material, IF, Dopplereffekt, Zongamin  & Flesh Records, Down Low Music, Zoot Woman - Living in magazine (Paper faces remix), BWH, BBC Radiophonic Workshop, Dennis Wilson, etc ....


MM: Don’t you think that the movement of saturated music and violent compressors is about to falter and that the movement comes to an end, at least in France? How do you perceive the future?


SPA: As I said earlier, this vision restricted to a scene comes a little depressing. I saturated a lot of music and remixes where the main argument is the saturation, for sure. Beside, some labels are stuck on post punk or minimal. Some copy and others create, whatever the musical genre . I prefer to judge on the basis of an art project than on the mere membership in a particular chapel. The future is necessarily exciting.

SPA thank you for responding so fully to our questions. The Pet's Dance EP is available as of this morning at your favorite stores or download platforms.

Gerisa:.

 
magnifique!
 
Posted by Gerisa:. on Monday, March 23, 2009 - 1:24 AM
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SYLVOUCH ★★★NEW★★★ ★★★TRACK★★★

 
cool cette interview, je l'avais raté.

++
 
 
Posted by SYLVOUCH ★★★NEW★★★ ★★★TRACK★★★ on Thursday, April 30, 2009 - 2:12 PM
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