MySpace
myspace music


DOUBLE NELSON



Last Updated: 12/29/2009

Send Message
Instant Message
Email to a Friend
Subscribe

Status: Single
City: Nancy
State: Lorraine
Country: FR
Signup Date: 7/12/2007
Saturday, August 25, 2007 
Edward J. Sutton Davis
vs.The So Sorry Spaceman
Marié à une danseuse éxotique et organisée, je l'accompagnais régulièrement sur cette base commerciale du 5-4 aux confins de l'éther connu afin d'y faire les courses du mois. La pratique de ce genred'exercice me rendant parfois susceptible, je préférais l'attendre au bar tout en réfléchissant.A tout bien considérer, le voyage s'était plutôt bien passé si ce n'est qu'un pilote un peu indisposé avait rendu son déjeuner sur le dos de ma chère et tendre.Je repensais vaguement à cet épisode somme toute sans gravité en finissant mon verre quand je remarquai la présence d'un homme de l'espace aux manières singulières. Intrigué, je l'invitai à ma table et engageai la conversation en lui demandant la route pour Epsilon d'Andromède où parait-il les plaisirs du lundi y sont incomparables."Y y y y y vaut...m..mieux prendre pa pa pa pa...par, y a pas ma ma...mââ marqué Androm...m..mède mais c'est ........... ....tout droit, tu peux pas tetete...tromper.Cà raaaaaaallonge mais t'es moins emm................."J'attendais poliment la fin de sa phrase quant à ma grande stupéfactionje le vis dégainer lentement son désintégrateur, viser juste au-dessus de ma tête et faire feu dans un cri de passion primitive.Le souffle chaud et la pestilence du laser faillirent m'incommoder. L'homme s'en excusa mais il venait de reconnaitre une dangereuse espionne interstellaire déguisée en ménagère faisant ses courses et nous en avait débarrassée, oeuvrant ainsi pour une paix que tout un chacun souhaitait.Pris d'un doute tout soudain, je me retournai mais il ne restait qu'une bouillie fumante au milieu des sacs de commissions.Le rayon en pénétrant par le nombril avait fait monter subitement le corps en température, portant à ébullition le sang et les yeux, jusqu'à ce que les os fondent dans un borborygme hideux.Une rapide analyse ADN des restes de cette malheureuse me fit découvrir avec stupeur que ce con venait de buter ma femme. Il avait coco co confondu...une tè tè terrible méprise... désolé.. et il disparut à reculons, reprenant son parcours erratique à travers le cosmos.

vs. The So Sick Spaceman
Alors que nous profitions de l'accélération tangentielle de l'orbite de Bételgueuse (où il y a peu encore j'en décousais avec "l'ombre bruyante") on nous fit part d'une bien étrange affaire.Un pilote que le voyage spatial rendait malade, n'avait pas trouvé mieux que de vomir sur un géranium cendré de Pluton, provoquant ainsi le décès de la plante.Immédiatement mis aux arrêts pour crime majeur à l'encontre du vivant, nous nous apprêtions à le juger sommairement comme le veut l'usage et les préparatifs de cette bonne fête allaient bon train.Toutefois certains détails de l'affaire me chiffonnaient un peu.Tout celà me rappelait l'époque de la Folle D'un Autre Monde apparue dans notre univers au cours de la Grande Famine. Elle s'illustra en luttant pour le réchauffement de la planète(ce qui somme toute nous arrangeait bien nous au nord) mais son implacable furie envers le monde végétal très certainement liée à ses problèmes gastriques restait tout à fait inacceptable. S'ensuivirent divers évènements, dont personne ne sortit grandi, qui nous amenèrent rapidement à signer un traité de non-agression avec les plantes et à nous débarrasser de l'autre Cinglée Venue D'Ailleurs.Or , pour en revenir à notre affaire, depuis la signature du traité personne n'avait encore osé rompre ce pacte si indispensable à notre survie. Résolu à en avoir le coeur net, je pris les choses en main et fit ce qui s'imposait : une autopsie du végétal afin de déterminer les circonstances exactes de la mort. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir qu'en fait de fleur, nous étions en présence d'un robot espion des plusperfectionnés, en violation flagrante de nos accords !L'infortuné pilote fut libéré séance tenante et pour me remercier de lui avoir sauvé la mise, nous invita, ma femme et moi, au match de la finale de la Coupe.Malheureusement la première ola lui fut fatale et il rendit son déjeuner sur le dos de mon épouse.Comme par un fait exprès, ces images firent le tour de tous les bêtisiers de l'espace, ce qui fit d'elle une star intergalactique.

vs. The Noisy Shadow
Malheureux comme les pierres, je sillonnais la nébuleuse du tourbillon libidineux (strictement pour adultes) à la recherche de ma sérénité perdue lors de l'invasion des hommes pourpres de l'espace.Passant par hasard dans le secteur de Bételgueuse, où la beauté et la flicaille pullulent, je décidai de m'enquérir de leur tout nouveau modèle de caisson d'isolation dont ils faisaient l'article. Bouton M/A, kit de rangement facile, possibilité de faire entrer un ours et finition arrondie le tout pour pile poil un mois d'allocation.A peine sorti de mon vaisseau, j'eu la sensation diffuse de sentir "Sa" Présence mais n'y prêtai pas une attention particulière ayant franchement d'autres chats à fouetter. Sans perdre un instant je me fis conduire au Salon de l'Isolation et demandai à tester leur petite merveille. On m'emmena alors au caisson témoin qui se trouvait au beau milieu d'une troupe de danseuses ondulant au rythme du silence, sur une scène titanesque baignée de mille feux plasmatiques.Ayant revêtu la tenue adéquate, je pénètrai dans l'appareil et commençai à me relaxer dans la solution dite de détente-californienne. Alors que ma conscience s'étendait à l'Ultime Multitude, "Sa" Présence devint subitement palpable. Venue d'une époque où la nature semblait encore impudique, la Créature rassemblait les forces du néant et resserrait son étreinte sombre et bruyante.Je sortis précipitamment de l'engin pour découvrir un spectacle qu'il n'est pas donné de voir. La lumière elle-même avait disparu de ce monde et un son maudit résonnait sans limitation de volume.Une des artistes, semblant ne pas saisir la gravité de la situation, poursuivait sa danse lascive et paradoxale.Ebloui par tant de beauté ondulatoire et sentant la mort qui balaierait sous peu le luxe et l'indolence de nos vies, je lui dis : << Ce coup là si on s'en sort, bordel de "bip"de "bip" de sac à "bip", ch't'épouse >>Quelques instants plus tard tout rentrait dans l'ordre, le phénomène météorologique était connu ..par les Bételgueusiens.. mais ce qui est dit est dit, et ce qui fut dit fut fait.

vs.The Purple Spacemen
Obnubilé par le confort moderne comme le sont souvent les natifs du nord, je me prépare à passer un lundi de rêve à me saouler.J'arrive en vue d'Andromède et la tour de contrôle m'indique mon aire de stationnement, entre le Sophie M. et le Karembeu, ce qui ne m'arrange qu'à moitié.Je me rends le plus discrètement possible dans un bar que je connais bien tenu par deux excentriques vénusiens à l'humour avant-gardiste qui, comme un subtil panneau l'indique, ont le regret de nous informer que"Mr Marc Moissat ne fait plus partie de l'établissement" (qu'il est remplacé au pied levé par Mr Jean Caisse) ou encore "qu'il vaut mieux être saoul que con" et bien d'autres extraits choisis de l'ancienne poésie.A mon septième "Solo Un Ditto" (littéralement "Just A Finger") je me surprends à méditer sur ce que m'a raconté l'autre jour Jau-Ni quand une bande de connards pourpres de l'espace fait irruption dans le bar.Je jette illico un oeil à l'extérieur et je me rends compte qu'il ne s'agit pas de quelques enfoirés rougeauds qui déboulent mais bien d'une véritable Armada des pires fouteurs de merde que l'espace puisse gerber sur une terre hospitalière.Légèrement pris de boisson, je me mets à les insulter direct, avec l'impunité jouissive que procure la barrière de la langue.Leur chef, un molosse aussi large que haut, a pourtant l'air de comprendre parfaitement ce que je dis et c'est une projection dans le coin, coup de la corde à linge, prise de la soumission, écrasement fessier, cracévacuation sur civière.Le soir même, contre tout avis médical, je rejoignais le carnaval de Rio, son ambiance bon enfant et son abondance de fesses.

vs. Jau-Ni
Ayant réglé l'épineux problème du Terrible Trio lors de mon passage mouvementé dans le secteur de Cassiopée, je trainais ma désespérante inactivité au travers des mondes les plus insignifiants de l'univers connu.Celui sur lequel je me trouvais alors semblait ne pas déroger à la règle au détail près, comme j'allais très vite m'en rendre compte, que tout y était extrêmement dangereux.Les autorités locales, fort heureusement, fournissaient gratuitement des êtres délicieux capables de déjouer les pièges les plus mortels et les plus insoupçonnables de cette étrange planète. On les appelait Jau-Ni.Celui qu'on m'octroya m'emmena par un parcours des plus complexes au travers de rues qui, à l'en croire, recèlaient mille dangers. Il me fit sauter les rails d'un tram légendaire qui n'aurait jamais servi, m'obligea à contourner les plaques d'égoûts et même à éviter d'autres endroits sans aucune particularité, prétextant qu'ils étaient synonymes de mort. Puis vinrent des couloirs où il fallait sans cesse revenir sur ses pas, et encore des portes à fermer trois fois si on veut les rouvrir un jour, des places gigantesques aux portes dorées à l'or fin qu'on traverse les yeux fermés pour une raison qui m'échappe, des pièces rabougries dans lesquelles on hurle en buvant un liquide blanchâtre jusqu'à la toute dernière goutte, des poteaux qu'on escalade à l'envers jusqu'à toucher le plafond avec son cul ........ j'ai pas vu le temps passer.Le soir venu Jau-Ni me ramena à mon vaisseau en chantant des airs abominables, prenant bien soin d'éviter les ombres tout en s'essuyant les pieds sur des paillassons imaginaires ... épuisant !Et bien, malgré le nombre hallucinant d'occasions de mourir ou pire encore, j'arrivai à l'astroport sans une égratignure.Je remerciai mon guide chaleureusement et lui laissai un pourboire conséquent. Quand je lui dis que c'était quand même un monde fascinant sur lequel il habitait, il m'a répondu : "c'est comme tout, on s'en fatigue".

vs. Le Terrible Trio
Le Terrible Trio : Kalte Füsse, Olivier, Zinédine (dans l'ordre alphabétique), une bande de bois sans soif et d'écumeurs des galaxies comme on n'en fait plus.Leur passe-temps favori consistait à provoquer des catastrophes diverses et meurtrières ayant appris que la peur suscitait chez les populations incriminées une hyper-sexualité galopante.Certes en son temps l'Autrenc nous avait déjà gratifié de quelques principes à la philosophie douteuse, on pouvait encore comprendre, mais là ...J'étais tranquille en vacances, comme d'habitude, ma femme ayant hérité de bien plus qu'il n'en faut et n'étant pas, à l'instar de moi, d'une nature épargnante. Nous goûtions sans remords la tiédeur des bains régénérants et dispendieux de Cassiopée, en croisière entre les îlots de gaz hilarants, et tout n'était qu'harmonie. L'ambiance battait son plein quand le naufrage nous prit totalement au dépourvu.Ma femme fit partie des premières victimes.J'étais loin de me douter en cet instant déjà funeste que le Terrible Trio se trouvait à bord. Toujours est-il que quand il ne resta qu'une seule embarcation, je me retrouvai seul face à ces trois là, et à mon destin par la même occasion.Décidé à débarrasser l'univers d'une si triste engence, j'optai pour une attaque intellectuelle, les mettant en difficulté sur le terrain toujours spongieux de la connaissance du savoir :"Considérant qu'une corde faisant le tour de la terre mesurerait environ 40 000 km, de combien devrait-on la rallonger si on voulait la mettre à 1 m du sol ? .... à 10cm près ..."La circonférence étant par définition égale à 2PixR, en plaçant la corde à 1m du sol le rayon devient R+1m, la nouvelle circonférence est alors de 2Pix(R+1) ou 2PixR + 2Pi. Il faut donc rallonger la corde de 2Pi, soit à peu près 6,30m. Et avec une balle de ping-pong (jeu dont j'ai la totale maitrise) c'est pareil.Cà leur en a bouché un coin et j'ai pu facilement m'emparer de la dernière embarcation, les laissant hébétés sur le pont du navire qui bientôt s'enfonça bruyamment dans l'acide.

vs. L'Autrenc.
Si je me souviens bien de cette époque en particulier c'est qu'on venait d'inventer l'immortalité assistée par ordinateur (I.A.O) au grand dam du corps médical.Depuis mon passage dans le show-biz, il me fallait une sorte d'emploi fictif mais régulier et je m'étais installé comme détective avec la ferme intention de me la couler douce. Et puis je ne sais pas ce qui m'a pris mais j'ai accepté un boulot, comme on accepte un verre, un dernier pour la route (qui, dit on, en dit long ...)Des gens recommençaient à mourir sans raison apparente, à intervalles irréguliers, un peu partout sur terre. J'ai tout de suite su que l'Autrenc était derrière tout çà et çà ne me disait rien qui vaille.Alors je me suis gavé d'amphète et j'ai déboulé chez lui comme un dingue. Il m'a dit que "c'était pas la peine de gueuler comme çà, çà sert à rien de s'énerver, qu'est-ce que je croyais, qu'on serait immortels et puis voilà ? Comment on fait avec la place, la bouffe, les gosses, on va quand même pas supprimer les gosses !"Et patati et patata et à la fin j'ai bien vu qu'il n'avait pas tout à fait tort.Il m'a expliqué calmement la géniale solution que lui et ses copains avaient mise au point pour pallier à ces légers inconvénients. Ils élevaient quelques rats dans l'ordinateur qui gérait l'immortalité et, par un système des plus ingénieux, chaque fois qu'un rat chiait dans l'ordinateur, une mise en équations incertaines des coordonnées de la crotte entrainait la mort d'un humain placé aux coordonnées équivalentes sur le globe terrestre. On pouvait même faire des paris.D'ailleurs si je voulais essayer.L'esprit un peu embrumé par tout ce qui se promenait dans mes veines, j'ai pas bien suivi dans les détails mais à un moment donné çà m'a gonflé. Alors j'y ai bousillé sa face à cet enfoiré, retouvant d'instinct lestechniques enseignées par Maître Takami (un moine télé-maniaque et irrascible chez qui je vécus une jeunesse dorée), et, tant que j'y étais, j'ai fait sauter tout le bazar avec les rats.Du coup on n'a pas été immortels bien longtemps.

vs. le show-biz
Ayant acquis une certaine notoriété lors de mon combat pour le port d'un gros noeud mauve sur le ventre comme seul signe ostentatoire de réussite sociale, j'ai profité de cette aubaine médiatique pour me lancer dans la chanson, domaine dans lequel je me faufilais depuis les évènements de 76.Ambiance chaloupée, splendides créatures tentant des cascades dans un laboratoire surchauffé, rythme endiablé et bassiste solide sur ses appuis et hop, bingo, numéro 1 !Du coup je me suis dit, pourquoi pas le cinéma.J'avais même un scénario ...Un savant découvre une substance qui rend les cochons d'Inde quasiment invulnérables et capables de voler, et se l'inocule par inadvertance en éternuant. Il se retrouve genre Superman mais malheureusement avec un q.i. de 1, un effet secondaire imprévisible de type allergique.L'incident se produit simultanément chez nombre de scientifiques et l'humanité se retrouve alors face à des centaines de crétins invincibles déambulant à mach 3 et faisant les pires conneries.Pour corser l'affaire, des extra-terrestres supérieurement intelligents tentent un premier contact avec notre civilisation dans le but de nous intégrer à une fédération de planètes basée sur le "mais c'est rien". Notre président tente vainement d'expliquer à nos nouveaux amis que les berlingos qui font n'importe quoi en ce moment on est bien obligés de s'en occuper dare dare,ils se bornent à nous dire que c'est rien du tout.Devant notre insistance et notre aveuglement, ils se voient contraints d'appliquer le plan B et font péter la planète..On retrouve notre savant sur la lune. Il a miraculeusement survécu à l'explosion et mieux encore, il a retrouvé son q.i. d'origine et n'a plus besoin de respirer ou de manger ou de boire, la déflagration ayant généré une surcharge dans le champ sub-spatial. Par contre il est toujours allergique.... Musique qui envoie, mise en scène à l'ancienne et paysages magnifiques, rien n'y a fait, je me suis ramassé.Fort heureusement, je gagnais une fortune par hasard la semaine suivante et je piquais sa femme à un sportif mondialement connu.

vs.Une Légère Surcharge Pondérale
A l'appel de la sirène de midi du premier mercredi du mois, toutes affaires cessantes, mon groupe international de réflexion (le fâmeux U.L.S.P.) se retrouvait quelques heures pour divaguer autour de quelques boissons sur les sujets les plus abscons.Ces réunions informelles se déroulaient généralement dans l'arrière salle d'un bar/parcours de santé, bien mieux que les restaurants/footing, même si j'attendais avec impatience d'essayer le nouveau flunch/piscine qui, à en croire la publicité, déchirait tout.Ce genre d'établissements faisait un malheur depuis qu'un véritable génie avait découvert les bienfaits d'une activité sportive raisonnable mais, et c'est là toute la différence, le ventre plein et un peu ivre, le tout en respectant un protocole complexe à base de drogues qui n'avaient plus aucun secret pour nous.Anima Sana In Corpore Sano.Tout çà c'était bien beau mais en 76, quand la Grande Famine du stupéfiant a touché notre cadran stellaire, on n'a pas vu le coup venir. On a freiné notre consommation avec une inertieconsidérable et on s'est inévitablement retrouvés dans le besoin.Et comme la raréfaction des points d'eau fait boire l'antilope près du lion, on a fini par cotoyer des gens discutables.L'un d'eux avait une théorie selon laquelle il y avait forcément autour de nous, en quantité peut-être énorme, quelque chose d'apparence anodine qui s'avèrerait être de la drogue si on se donnait la peine d'essayer.Cà a été le début de la fin. On a tout essayé.18 446 744 073 709 551 615 tentatives infructueuses.Je ne fais plus la différence entre une bite et une bitte, et avec les autres membres d' Une Légère Surcharge Pondérale on a rejoint une chorale expérimentale qui, dixit les spécialistes du genre, ferait comme une sorte de free-jazz ........à part que c'est pas du jazz.

vs. Takami
Je cours comme un dératé sur une planète d'apparence hostile.Au loin j'aperçois bientôt des silhouettes inconcevables et en Loden qui semblent m'attendre de pied ferme. J'essaye vainement de m'arrêter mais plus je ralentis et plus le sol s'incline m'obligeant à reprendre ma course de plus belle.Arrivé à proximité des êtres étranges, je ne peux que constater avec effroi qu'il s'agit en fait de milliers de clones géants d'un de mes anciens professeurs de langue qui, par sa cruauté bonhomme et son sens aigu de l'injustice, avait éveillé en moi l'urgence de la désobeissance .On racontait qu'il avait appris l'allemand en dressant des fauves.Tous sont armés de massues en forme de guitares prêtes à me fracasser le crâne au passage. Courant tête baissée entre eux, je reçois plus de coups qu'il n'est permis et par je ne sais quel maléfice, le sol se remet à s'incliner malgré mon allure soutenue. Les créatures improbables me frappent en murmurant "alors alors on z'amuze piens", la pente devient verticale, je plonge dans les airs sous les coups qui s'accélèrent.......la litanie des voix s'organise jusqu'à n'être qu'un chuchotement indécent "entschuldigung, entschuldigung, entschuldigung" .................... je tombe à une vitesse vertigineuse ....... mon crâne doit être plat maintenant ......... je m'entends crier "so viel für mich" .............. et Takami me tape sur la tête,faudrait que j'arrête de ronfler il entend plus la télé.

cette véritable saga vous était offerte par : DOUBLE NELSON