Il est impossible d’être une vedette de la
variété internationale sans une bonne paire de chaussures. C’est bien connu.
Que serait Gandhi sans ses tongs, un va-nu-pieds. J’ai moi-même une importante
collection de souliers de scènes qui ont pour fonction d’intégrer, non pas ma
voûte plantaire, mais l’inconscient collectif. Avec la complicité objective des
photographes, elles sont devenues au fil du temps membres à part entière de ma
personnalité (nous sommes plusieurs). En ma qualité d’observateur averti, j’ai
parcouru la programmation de cette année à la recherche de ma (ou de mon)
Cendrillon et je vous l’exprime tout de go, ce n’est pas folichon. Point
d’Ebony Bones cette année et ses délicieuses félines, Raybob, le chanteur de « Bright
Black Morning Light » ne daigne même pas se chausser. Il devrait tout de
même faire attention, personne n’est à l’abri d’une écharde
Plus généralement, nous trouvons quelques
chaussants incontournables.
Le plus rock’n’roll est la « Mersey
Boots » ou « Boots Beatles ». Originales ou rééditées, ces boots
demeurent pour bien des artistes masculins un signe d’appartenance tribale.
Souvent collectionneur et idolâtre de matériels électroacoustiques surannés, le
porteur de Mersey Boots est bien souvent mince, grand et blanc, mais pas
toujours. Autre basique, la Converse all-star
« Chuck Taylor », la no-look
par excellence. Unisexe, elle demeure un accessoire transgenre même si elle est
souvent associée aux six cordes et aux cheveux gras. Mais si vous êtes DJ, les
sneakers fluo sont de rigueur et livrées généralement avec la platine.
Chers consœurs et confères, je vous invite à
prendre conscience que le public des premiers rangs a bien souvent le nez rivé
sur vos souliers…
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Mister
Eleganz
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