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TIME TO BURN



Last Updated: 12/21/2009

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Status: Single
City: Paris
State: Ile-de-France
Country: FR
Signup Date: 7/22/2005
Tuesday, January 22, 2008 
> http://www.nextclues.com
Ce sont souvent les détails qui font qu'un bon petit album devient franchement excellent et je crois que c'est là-dessus que les parisiens de Time To Burn ont fait le plus fort avec cette deuxième sortie pour Basement Apes. Leur surprenant disque précédent avait déjà marqué de sérieux (starting) points et celui-ci est bien mieux qu'une simple confirmation.

C'est un régal avant même de lancer la musique : le digipack cartonné (1000 exemplaires numérotés à la main, pour le 358 faudra repasser) est largement moins laid que le boitier de cd moyen, ils ont pris toutes les paroles pour en faire un bloc appelé Words (incompréhensible, c'est du cut-up ou tous les textes ont été mis bout à bout ?) et le titre de l'album est une belle trouvaille. Is.Land. J'explique. Is est le court titre qui sert d'intro et qui te plonge d'entrée dans la sale ambiance. Tu sais tout de suite que ça ne va pas tarder à dérouiller et ça le fait sévère, avec un sludge métallisé et précis, bourré de gros riffs originaux qui refusent de lacher prise malgré les cordes détendues et les accordages farfelus. Le titre reposant du milieu est un instrumental tout en sustain qui a pour nom un point (.). Un point, c'est fait pour respirer. Respire. Parce que derrière, après être rapidement revenu sur le fait que le son est réellement excellent, vivant comme si le groupe ne jouait que pour ta poire, tu t'attends à ce que le pilonnage reprenne, à ce que le batteur continue à t'impressionner... et c'est ce qui arrive jusqu'au titre final qui se détache complètement du reste. Effectivement, pour que le titre résume parfaitement l'album, ça s'appelle Land (got it ? Is + . + Land = Is.Land) et c'est une longue plage calme où le brailleur se surprend à chanter (j'y entends du Drive Blind) sur des guitares limpides qui font bien entendu progressivement monter la sauce, pour la première fois ça devient prévisible... et ça finit en queue de poisson. Bilou (9.5/10)

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> http://www.stnt.org
Le premier album des parisiens "starting point" sorti en 2005 m'avait méchamment décoiffé. Ils remettent le couver histoire de renouveler un tour de chant déjà bien rodé. Est-ce le fait que ces dix titres ont été enregistrés dans les neiges alpines mais il y a eu comme un coup de gros spleen sur la musique de Time To Burn. Leur sludge post hardcore essaye de nous faire croire qu'il s'est apaisé lors des premières secondes de « is » mais la tournure menaçante, sourde et vrombissante de l'assaut sonore ne laisse aucune questions en suspend. Time To Burn balance du parpaing en veux tu en voilà. Le travail des ambiances est l'un des point fort de cet album qui tout en utilisant les ficelles du genre arrive à me marquer à l'aide d'une intensité qui ne cesse de se décupler au fil des morceaux. La production est une réussite et met en avant un son rugueux, froid et très vivant à la fois ?! Pas forcément monolithique, pas forcément exigeant non plus. Ces morceaux sacrément bien écrits me font penser tout particulièrement au premier opus éponyme de Switchblade ou à un Knut parti en goguette avec les débuts de Cult Of Luna, …ainsi que bien évidement aux cruciaux Breach. Je ne vais pas m'étaler plus loin pour boucler cette chronique, juste rajouter que cet album est une bonne provision de grosse came dans un genre qui en voit des vertes et des pas mûres actuellement. Raisons de plus pour céder à la tentation !
Greg (01/01/2008)

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> http://www.eklektik-rock.com
Le dernier Time To Burn, c'est la mauvaise ambiance. Autant le dire tout de suite, si vous comptiez vous dandiner aussi vulgairement que sur du Mika à l'écoute de ce disque, la croix en haut à droite de votre écran, c'est pour vous.
J'avais découvert TTB en mars 2006 à Rennes en première partie de Knut et Impure Wilhelmina et avais pensé au premier abord à un bon groupe de la mouvance Cult of Luna / Isis. La nervosité des titres de l'album Starting Point démentait en partie cette première impression. Ni véritablement post hardcore, ni totalement chaotique, on sentait une personnalité propre se dégager du court premier effort du groupe.

La très belle pochette m'a fait douter un moment. Un paysage en noir et blanc que l'on imagine sous un vent glacial, je ne sais pas pourquoi, j'ai pensé très fort à Cult Of Luna et j'ai eu peur. Perdu. Ca commence façon rouleau compresseur, le son est puissant, plein d'aspérités, "Is" s'occupe de l'introduction histoire de mettre un peu dans l'ambiance. Les choses commencent sérieusement avec "Nayeli", on commence lentement, du riff pesant (un peu comme ceux du Knut de Terraformer), puis tout de suite après viennent les premiers soubresauts chaotiques, très bien amenés sans créer de hiatus avec la partie précédente, la batterie s'emballe brusquement, plus en retrait, comme perdu au milieu de la masse du son, le chanteur s'arrache les cordes vocales minutieusement.
Time to burn joue sur les alternances entre passages nerveux, lourds puis calmes, donnant à chaque titre sa propre cohérence et à l'album une véritable profondeur qui fait qu'on s'ennuie moins qu'en écoutant un Buried Inside par exemple. On peut avoir l'impression d'avoir déjà entendu certains riffs, quelques parties ou certains enchaînements çà et là, mais la conviction, la sincérité et la tenue des compositions atténuent rapidement ces impressions. C'est parfois mélodique, mais ce n'est pas du post rock. C'est lourd, mais ce n'est pas vraiment du post hardcore et je n'ai même pas envie de parler de hardcore chaotique.

Si je ne pense pas à tout cela (si tant est que je pense), à toutes les références, codes attendus et passages obligés nécessaires pour parler d'un style, c'est que la musique de Time to Burn absorbe et ne laisse pas le temps de divaguer et de se perdre en interrogations stériles afin d'avoir quelque chose à dire. Il y a au-delà des respects des canons formels une émotion particulière, une intensité cathartique, même dans les accalmies, qui alimentent une tension et une menace permanentes. C'est calme, mais le chant posé (la grande réussite de l'album) met mal à l'aise, on n'est pas là pour faire pleurer ta copine à frange mal maquillée, non, mais on sent que quelque chose va mal se passer. Ca attaque, ça crie, ça cogne, on croit que ça se calme mais ça revient plus fort, on approche de la rupture jusqu'à ce que "Land" ("Is" au début, "." au milieu, "Land" à la fin, vous aurez compris) laisse une légère touche de spleen lent et mélancolique avant de refermer l'album sur le fracas inexorable d'un mur de guitares. Marc 18/20

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> http://www.shootmeagain.com
Après une intro des plus annonciatrice, on rentre directement dans le jeux de TIME TO BURN par un matraquage en règle de nos oreilles. La basse et la batterie joignant leurs efforts pour vous mettre directement un diapason. On sait d'entrée de jeux qu'on va déguster du lourd, du sombre, du puissant. Et une fois la machine en route, on a que peu d'instants d'accalmies.

Le jeux de TIME TO BURN se fait sans concessions par une musique violente, sombre, très lourde, parfois noise, et surtout très puissante. Le groupe créé une musique aux couches multiples. Tribalisme hypnotisant rappelant AMEN RA par moments. Instants qui se dilatent en jeux outrageusement saturés, en breaks simplement mélodiques, ou en envolées cinématiques. On est dans un style clairement post-hardocre ici. Certes rien de neuf dans ce doux monde, mais TIME TO BURN arrive depuis son premier disque à imposer un jeux lourd, ultra-saturés et toujours sur la brèche.

Même si des breaks plus ou moins mélodiques, proches de groupes comme ISIS , s'installent ici et là , et bien TIME TO BURN nous balance surtout une musique très lourde. D'une douceur apocalyptique on se retrouve à limite entre des groupes comme BREACH , WILL HEAVEN, NEUROSIS , SHORA et autres ISIS . De ces groupes là, TIME TO BURN se singularise par ces passages très saturés, où le chant se perche dans des gueulantes continues et puissante. Toujours à l'extrème limite. Et c'est ça qui fait la différence.

Après deux premiers disques déjà très bons, TIME TO BURN nous revient avec un disque ravageur. Enregistrement fait à Geneva, au studio TVO. Un son puissant et qui colle à la peau. Il faut dire aussi que la Suisse s'est pas mal illustrée ces dernières années par une chiées de bons groupes au post-hardcore très sombres : SHORA , KNUT , VANCOUVER ...

Pour conclure, je dirais que TIME TO BURN a réussis à créer un album qui me colle à la peau. Un disque que je mettrais personnellement au même niveau que l'excellent "Mass III" de AMEN RA . A découvrir sans tarder donc...
Chroniqué par julien le 02-12-2007

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> http://www.noisytown.com
Time To Burn avait fait beaucoup, beaucoup de bruit avec leur premier album Starting Point. Du gros son aussi puissant que le leur, il n'y en avait pas des masses en France. Du Neurosis et Cult of Luna boosté au Botch. Comme s'ils ne nous avaient pas rendus assez sourd, le groupe ressort toute son artillerie qui n'a pas perdu un gramme et nous écrase encore une fois en nous embarquant sur une île où il est impossible de s'en échapper. L'intro nous annonce l'arrivée d'un très très gros orage qui va bientôt s'abattre sur nous, les nuages menaçants s'approchant de plus en plus vite et grondants de plus en plus fort. Et ça éclate sur "Nayeli" à coups de guitares tranchantes et apocalyptiques mais c'est la basse qui fait le plus de mal et qui nous enfonce sous terre, aidée par la batterie qui nous martèle le crâne pour être sur qu'on ne remontera plus à la surface. De toute manière, on se fait tellement crier dessus qu'on n'osera pas broncher. Et il ne se fatigue jamais, hurlant jusqu'à la (notre ?) mort. Les hurlements sont néanmoins dosés et parfois totalement absents pour un passage instrumental où la musique ne peut que se faire plus intense.
Mais Time To Burn ne fait pas que nous balancer du post hardcore ultra violent qui déchire tout et arrache ta gueule. Le groupe arrive à glisser d'autres influences issues du sludge et même du drone (cinquième piste, sans nom), laissant place à une ambiance sombre et inquiétante avant le prochain déluge. Chaque compo évolue constamment et alterne entre les moments les plus violents et ceux qui se rapprocheront un peu plus d'un Cult Of Luna. Et c'est en partie cette maîtrise qui fait de Time To Burn un excellent groupe, ne se contentant pas que d'une seule chose. On pense que le groupe commence à s'essouffler alors qu'en fait, c'est pour repartir de plus belle la seconde d'après. Même le dernier titre ("Land") est trompeur. On n'avait pas connu le groupe aussi calme et mélodique, avec son chant clair et des guitares beaucoup plus sereines qui retrouveront néanmoins leurs vraies natures mais sans être violentes, simplement pour clôturer l'album de façon magistrale. Après la pluie, vient le beau temps comme on dit. Ce coup ci on préfèrera la pluie au beau temps parce que finalement, on est bien sous les nuages impressionnant de Time To Burn. Une pure réussite, pour tous les amateurs de gros son actuel à la Cortez, Overmars, Knut ou Year Of No Light. Jenny
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