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Lady Komandra



Last Updated: 10/23/2007

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State: Ile-de-France
Country: FR
Signup Date: 8/13/2007
Tuesday, October 23, 2007 

17/ Jalousie: seconde partie

Gay Pride, un des jours que je déteste le plus après le jour de l'An et mon anniversaire (qui se trouve aussi être le jour de la fête de la
musique).
Je détestais ces jours où l'on était presque forcé de faire comme tout le monde, un peu comme lors de la finale de la Coupe du monde de foot.
Tout le monde s'aime, tout le monde est sympa, c'est la fête... ouaiiiiiiiiiiiiiii super!!!
Pour moi, la fête, c'est tout les jours, et surtout pas quand on me l'impose.
C'est pour ça que je ne participe plus depuis un certain temps à tout ces événements de masse...
Bref, Gay Pride donc...
J'avais décidé de ne pas bosser, histoire de faire un peu de ménage dans mon putain d'appart qui en avait grand besoin.
Et puis Eloy m'a appelée, et puis Katzayz aussi... on s'est donné rdv dans le marais où Eloy avait des choses à faire, et puis ils m'ont
trainée jusqu'à Bastille...
OK, je ferais l'arrivée des chars, OK, c'était la dernière fois que Le Pink défilait...
Le Pink, cette boîte dans laquelle j'allais depuis mes dix-huit ans allait fermer ses portes, il fallait que je sois là.
Arrivé sur place, la Gay Pride avait prit du retard, on a donc décidé de la faire à l'envers, jusqu'au moment où on tomberait sur le char
du Pink.
Malheuresement pour moi, c'était le dernier.
A ma grande surprise, Wenda, Brenda & Stessy était sur le char, ainsi que tout le monde d'ailleurs.
De la main on me fait signe de monter. cool Eloy et Mimi suivront.
C'était cool, l'ambiance sur le char était déjantée, les filles à moitié à poil, tout le monde bien ivre, certaines même un peu trop.

Wenda était dans un état que je qualifierais de catastrophique: son maquillage débordait, elle tenait à peine debout, ce qui
n'arrangeait en rien sa tenue qui n'était pas pire que d'habitude...
Un tapin de St-Denis aurait eu plus de classe...
Là, j'ai compris que j'allais en prendre plein la gueule...
Elle allait s'amuser plusieurs heures durant et ce devant tout le monde à me provoquer en embrassant une nana que je connaissais...
De plus, elle m'avait écrit "pas de jeu en public, juste des gentillesses", menteuse une fois de plus.
Eloy, témoin de la scène, me lança ironiquement: "--il pour --il..." en rapport avec mon attitude de l'avant- veille...
Je m'éfforçais de me taper des meufs pour me rassurer mais à chaque fois que j'avais une femme entre les doigts, c'est à elle que je pensais.
pendant que je baisais, je me disais :
"j'y arrive, mon modjo est là, je baise tout ce qui bouge, j'en ai rien a foutre de ta gueule!"
Je savais que c'était faux, j'essayais juste de me convaincre par survie, parce que je n'avais plus le choix...

Malgré tout je suis restée de marbre, je l'ai même rattrapée plusieurs fois alors qu'elle manquait de se casser la gueule du char qu'elle
s'évertuait à vouloir prendre en marche...
Et puis à un moment, elle s'est quand même décidée à venir me dire bonjour, puis elle a fini par m'embrasser.

Elle portait les boucles d'oreilles et les barrettes que je lui avaient offertes le lundi soir.
ça lui allait trop bien, mais la voir dans un état pareil me faisait tellement mal...


Elle me regardait de son regard vitreux, elle me faisait penser à Laura Palmer, "déjà plus là..."
Je m'inquiétais de la laisser partir dans cet état, mais je ne pouvais pas m'en mêler, étant donné que Brenda, "sa meilleure copine" de
passage à Paris ne m'aimait pas du tout... C'est donc Eloy qui a pris les choses en mains.
Rassurée, je rentrais chez moi décompresser.
Heureusement je n'étais pas ivre, j'aurais pété les plombs: la voir dans cet état, une fois de plus ne respectant pas les règles
qu'on s'étaient fixées la veille, plus rien n'avait de sens...
Je rentre, je m'enferme dans ma chambre, Katzayz est au salon avec Mimi et des nanas qu'on avait rencontrées sur place...
Tout le monde me laisse tranquille, personne ne doit me parler, je dois me calmer...
Je commence à boire, un, deux, trois, quatre... je ne compte plus les cadavres de bière...
Eloy nous rejoint, Jéthro plus tard...
"Et qu'est-ce qu'on fait maintenant?" On va rejoindre Wenda dans une fête sur les quais!!!
Mais pas avant de m'assurer qu'elle est seule, j'en avais assez pris pour la journée.
Eloy l'appelle, ok, elle est seule et nous attend...
Je me suis pris une montée de sang, dès notre arrivée, je suis partie en "live".
J'avais besoin de lui parler, et je voulais qu'elle m'écoute...
Bien évidemment, Brenda son roquet américain ne l'entendait pas de la sorte.
Mais moi j'avais  mes pitt-bulls français, prêts à bondir au moindre mouvement d'oreille.
Ça devait se règler entre elle et moi.

Brenda voulu intervenir mais Katzayz la stoppa net:
"-don't move, it's allright, just speak, no fight!
- but she's my friend!
- she's my friend too!
- hooooooo too much drama...
- no drama, they just need to speak, no drama!"

Tout le monde était sur le qui-vive, la pression était palpable... Mes amis savait bien que rien ne pourrait m'arrêter.
Il fallait que ça sorte...
Je leur demande de nous laisser, il me quitte donc à ce moment-là.

"- tu es ivre Andro, je veux pas avoir cette conversation avec toi maintenant!
-OK je suis ivre, mais c'est jamais le bon moment avec toi...
c'est quoi ce plan que tu m'as fait aujourd'hui?!
-Quel plan?
-Tu te fous de ma gueule!! Tu l'as pas fait exprès c'est ça??!!!
- Non c'est sorti comme ça, tu savais que cette fille me plaisait!
-ouai bien sûr, et les accords qu'on avait, tu les a déjà oubliés?
C'est ta vengeance personnelle parce que t'étais deg de jeudi soir???
- non pas du tout... bon écoute, j'en ai marre, on en rediscute quand tu seras clair OK?"
 
Elle m'a fait sortir de moi... je l'ai rattrapée par le bras en lui disant:
"Tu sais quoi??? Tu penses que tu peux tout contrôler avec TA CHATTE!!! Ba tu te trompes!!!
Tu vois ma main, tu la vois bien??? Parce que plus jamais tu m'entends, plus JAMAIS elle
te rebaisera!!!"
Je l'ai lâchée et suis partie...

C'était dingue cette manière qu'elle avait de me faire sortir de mes gonds.
Moi qui était contre toute violence, moi qui n'aurait pas fait de mal à une mouche, j'étais sans cesse obligée de me contrôler avec elle.
Je montais en décibels, elle me mettait en colère.
Je savais qu'elle détestait la violence, mais se demandait-elle pourquoi elle me faisait sortir de moi?
Non, ça ne l'intéressait pas, elle voulait juste faire tout ce qui lui plaisait et que personne ne s'y oppose...
Que ses actes n'aient aucune conséquence...
Qu'est ce qui pouvait lui faire croire que j'étais capable de la frapper?
D'après elle, j'avais sûrement des raisons de le faire? Sinon pourquoi cette perpetuelle crainte.
Peut-être me pensait elle tout simplement cinglée?

Pour moi la violence n'est pas une force mais une faiblesse, et je ne serais jamais quelqu'un d'assez faible pour me rabaisser à ce genre
de réaction.