Pour un changement de société
Au moment où les Français descendent dans la rue pour défendre leur droit légitime à la retraite, il est temps de se rendre compte que ce problème n'est que l'un des nombreux éléments qui témoigne de la faillite d'un système économique et social qui n'a que trop vécu et qu'il est temps de réfléchir à créer un nouveau modèle de société.
A l'issue de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement (connue sous le nom de Sommet « Planète Terre »), en juin 1992, à Rio de Janeiro, Jacques-Yves Cousteau déclarait que l'homme devait apprendre à partager sinon il fonçait vers sa perte. A l'aube du troisième millénaire, onze ans après cette constatation restée sans conséquences de la part des gouvernements et des hommes d'affaires qui les dirigent dans l'ombre, il devient urgent que tous les principes énoncés dans la Déclaration de Rio sur l'environnement et le développement soient enfin mis en applications.
Certains néo-esclavagistes, suppôts du capitalisme triomphant voudraient nous faire croire que l'homme est né pour travailler. Qu'il soit venu au monde pour évoluer, s'améliorer, se parfaire est le sujet d'un débat philosophique – voire théologique – qui n'est pas dans ce propos. En revanche, comment croire que l'on est né pour être plombier et garder toute sa vie les mains dans la fange, pour être mineur et mourir de silicose, ou encore pour être abruti et sourd à force de travailler sur des machines à emboutir la tôle ? Il est facile, quand on fait ce que l'on aime dans le confort d'un bureau feutré et les fesses enfoncées dans un fauteuil en cuir, de vouloir donner des leçons de vie civique et sociale. Mais ceux qui parlent ou pensent comme cela devraient, ne fut-ce que pendant un mois, aller faire les éboueurs à cinq heures du matin en janvier dans les banlieues dortoirs des grands centres urbains.
Ernest-Antoine Sellière, président du Medef, fossoyeur d'AOM-Air Liberté, responsable de part ses qualités de gestionnaire de la mise au chômage de plus de 3000 employés, prétend vouloir donner à la France et au Français des leçons de civisme et d'économie. On croit rêver ! Il faut dire, qu'avec ses indemnités, ses jetons de présence et ses actions à droite et à gauche, sa retraite est parfaitement assurée.
Un récent sondage montrait que seulement 5% de la population pratique une activité professionnelle par passion tandis que le reste se plie à la nécessité de survivre. Il faut donc arrêter de vilipender ces gens qui voudraient gagner plus en travaillant moins. C'est normal, c'est légitime, c'est humain… Tout le monde rêve d'arriver à cela. Il est temps d'en finir définitivement avec ces vieilles idées sclérosantes héritées du XIXème et véhiculées par des calotins en mal de mortification qui prétendent que l'homme est sur terre pour souffrir. L'homme est fait pour le bonheur et le plaisir, souffrance et malheur ne sont que des accidents de parcours qui, s'ils peuvent endurcir, peuvent aussi dessécher l'âme et le corps. En tous les cas ils ne sont pas les seuls moyens d'évoluer ni de se parfaire, la preuve en est les moines bouddhistes qui ne font rien d'autres que méditer pour s'élever.
Cela dit, il est évident que l'on ne peut vivre sans rien faire, l'homme a besoin de cultivateurs, d'éleveurs, de plombiers, d'éboueurs, d'ouvriers autant que de médecins, d'avocats, de chercheurs et d'intellectuels. On ne peut imaginer un monde sans labeur. Il ne s'agit pas non plus de condamner la société de consommation. Il est normal de vouloir profiter des bienfaits de l'évolution technologique. La télévision, l'automobile, l'informatique sont de très bonnes choses et il est naturel de vouloir aller vers une société de loisirs. Or c'est exactement le contraire qui et en train de se produire. Nous fonçons tête baissée vers une société où les formes les plus pernicieuses d'un esclavage moderne qui ne s'avoue pas comme tel sont en train de s'installer insidieusement dans toutes les couches de la population.
Prenons l'exemple du téléphone portable. Voici une invention qui, même si elle est parfois devenue envahissante (et donc irritante), est tout à fait épatante. Avoir un téléphone sur soi, pouvoir communiquer à tout moment, quel que soit l'endroit où l'on se trouve, n'est-ce pas merveilleux ? Et pourtant, souvenez-vous de cette publicité. La scène se déroulait l'été sur une plage et deux couples avec leurs enfants étaient en vacances. L'un des personnages s'angoissait à l'idée de perdre des contrats pour son entreprise tandis que son ami, possédant un portable et fier de sa servitude, continuait à travailler pendant ses loisirs et était présenté comme l'exemple à suivre de l'histoire. Le message était clair : la famille, les loisirs, les enfants, tout ça ne compte pas et doit être sacrifié sur le sacro-saint autel du profit, chacun de nous devant vivre en permanence au service de son entreprise. Or, n'est-ce pas plutôt l'entreprise qui devrait être au service de ceux qui la font fonctionner ?
De plus en plus souvent on entend parler de cadres qui se font licencier parce qu'ils ne sont plus « rentables », un effroyable harcèlement moral est pratiqué par de véritables dictateurs qui exigent toujours plus de résultats de la part de leurs collaborateurs. S'il n'y avait pas des lois, ils les feraient dormir sur place, et encore c'est presque le cas dans certaines entreprises où les cadres arrivent à huit heures du matin pour repartir après minuit. Au moment, où l'on parle d'abroger la loi des 35 heures il est bon de se souvenir que certains les font en deux jours, six jours sur sept par semaine.
Or tout ça pour qui et pour quoi ? Pour le bénéfice de quelques gros actionnaires qui n'ont jamais mis les pieds dans les entreprises dont ils détiennent les parts, quand ils en connaissent l'adresse et l'activité. Comment des gens qui ne connaissent pas l'histoire d'une entreprise, les gens qui l'ont fondée et ceux qui la font fonctionner peuvent-ils avoir le pouvoir de vie et de mort sur celle-la ? C'est intolérable. Il est bon de se souvenir de ce grand éditeur parisien qui, pour payer les droits de succession, a du se transformer de SARL en SA. Au départ, c'est une filiale de Havas, encore société appartenant à l'Etat, qui a pris la majorité des parts. Depuis la privatisation du groupe Havas et son absorption par Vivendi, les Editions Fernand Nathan sont sur la corde raide. Pour les vieux de la vieille de cette honorable entreprise, édition signifiait culture, livres, auteurs. Pour les nouveaux actionnaires seul l'accroissement de capital compte, livres ou conserve de petits-pois, pour eux c'est du pareil au même. Et tant pis pour tous ceux qui se sont battus pour une famille respectée. Même les nazis n'avaient pas réussi à couler ce fleuron de l'édition française. La bourse risque d'y arriver dans les prochaines années.
Ainsi donc, l'ennemi est dévoilé. Ce n'est pas le créateur d'entreprise, celui qui a une idée et cherche à l'exploiter. C'est l'actionnaire. Pas le petit porteur besogneux qui cherche à arrondir ses fins de mois et qui est souvent avalé, ruiné par les requins de la bourse. Non l'ennemi du peuple et de la planète, c'est ce gros actionnaire qui peut détruire en une seconde une entreprise et la vie de ses employés en vendant ses parts sur le marché de la Bourse. En réalité, ils sont très peu nombreux et c'est là le drame de notre monde. L'argent de la planète n'est plus qu'entre les quelques mains de vautours cyniques et égoïstes qui n'ont qu'une idée : amasser encore et encore, quel qu'en soit le prix à payer pour le reste de l'humanité.
On ne peut pas condamner la société de marché car, jusqu'à ce qu'on découvre un nouveau système d'échange, c'est le seul système qui les rende équitables. Vouloir revenir au troc est une idée farfelue qui ne tient pas compte de la diversité de la nature des échanges. Tant qu'il s'agit d'échanger des moutons contre la construction d'une case cela peut marcher, mais imaginons dans ce type de système économique combien il faudrait de superficie de terrain pour caser tous les moutons de Bill Gates en échange des seules licences de Windows ! On ne peut, de ce fait, critiquer la volonté d'enrichissement, mais cet enrichissement ne doit provenir que de la seule productivité. L'accroissement de capital d'une entreprise ne doit se faire que du fait de sa productivité ou d'un simple emprunt remboursable à terme échut.
La SA a cela d'inhumain qu'elle est justement anonyme. Le système de la capitalisation par action est en train de conduire l'humanité à sa perte. Il est temps de mettre le système boursier actuel hors la loi. Quand on pense aux fortunes colossales générées par le marché du café et que l'on voit le revenu annuel misérable d'un producteur de café en Colombie ou en Afrique, on ne peut qu'être atterré. De même, arrêtons de montrer du doigt la fortune des émirs du pétrole alors qu'en proportion du prix à la pompe avant taxation ils ne gagnent qu'à peine plus que les pompistes par litre d'essence. Ce sont les traders, les grosses compagnies pétrolières et autres intermédiaires qui profitent le mieux de la manne apportée par les énergies fossiles. Or, il est curieux de remarquer que les plus gros actionnaires des compagnies pétrolières possèdent également la majorité des parts des industries pharmaceutiques, agronomiques, d'armement, du transport et de communication. Comment s'étonner, dès lors, du triomphe de la pensée unique et du politiquement correct ?
Il faut comprendre que, aussi bien intentionnés soient-ils, nos gouvernants n'ont de ce fait plus aucun poids dans la vie de nos sociétés. Comment voulez-vous qu'un ministre ou un président décide de quoique ce soit quand il a face à lui moins d'une dizaine de personnes qui pèsent plusieurs fois le budget de l'Etat français ? Il suffit aux requins de la grande finance internationale d'une seule réunion pour mettre à genoux tout un gouvernement. On voit très bien ce qui se passe en Afrique ou dans les pays baltes où les compagnies pétrolières et pharmaceutiques fomentent des conflits et révolutions à la seule fin de s'accaparer des marchés qui ne sont juteux que pour ceux qui les ont fait signer. A ce niveau, le procès Elf-Aquitaine est révélateur. On nous agite quelques marionnettes qui servent de bouc-émissaires sans que le véritable procès ait lieu : Celui d'une néo-colonisation honteuse dirigée par quelques néo-esclavagistes en cols blancs qui n'ont pour seule ambition que de spolier des pays souverains de leurs propres ressources et de les détourner à leur propre profit tout en éradiquant des civilisations et des ethnies entières et en détruisant irrémédiablement l'environnement. En ce moment même, on détruit la forêt amazonienne et extermine des tribus à la seule fin de construire une route qui n'a pour seule vocation que le transport de pierres et de minerais plus ou moins précieux. Mais la vie de quelques indiens arriérés est si peu de chose face à l'indice du Dow Jones ou du CAC 40 !
On en arrive même à l'ultime paradoxe : le principe de l'action a des implications tellement perverses qu'il vaudrait mieux pour les salariés que les bénéfices de l'entreprise restent à la limite de la croissance zéro. En effet, chaque semaine nous entendons parler de sociétés qui engrangent des bénéfices records et quelques jours plus tard nous apprenons qu'ils sont obligés de licencier ou de délocaliser vers des pays où la main d'--uvre est moins chère. Peu de gens du grand public comprennent pourquoi et ce ne sont certainement pas les journalistes des différents médias qui appartiennent tous au mêmes groupes financiers (pensée unique quand tu nous détiens !) qui vont nous expliquer comment nous nous faisons régulièrement rouler dans la farine. L'explication est extrêmement simple et démontre la perversité du système capitaliste tel que nous le connaissons depuis près de deux siècles.
Imaginons une entreprise qui fabriquerait des pneus et appelons-la : Michalon. Pourquoi Michalon, parce que le fondateur de cette entreprise s'appelait ainsi. Monsieur Michalon fabrique des pneumatiques au début de l'industrie automobile. Son savoir-faire est tel qu'après avoir commencé dans un petit hangar avec deux ou trois collaborateurs en quelques années il est à la tête d'une usine avec quelques centaines d'ouvriers. Lorsque monsieur Michalon meurt, l'Etat français réclame de tels droits de successions exorbitants qu'il ne reste à ses héritiers que trois solutions : Premièrement mettre la clé sous la porte, mais qui accepterait de voir le travail de toute une vie réduit à néant ? La deuxième solution consiste à emprunter aux banques de quoi payer, mais les taux usuraires et les taxes sur les bénéfices sont tels que l'entreprise serait précipitée à la faillite en quelques mois. La troisième solution consiste à proposer à des groupes financiers de devenir partenaire d'une entreprise florissante moyennant un apport de capital tel qu'il permette de régler les droits de succession. C'est ainsi que quelques « gros porteurs » deviennent majoritaires dans l'entreprise Michalon qui passe de SARL à SA. On le voit ici, le premier responsable de l'expropriation des entreprises françaises et de l'appropriation par des groupes étrangers est l'Etat avec ses règles patrimoniales scandaleuses et son racket digne de la Mafia (Pensez à tous ces vignobles du Bordelais qui deviennent propriété de financiers japonais).
Au début, tout ce passe bien car il n'est pas bon de faire des vagues, les employés pourraient en prendre ombrage et se mettre en grève ce qui n'est jamais bon pour les affaires. Au contraire, on modernise les structures, on crée des services de ressources humaines, fini le paternalisme du vieux Michalon vive l'entreprise ou chacun est responsabilisé du plus petit ouvrier au cadre supérieur. Et la production s'améliore, et les bénéfices deviennent de plus en plus importants jusqu'au jour noir pour les travailleurs où l'on explose les taux de rentabilité et où les bénéfices atteignent un tel niveau qu'il est évident qu'ils ne pourront que baisser les prochaines années. Et voilà la machine qui s'enraye. Si l'action de mon entreprise est passée d'une valeur de 100 à 250 parce que cette année est exceptionnelle et que l'année prochaine elle redescend à 249, il est temps de vendre cette action. Il est logique et naturel de ne pas vouloir perdre de l'argent. Qui laisserait par terre un billet de 10 € sous prétexte qu'il en a 3000 dans la poche ? Un sou est un sou et ce n'est pas en le gaspillant que l'on fait fortune.
Alors pour ne pas perdre le bénéfice d'une croissance record et que les actionnaires gardent leurs actions on commence à vouloir faire des économies. Le plus simple, c'est de licencier un personnel coûteux quitte à embaucher dans des pays où les protections sociales sont à tel point inexistantes que la main d'--uvre est 80 ou 90% moins chère que dans le pays d'origine. Ainsi les bénéfices continueront à augmenter et surtout les actions ne baisseront pas. On le voit dans cet exemple, où toute ressemblance avec une société existante n'est pas fortuite, le principe de la mise en action du capital d'une entreprise est vecteur de chômage dans nos pays et de paupérisation de la population, tandis que dans les pays dits « en voie de développement » c'est un facteur de maintenance en état de dépendance.
Jamais les entreprises européennes n'ont eu autant d'argent et jamais il n'y a eu un tel taux de chômage. Les salariés supportent le poids des allocations chômage, payent un impôt de solidarité (qui est imposable, pourquoi ne pas être imposé sur le paiement de l'impôt sur le revenu pendant qu'on y est !) pour que quelques actionnaires puissent engranger des bénéfices de plus en plus importants. On prétend que l'Etat ne trouve plus d'argent pour maintenir le niveau des prestations sociales. Il est certain que lorsqu'un médicament qui revient à 2 € en rapporte 20 aux actionnaires du groupe pharmaceutique on est en droit de se demander à qui le crime économique profite.
Parmi les nombreux scandales dont les salariés français font les frais on pourrait citer celui, exemplaire, des jetons de présence du Crédit Lyonnais. Un jeton de présence est, en quelque sorte une indemnité financière accordée aux membres participants de l'assemblée d'actionnaires d'une entreprise. En clair, il s'agit de payer les actionnaires pour qu'ils siègent à un conseil et prennent des décisions. Au Crédit Lyonnais, le montant des jetons de présence versé au titre de 2002 a été de 529 729 €. Pour mémoire, Messieurs Marc Bué et Francis Mer ont perçu respectivement 30 708 € et 15 458 € au titre des jetons de présence pour l'exercice 2002. 40 855 € ont été versés à Monsieur le Payeur Général du Trésor au titre des jetons de présence pour l'exercice 2002 (10 542 € au titre du mandat de Monsieur Jean-Philippe Cotis, 23 000 € au titre du mandat de Monsieur Jean-Pierre Jouyet, et 7 313 € au titre du mandat de Monsieur Jean-Luc Tavernier). Ces chiffres proviennent directement du Crédit Lyonnais et sont consultables par n'importe qui sur leur site internet. C'est dire qu'ils ne se cachent même pas et n'ont aucune pudeur. Et pendant ce temps, le déficit du Crédit Lyonnais est supporté par l'Etat, c'est à dire les citoyens qui eux n'ont droit qu'à un coup de bâton s'ils ont le moindre découvert bancaire pendant quelques secondes. On croit rêver !
Contrairement à ce qu'ont prétendu Karl Marx et les communistes il n'est pas question de lutte des classes. Il n'est pas question non plus de niveler vers le bas. Bien au contraire chaque homme a droit au bien-être et au bonheur. Mais pour y parvenir l'humanité doit se réveiller et apprendre à partager. L'accès à la libre et paisible propriété doit être respectée et favorisée sans qu'il soit synonyme de spoliation pour autrui. Il n'est pas question de reproduire de quelque manière le schéma américain de l'homme blanc qui s'approprie des terres au mépris des coutumes et droits ancestraux des indiens. Il est temps que nous respections les us, coutumes et cultures des autres. Tous les hommes sont différents, respectons et favorisons ces différences.
L'une des solutions pour que l'homme arrête de dominer son voisin est de combattre férocement toutes les sources d'injustice et d'inégalité. De nos jours, la plus grande est la Bourse et son système de capitalisation par actions. Il est temps de lutter et de réclamer la mise hors-la-loi des sociétés anonymes. Nous devons exiger de nos gouvernements qu'ils se mettent enfin du coté des peuples et non pas des oppresseurs. Il faut favoriser la libre entreprise par un allègement fiscal, des possibilités d'emprunts remboursables de façon réaliste. Il est impératif pour la sauvegarde de l'économie mondiale et la survie décente des peuples d'interdire la capitalisation par toute autre source que le revenu du travail ou l'emprunt ponctuel.
Chacun doit avoir le droit élémentaire de savoir pour qui et pour quoi il travaille et d'effectuer ses tâches avec sérénité et une juste récompense pour sa participation à la vie des collectivités. L'esclavage sous toutes ses formes doit être combattu avec la plus grande fermeté. Nous avons le devoir pour les générations futures de leur léguer un monde où l'équité et l'harmonie doivent être les seules règles. Pour cela nous avons le devoir de lutter, s'il le faut avec la férocité de tigres défendant leurs territoires, contre tous ceux qui voudraient s'accaparer, piller et gaspiller les ressources de notre planète.
Nous devons obtenir :
La mise hors-la-loi des Sociétés Anonymes et l'arrêt définitif du système de capitalisation par actions.
L'abrogation des lois scélérates sur les successions et les droits patrimoniaux.
L'allègement de l'impôt sur les bénéfices des sociétés et l'instauration de mesures rendant le crédit plus accessible aux entreprises désirant investir ou s'agrandir pour favoriser la libre entreprise sans qu'elle ne nuise aux travailleurs.
L'imposition de toutes les transactions internationales afin de créer un fond de solidarité pour les peuples défavorisés ou sinistrés.
La mise en place d'un organisme international chargé d'instaurer, vérifier et favoriser l'harmonisation des salaires et prestations sociales à travers la planète pour un meilleur partage des richesses et ressources.
L'installation d'un conseil international de surveillance de l'environnement possédant de réels pouvoirs de coercition afin de pénaliser sévèrement tous ceux qui pourraient mettre en danger tout ce qui est synonyme de vie sur la planète (végétaux, plantes, minéraux et peuples).
Il est temps de se réveiller, il est temps de mettre en application la déclaration des droits de l'homme et du citoyen sans réserve ni compromis.
Ajaccio, le jeudi 15 mai 2003
Pierre Barthélemy