Nos âmes sont damnées, nos vélos sont rouillés
Nos possessions déjà parlent une langue morte
J'avais un paradis à portée de l'aorte
Plus rien, que des ressorts brisés, amoncellés
Nos stratégies en poche, le nez dans le guidon
Nous fonçons vers des buts à nous même inconnus
Les flammes corrosives et les fleuves en crue
Nos roues s'en affranchissent et bravent les démons
Nos oreillers défient les nuits cyclothymiques
Nos muscles ont avalé le mutisme des heures
La fièvre de hanter absorbe nos sueurs
Nous, fantômes obsolètes,aérodynamiques