Je construirais une cabane, plus près de ton ciel, pour mieux sentir tes ailes,
Avec des mots à toi, pour la rendre plus belle, elle serait éternelle.
J'y viendrais toutes les nuits, pour rêver ton sourire, caresser ton souvenir.
Sur un hêtre centenaire, elle sera assemblée, comme nous l'avions décidé.
Il y aurait des fenêtres, pour m'éclairer de ton charme, et m'imprégner de ton âme,
Une jolie porte d'entrée, pour te laisser entrer, pour t'inviter à rester,
Des étagères sur les murs, pour y mettre tes poupées, et me rappeler tes pensées,
Une cage sans oiseau, dehors ils sont plus beaux, dis, tu les vois de la haut???
Au milieu d'une prairie, un jeune hêtre est planté, tu peux venir le hanté.
Mais jamais de mon vivant, je ne le verrai centenaire, je ne t'y verrais renaître.
J'ai construis cette cabane, dans un coin de ma tête, au fin-fond de mon être,
Où des larmes éternelles, coulent sur nos souvenirs, inondant ton sourire.
J'ai déposé sous ses racines, les plans de notre demeure, et la clée de notre bonheur,
Désormais impossible, la vie est inhumaine, la vie est une chienne.
Il me reste nos rêves, je te laisse t'envoler, cours, tu vas y arriver.
Je ne me retourne pas, je dois sortir du noir, où tu ne pourrais me voir.