Chronique de "Human Show" sur Destination rock"
Le groupe lui-même le confesse lorsqu’on lui parle de sa première démo
autoproduite, pourtant bien accueillie partout où elle a été entendue :
Le son de Human Show ne fait pas honeur à l’impact scénique de Freaky Frog.
Ces batraciens fous, qui se sont formés aux bords d’un étang où l’eau
stagne assez pour qu’ils puissent taper le bœuf dans la rosée matinale,
donne dans le rock groovy, bluesy, funky. Un truc qui fait secouer les
hanches et rouler les popotins. Pas un truc de gonzesses, non, un truc
charnel.
La simple vision de quelques unes de leurs videos lives permet
de se faire une idée de ce que le groupe envoie sur les planches. Une
voix oscillant entre Sinclair (ouais celui qui dit oui/non/bof sur M6, mais qui avant groovait les chaumières) et Glenn Hughes
(qui lui a toujours été barge, mais génial, c’est tout ce qu’on lui
demande).
Coté jardins, pas de quoi s’inquiéter, les gus connaissent
leurs classiques et déroules leurs gammes septantes sur des beats
funky. On en danserait presque le mia. Il pleut, une avalanche de notes
s’échappent des guitares, il mouille, puisque les femmes ne restent pas
sans réaction, bref, c’est la fête à la grenouille.
Il en restera
quelques un pour rappeler, grincheux, que le son de la démo n’est pas
au niveau de ce que le groupe donne sur scène. Voilà qui est vilain,
ooh, vilain… Comme un crapaud.
Mon petit doigt (et ma bio de trente
lignes que je n’ai même pas envie de lire tant la musique parle
d’elle-même) me dit qu’il y a un album en route. Et d’un simple baiser,
les grenouilles se transforment… En princes de rock funky. Le tour est
joué, ils sortent de la mare.