Comme les corps de Géricault
Je contemple effaré, étourdi
Des remords volés, épaulés.
Des empreintes ressurgissent.
Les embruns n’avaient rien effacés,
Juste faussé la donne.
Dans une éternelle dérive,
Nos meurtrissures d’automne
Gémissent et puis chavirent…
Comme les corps de Géricault
Qui pourrait sauver sa peau
Rongée par les feux de Vénus
Sur le radeau de la Méduse ?
J’hallucine.
Cette fille me fascine et me hante.
Je défaille.
En écume d’amertume : une entaille.
Et dire qu’elle m’assassine
De fureur et de silence !
Se souvient-elle de l’enfance
Et de nos lèvres furtives ?
Je savoure encore la sève
Recueilli en parcourant son regard
La passion frappe-t-elle au hasard ?
Qui s’est immiscé dans mes rêves ?
Comme les corps de Géricault
Sur le radeau de la Méduse
Qui pourrait sauver sa peau
Rongée par les feux de Vénus ?
Je vacille.
Sur une mer de vague à l’âme.
Trop fragile.
Le chant des sirènes me damne.
Comme le vertige d’un ange,
Juste avant la déchéance,
Elle maquille ses présages
D’un prestige étrange :
Nos interlignes de chances.
Je m’effeuille et je flanche.
En filigrane, un métissage :
La destinée de nos essences.
Comme les corps de Géricault
Qui pourrait sauver sa peau,
Rongée par les feux de Vénus,
Sur le radeau de la Méduse ?
J’hallucine.
Cette fille me fascine et me hante.
Je défaille.
En écume d’amertume : une entaille.
Je vacille.
Sur une mer de vague à l’âme.
Trop fragile.
Le chant des sirènes me damne.
Comme les corps de Géricault
Qui pourrait sauver sa peau,
Rongée par les feux de Vénus,
Sur le radeau de la Méduse ?
Frédéric Lair