Sainte-Eulalie.
J'oublierai la couleur des feuilles
Pour ignorer les saisons
J'irai là où se recueillent
Les herbes avant la fenaison.
Les rayons d'un soleil couchant
Illumineront ce reste de nature
Au loin fleurira un dernier chant
Avec amour et désinvolture.
J'oublierai la couleur de vos rires
Pour ignorer mon amertume
J'irai vers ces vastes empires
Ces gloires que l'on dit posthumes.
Le silence sera peuplé de mille voix
On fleurira l'autel de Sainte-Eulalie
Au loin, les ombres que je vois,
Eclaireront ma peine, et ma mélancolie.
Hervé VILEZ.
(Extrait de mon livre 'Les Voix de l'ombre, Paris, Editions Barré et Dayez, 1979). Ouvrage couronné par l'Académie Française (Prix Auguste Capdeville 1980).