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Les Alastars

Evélina

Evélina Simon


Last Updated: 6/19/2009

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Gender: Female
Status: Single
Age: 20
Sign: Scorpio

City: nantes
State: Pays de la Loire
Country: FR
Signup Date: 11/18/2007

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Sunday, December 16, 2007 
Voici un extrait du premier chapitre de mon livre pour vous donner un apperçu de ce que je peux écrire.
Bonne lecture !

ps : tout commentaire est autorisé !



1. L'enfance de Sildrilia

 

Sildrilia s'étira, enfonçant ses orteils dans la mousse humide tapissant ce petit recoin de jardin. Se retournant sur le ventre, elle posa son menton sur la paume de sa main et ferma les yeux. Son repos fut de courte durée, quelques instants plus tard, les rires d'enfants jouant à cache-cache parvinrent à ses oreilles pointues.

Elle se releva gracieusement, épousseta sa robe blanche pour en faire tomber les feuilles qui s'y étaient accrochées, et repoussa ses longs cheveux châtains en arrière. Un sourire digne de son statut de princesse étira ses lèvres et elle partit d'un pas léger sur le chemin traversant les jardins.

Elle passa devant l'arbre magique, un grand chêne qui avait la capacité de stimuler les pouvoirs de magiciens. En ce moment, celui-ci était envahi de petits elfes se cachant dans son feuillage ; un autre enfant comptait, le visage contre le tronc.

La princesse elfe traversa la cour supérieure, s'arrêtant quelque peu pour saluer les artisans au travail, puis entra dans le château. Celui-ci était construit à partir de pierres blanches étincelantes comme de la neige au soleil ; ses tours étaient si hautes qu'elles perçaient les nuages. Sildrilia longea les couloirs et monta jusqu'à sa chambre, située au milieu d'une tour, avant le voile de nuages. Fermant la porte pour rester dans le calme, elle s'avança sur son balcon et s'assit sur la rambarde, ses pieds nus dans le vide.

A cette altitude, elle surplombait tout le royaume du Qualasti. Elle pouvait ainsi admirer le lac qui s'étendait en dehors de l'enceinte du château. Cette belle étendue d'eau claire, miroitante, reflétait un soleil lumineux en sa surface et les magnifiques plaines boisées grouillantes d'animaux qui se déployaient sur tout le territoire.

Ses yeux d'elfe percevaient les moindres détails ; elle réussit à localiser sa mère, la reine Maëlya, une belle femme grande et blonde aux yeux bleu marine enchanteurs et à la voix tendre et douce, qui se baignait les pieds dans le lac, le bas de sa robe bleue flottant sur l'eau.

Sildrilia fit tourner sa bague autour de son doigt. Elle portait une pierre verte à la surface lisse et douce. La princesse se souvint de la façon dont elle l'avait acquise. C'était un matin, elle était petite. Elle regardait l'horizon de sa chambre comme à ce moment, le regard perdu dans des rêves lointains, quand une servante était venue la quérir. Se détournant de ce magnifique paysage, la petite princesse l'avait suivie jusqu'à la reine. Celle-ci était assise sur le bord de la fontaine ; la petite Sildrilia était montée sur ses genoux. 

— J'ai fait un rêve, lui avait dit sa mère, j'y ai vu une grande destinée pour toi, mais aussi de grandes souffrances et une grande guerre. Aujourd'hui, j'ai peur que ce rêve se réalise, peur de te voir souffrir. La Latiaviaka fut si longue pourvu que cela ne se reproduise pas…

— Qu'est-ce que la Latiaviaka ? avait naïvement demandé la fillette.

— C'est une longue guerre qui s'est déroulée voici maintenant quelques dizaines d'années ; elle opposait les dieux et chamboula la vie terrestre. Pendant longtemps, les habitants d'Eraë eurent affaire aux cyclones et aux tempêtes qui s'abattaient sans cesse avec la colère des dieux. Nous ne savons pas trop ce qui s'est produit mais… ne t'inquiète pas. Viens, suis-moi !

Sildrilia se rappela qu'elle s'était levée, avait glissé sa petite main dans celle de sa mère et l'avait suivie. Celle-ci avait marché longtemps à ses côtés. Ensemble, elles avaient fait le tour du lac qui entourait le château, main dans la main, puis, fatiguées, elles avaient rejoint le château et Maëlya avait conduit la jeune elfe dans la chambre royale.

C'était une grande chambre créée dans la verdure et très proche de la nature. Le lit était un tapis de mousse suspendu au mur par quatre grandes lianes. Les meubles étaient en bois de chêne et le sol était recouvert de feuilles qui embaumaient la pièce.

Dans un coin de la chambre, la petite Sildrilia avait aperçu la harpe de sa mère. Un magnifique instrument assemblé dans de la pierre de lune, minéral d'une transparence incroyable et d'une brillance étincelante que les elfes croyaient venu des cieux. Elle avait un son cristallin sans doute dû aux cordes de crinière de licorne. Maëlya en jouait souvent et alors, dans tout le château, on entendait une mélodie qui apaisait l'esprit et  égayait le c--ur.

Sildrilia avait glissé ses doigts sur les cordes tendues. Un son mélodieux s'en était alors échappé et la petite elfe, tout heureuse, s'était amusée à jouer dessus. C'était la première fois qu'elle en avait le droit. Maëlya était alors sortie de sa chambre, laissant sa fille découvrir l'instrument. Celle-ci avait regardé autour d'elle à la recherche de partitions. Son regard était tombé sur une petite commode sur laquelle était posé un vieux coffret.

Intriguée, la princesse s'en était approchée et l'avait pris. La boîte était légère. Elle l'avait transportée jusqu'au lit où elle l'avait examinée. Elle était d'apparence lisse mais quand Sildrilia avait passé les doigts dessus, des symboles s'étaient inscrits, puis des images. Des éléments y étaient représentés : l'amour, la haine, la pensé, la force et la guérison. La princesse était restée longtemps à les admirer puis s'était décidée à ouvrir la boîte. Une lumière brillante s'en était échappée et l'elfe avait découvert trois magnifiques bijoux. L'un d'eux était un collier au bout duquel pendait une pierre de couleur bleu pâle ; le second était un bracelet de roses entrelacées dont les pétales étaient des pierres. Le dernier était cette bague de couleur verte. Sildrilia les avait mis. Ils étaient un peu grands pour elle mais ils s'étaient ajustés, comme par magie.

Maëlya était soudain entrée dans la chambre et Sildrilia se souvint avoir vu son sourire s'effacer puis réapparaître timidement lorsqu'elle était venue s'asseoir à côté d'elle. La petite princesse avait fait un mouvement hâtif pour enlever les bijoux, croyant que le malaise de sa mère venait de ce fait mais la reine l'arrêta d'un geste en lui posant la main sur le bras et lui dit :

— La curiosité est un vilain défaut mais tu peux les garder, je te les donne… Ils te vont bien…

Sildrilia avait remarqué une intonation étrange dans la voix de la reine, une sorte d'interrogation douloureuse dont on croit savoir la réponse mais qu'il n'y a aucun moyen de savoir. Sa mère avait l'air triste, mais elle ne comprenait pas pourquoi. Son visage trahissant toujours ses pensées, Maëlya lui avait expliqué :

—Les bijoux que tu portes sont appelés Les Alastars ! Sache ceci…tu apprendras le reste plus tard…

—Pourquoi me dis-tu cela ?

Maëlya était restée silencieuse, le visage fermé. Sildrilia avait trouvé préférable de s'éclipser. Dans le couloir, elle avait croisé son père, le roi Tangol. Elle ne le voyait que très rarement le jour car les affaires du royaume l'occupaient. Cependant, il se débrouillait toujours pour monter à sa chambre le soir, pour passer un moment avec elle. Elle l'avait vu pâlir quand il avait remarqué les bijoux qu'elle portait. Sildrilia, qui n'avait pas voulu le mettre plus mal à l'aise, s'était éloignée en lui adressant un petit sourire timide.

Elle était remontée dans sa chambre, réfléchissant sur l'attitude de ses parents. « Etait-ce à cause des Alastars ? ». La jeune princesse les avait regardés pendant quelques instants puis avait haussé les épaules . « J'ai peut-être rêvé » s'était-elle dit. 

Sildrilia descendit de la rambarde de son balcon. Aujourd'hui encore, elle n'avait pas de réponses. Cependant, ces même bijoux avaient été la cause d'un autre désagrément, plus important celui-là, puisqu'il avait causé la mort de soldats du roi. 

Elle était en pleine adolescence. Avec son père et sa mère, ils étaient partis pour un voyage de plusieurs jours, destiné à rendre visite à la duchesse Myriam, s--ur du roi. Cette tante vivait dans un coin reculé du royaume et ils n'allaient que rarement la voir. La famille royale était accompagnée d'une escorte de petit effectif pour assurer leur sécurité.

La jeune elfe était heureuse ; c'était la première fois qu'elle partait avec ses parents et pour l'instant, tout s'était bien passé. L'éclaireur n'était pas revenu, ce qui signifiait qu'il n'y avait pas de danger à l'horizon.

Sildrilia avait pensé trop vite: un homme à cheval était apparu ; il accourait vers eux. C'était l'éclaireur. Il s'était avancé vers le roi et lui avait murmuré quelque chose à l'oreille. La princesse était inquiète. Elle s'était levée sur ses étriers et avait regardé l'horizon. Elle avait aperçut une grande tache noire ; une grande armée s'avançait à une vitesse surprenante.

« Il n'y a pas mesure à s'inquiéter pour le moment » avait-t-elle pensé, mais comme le reste du groupe, elle s'était rendu compte un peu trop tard qu'ils étaient encerclés par une immense armée. Les soldats avaient fait un cercle autour du roi et de sa famille et avait attendu. Tangol avait pris son épée et était venu se placer aux côtés de sa femme et de sa fille. Le roi avait alors levé son arme et lorsque l'armée ennemie fut à bonne distance, il l'avait abaissée pour signaler le début de l'attaque.

Sildrilia se remémora la scène. Partout, on entendait des bruits d'épées s'entrechoquant et des cris de douleurs ; on entendait les flèches des archers siffler dans l'air et atterrir avec un bruit mat dans leurs cibles. Maëlya avait entraîné sa fille le plus loin possible des Ürgues, les monstres ennemis mais ceux-ci les avait encerclés. La reine s'était dressée devant eux et l'adolescente avait fait de même. Sildrilia sourit à ce souvenir. Elle ne savait pas du tout ce qu'il se passait. Qui étaient ces monstres ? Pourquoi les attaquaient-ils ?

Elles n'avaient aucune chance de s'en sortir vivantes quand Sildrilia avait aperçu une épée aux pieds d'un des monstres. Une idée avait germé dans sa tête.

Tangol s'était battu comme s'il avait eu vingt ans pour rejoindre sa femme et sa fille. Maëlya s'était penchée vers la princesse qui venait de s'évanouir devant ses yeux mais un Ürgue était déjà sur elle avec une lueur mauvaise dans l'--il. Sa grosse main s'était approchée du visage de Sildrilia sans voir la fine main qui se promenait sur l'herbe. Lorsqu'elle eut trouvé l'objet voulu, tout alla vite. Elle avait sauté sur ses pieds, une épée à la main, et l'avait enfoncée sans éloge dans le bas ventre du monstre qui s'était tordu de douleur avant de s'effondrer face contre terre. Il en fut de même pour les autres. Sildrilia, avec une rapidité incroyable et une agilité étonnante, avait sauté et virevolté pour réussir à toucher ses cibles au bon endroit et au bon moment. Elle n'avait pas aperçu la capture discrète de sa mère et l'arrestation de son père. La plupart des soldats étaient morts dans la bataille et aucun de ceux qui restaient n'étaient valides pour continuer. La princesse était seule. Elle s'était arrêtée et avait regardé son père, étalé, face contre terre, une épée contre la nuque et sa mère cou en avant un poignard long et effilé posé dessus. Son sang s'était arrêté de couler un instant.

— Arrête-toi l'elfe, tu as perdu.

— Je n'aime pas perdre, avait répliqué Sildrilia qui voulait être à la hauteur de la situation.

Elle tenait toujours son épée dans ses mains si frêles qui pourtant maniait l'épée avec une précision mortelle. Elle n'avait jamais tenu de lame auparavant. Elle se tenait droite et regardait fixement celui qui maintenait son père, un homme encapuchonné dont on ne voyait que les mains, blanches et squelettiques dont les veines noires saillaient.

—Donne-nous tes bijoux, donne-nous les Alastars.

La jeune princesse n'avait pas répondu. Pourquoi les voulaient-ils ? se demanda Sildrilia dans sa chambre, tournant en rond tout en revoyant la scène.

— De quoi parlez-vous ? se souvint-elle avoir dit d'un air neutre.

— Petite idiote, tu le sais très bien ! Donne-les-moi !

— Je n'ai pas envie, avait dit Sildrilia un petit sourire narquois au bord des lèvres.

— Co…comment ? Attrapez la, vous autres ! hurla t-il

L'adolescente avait couru à toutes jambes dans la direction opposée à ses parents mais s'était rendu compte bien vite qu'elle n'avait aucune chance de s'en tirer en courant du mauvais côté. Les Ürgues la rattrapaient. Ils avaient beau être grands et lourds, la petite elfe faible et déjà si essoufflée ne faisait pas le poids contre eux.

Sildrilia était au bord de l'évanouissement, ses jambes devenaient raides et son sang lui battait aux oreilles. Il fallait trouver une solution. Ils n'étaient plus qu'à un mètre quand Sildrilia s'était retournée rapidement, face à eux. Ils n'avaient pas eu pas le temps de réagir ; l'elfe était passée entre eux et courait vers ses parents, toujours prisonniers. Les hommes qui les gardaient ne l'avaient pas vue quand elle avait relevé prestement son écuyer à peine plus âgé qu'elle et qu'elle lui avait fourré une dague dans la main et ils ne l'avaient toujours pas remarqué lorsque l'écuyer et elle s'étaient approchés pour les tuer d'un coup d'épée dans le dos. En fait, leurs regards étaient fixés sur cette grosse mêlée qui courait toujours devant, poursuivant une personne invisible… qui était derrière.

Sildrilia avait relevé son père et sa mère pendant que l'écuyer avait redressé ses compagnons simplement blessés et ils s'étaient enfuis. Après cette brève embuscade, Tangol avait préféré ne pas tenter le voyage chez la tante Myriam et ils étaient retourné au château…

La princesse s'assit au bord de son lit. Ces évènements avaient marqué son enfance sans que personne ne s'en préoccupe. Pourquoi quelqu'un voulait-il les Alastars ? Qui étaient ces monstres ? D'où venaient-ils ? Tant de questions sans réponses, qu'elle se posait, encore et encore,

Après ça, son père l'avait autorisée à apprendre à monter à cheval sans selle, à tirer à l'arc et à manier l'épée. Sildrilia sourit, elle était tellement douée à cet art qu'elle s'était trouvée bientôt à enseigner elle-même cet art au maître d'armes. Aujourd'hui, ayant presque atteint sa majorité, la princesse excellait dans tous les arts, du simple chant à la finesse du combat.

Elle cessa de se torturer l'esprit sur des souvenirs incertains et des questions sans réponses, elle regarda une dernière fois par son balcon puis descendit rejoindre la reine aux bord du lac.


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Link_56
Erwan Hanoulle

 
Très bon commencement. Juste une petite remarque, il faudrais que tu accentue plus le fait que les elfes sont des êtres d'une puissance phénoménale (pouvoirs magiques, grande rapidité...)
Mais a part ce détail, je n'ai rien a dire. Continu comme ca...
 
Posted by Link_56 on Thursday, September 24, 2009 - 2:11 PM
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