père ancien sa lie
me berce le corps
gris lait la nuit
poisse son temps
à descendre
pour aller pisser
enfin, père imberbe
nuit debout un bois
l’habite en berne et
le chat seul usera
les mains
demain boire
les derniers vers
qui rentrent dans sa main
dans le cimetière du père
j’écris que sans ma main
la merde sente le
père ce matin
tiens moi
bien dans les branches
il se répand du vin
je crains
que perdre la main
qui écrit qu’est rien
le vent
du cimetière la terre
qui tient entre mes doigts
je siffle
peine à lire ce râle
et les sourires mort il dit
parler aux murs qui blancs
le regardent père au loin
m’apprennent à lien
à perdre son latin
peur du vide il revient
vois rien entends
parler les doigts
scient du verre et
crache à son fils lui porte
il se plaint à travers
la parole est sa poutre
la sœur ce n’est
rien le père
est plein il partira
dans sa peine de rien
de naître avant les siens
de plus pleurer son vin
ne perds pas la main
sœur n’est rien qu’un
coup d’chemin après boire
dans les mains la mère
revient sourire
à demain
ciel serein repaire
en rien repeint la
terre c’est elle qui
parle
père à peine
entre les draps son
jardin les tranchées pas
marcher père enfin
me parler
pire à l’aine
l’un part l’autre
parle peu comme
en travers de son silence
dans son train-train
rapport à peine
dictionnaires du père dire
que son air niais rien à
voir aux voisins qui causent
mal il dit parler
dans l’effort le foin
la langue d’un mort
première pose
dans le jardin noire
la prose ne dit mot dit
ce qui me perce c’est
le silence en ses yeux
du froid café c’est
pour laper sa mort
d’un peu
encore le soir descendre
au soupirail et guetter le trou
le regard d’où s’en aller
le rêve éphèbe et l’effet
mère déboule dans le
dénué tout bu bi
route et branle
la boule de nue l’ourlet
d’habitude qu’on a biné entre ses
lèvres alors que dehors les ombres
lèchent ils savent
tout du lourd sommeil des caves
pine à l’air
les barreaux burent
la chaleur de mes jambes
dehors la parole
à l’encadrure où le porc
va pousser dans l’air du chemin
brûlant le cri nul
et la mère dans l’étau :
prends tes patins
il fait froid dans
l’autre entre
il me voit le voi
sin boit le foin
ça fait perdre
son latin merde
il est plein dans la
lumière il est plus per
du dans l’armoire
c’est pour du
beurre
après l’heure du garde
il est le père fouettard
sa lippe est la lie
du pipi où râlent
mes pipes et tard dans
l’ennui j’écris demain
j’arrache les patates
pardon mon père l’infecte
essence sous l’affreux rire
la bileuse main qui
me perce père c’est
qu’il vieux
mot même
pourrir de l’étant
des vins qui coulent
du pantalon pardon
mes frères tout foire
debout
dans l’ordure à dire
toute la boue
sans la main qui nous berce.