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BINE Le jardin du dernier souffle

charles

charles pennequin


Last Updated: 12/18/2009

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State: Nord-Pas-de-Calais
Country: FR

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Saturday, March 29, 2008 

père ancien sa lie

me berce le corps

gris lait la nuit

poisse son temps

à descendre

pour aller pisser




enfin, père imberbe

nuit debout un bois

l’habite en berne et

le chat seul usera

les mains



demain boire

les derniers vers

qui rentrent dans sa main

dans le cimetière du père

j’écris que sans ma main

la merde sente le

père ce matin

tiens moi

bien dans les branches

il se répand du vin



je crains

que perdre la main

qui écrit qu’est rien

le vent

du cimetière la terre

qui tient entre mes doigts


je siffle




peine à lire ce râle

et les sourires mort il dit

parler aux murs qui blancs

le regardent père au loin

m’apprennent à lien

à perdre son latin



peur du vide il revient

vois rien entends

parler les doigts

scient du verre et

crache à son fils lui porte

il se plaint à travers

la parole est sa poutre




la sœur ce n’est

rien le père

est plein il partira

dans sa peine de rien

de naître avant les siens

de plus pleurer son vin

ne perds pas la main




sœur n’est rien qu’un

coup d’chemin après boire

dans les mains la mère

revient sourire


à demain 





ciel serein repaire

en rien repeint la

terre c’est elle qui

parle



père à peine

entre les draps son

jardin les tranchées pas

marcher père enfin

me parler




pire à l’aine

l’un part l’autre

parle peu comme

en travers de son silence

dans son train-train


rapport à peine



dictionnaires du père dire

que son air niais rien à

voir aux voisins qui causent

mal il dit parler

dans l’effort le foin

la langue d’un mort



première pose

dans le jardin noire

la prose ne dit mot dit

ce qui me perce c’est

le silence en ses yeux

du froid café c’est

pour laper sa mort

d’un peu



encore le soir descendre

au soupirail et guetter le trou

le regard d’où s’en aller

le rêve éphèbe et l’effet

mère déboule dans le

dénué tout bu bi

route et branle



la boule de nue l’ourlet

d’habitude qu’on a biné entre ses

lèvres alors que dehors les ombres

lèchent ils savent

tout du lourd sommeil des caves



pine à l’air

les barreaux burent

la chaleur de mes jambes

dehors la parole

à l’encadrure où le porc

va pousser dans l’air du chemin

brûlant le cri nul

et la mère dans l’étau :

prends tes patins




il fait froid dans

l’autre entre

il me voit le voi

sin boit le foin

ça fait perdre

son latin merde

il est plein dans la

lumière il est plus per

du dans l’armoire

c’est pour du

beurre




après l’heure du garde

il est le père fouettard

sa lippe est la lie

du pipi où râlent

mes pipes et tard dans

l’ennui j’écris demain


j’arrache les patates




pardon mon père l’infecte

essence sous l’affreux rire


la bileuse main qui

me perce père c’est

qu’il vieux

mot même

pourrir de l’étant


des vins qui coulent

du pantalon pardon

mes frères tout foire


debout

dans l’ordure à dire

toute la boue

sans la main qui nous berce.

 
karnauch

 
Ouais, ouais, c'est brillant, presque comique, et quasiment émouvant, parfois tiré par les cheveux du mort...
 
Posted by karnauch on Friday, April 04, 2008 - 7:43 PM
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Péril de la parole

 
Ouais, ben, je dis la même que l'un dans l'autre au-dessus de mon alter-Karnauch que c'est du jus de crâne terrible à lire, brillant, et en plus possiblement émouvant, si le rébus ne rebute dans l'idée de buter le falzar du father (pour te mal plagier...) qu'a butter dans son calbut mais dans quel but...
 
Posted by Péril de la parole on Wednesday, April 30, 2008 - 1:11 PM
[Reply to this
Elles

 
Suivis le fil de père
Mai
Tu as de enfants
les perles en fait.

Creuse ton père dans leurs gants.

Je me suis permise.
Parce que j'aime fort
Ce poème parle à ma scolarité.
 
Posted by Elles on Thursday, May 01, 2008 - 3:18 PM
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boutchou

 
!!!
 
Posted by boutchou on Tuesday, February 03, 2009 - 12:31 AM
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