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BINE Le jardin du dernier souffle

charles

charles pennequin


Last Updated: 12/18/2009

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State: Nord-Pas-de-Calais
Country: FR

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Thursday, December 18, 2008 


est-ce que je pense avec mon cul. est-ce que mon cul est le seul à penser dans toute ma personne. le seul être de toute ma personne qui pense est-ce le cul. toute ma personne qui pense est occultée par l’individu cul. c’est l’individu cul qui pense. le cul indivisible occultant ma pensée et ainsi donc ma personne. ma personne pourrait penser grace au cul. mais ma personne ne peut penser grace au cul car ma personne pense par son cul. l’individu de ma personne est son cul. et que finalement c’est l’idée d’un cul occultant. et que finalement c’est le cul occultant qui occupe toute ma personne pensante. toute la pensée de la personne pensante qui voudrait bien démarrer un sujet à partir de n’importe quoi. et pourquoi pas le cul se demande ma personne pensante. pourquoi ne pas démarrer par une histoire de cul. mais en fait le pourquoi pas est de trop pour l’individu cul. le pourquoi pas n’existe pas dans l’être cul qui est dans ma personne pensante occultée. le pourquoi pas un cul et démarrer avec ça n’a pas lieu d’être. et pourquoi donc. tiens tiens tiens. et pourquoi pas tiens donc que ça serait une histoire. une histoire qui démarrait sur ma personne et par le biais d’un cul. parce que c’est juste le cul et rien d’autre qui démarre ma personne. le cul démarre tout. le cul est la présence même. est la pensée même. est la personne même. et donc il n’y a pas d’alternative possible. pas d’alternative au cul pour ma personne. il y a le cul et rien d’autre. rien d’autre ne viendra boucher mon histoire. rien ne viendra raconter des salades autrement. rien d’autre qu’un individu en forme de cul si possible. si possible un cul et rien d’autre. et arrêtez vos salamalèques. car c’est tout ce qu’on peut commander ici. il faut pas croire au père noël ni à l’enfant jésus. on ne crèchera que dans l’histoire de cul de son individu. il n’y a rien qui viendra boucher l’histoire de la vie d’un homme autrement qu’une histoire de cul. une histoire comme un bouchon. un vieux bouchon qui pèse sur ma personne. et plus la personne occultée et plus le bouchon prend de l’âge. plus le bouchon est âgé et plus il ressemble à cette vieille histoire promise. la promesse d’un cul sans fond. un cul sans possibles qui est devenu le bouchon pour toute la personne habitée. c’est comme une chose avariée. l’histoire est invariablement habitée par le virus du cul. c’est comme si il y avait là-dedans depuis la naissance la volonté qui pousse comme une fraise. une sorte de fruit au fond du moi qui est avarié. pourri. qui est un cul. le cul c’est l’avarie de la machine de moi. toute la machine est avariée par cette histoire de cul qui est née au même moment que nous-mêmes. et pourquoi ça naît au même moment qu’un nous. un nous-mêmes qui pousserait au même moment qu’un lui. un lui qui serait la volonté indépassable du cul. la volonté du cul qui dépasse tout. toutes les vies invariablement foutues. et toutes les bouches cousues dans ces vies foutues. les bouches cousues au bout d’un bon moment par la seule et triste histoire de cul qui pousse en travers nous. c’est-à-dire en travers l’individu. car l’individu c’est le cul. à ne pas confondre avec ma personne. ma personne est une sorte d’entendement mal débouché. une volonté constante que viendrait toujours rasseoir l’individu. c’est-à-dire son idée de cul toute bouchonnée. mais la boucle est bouclée comme on dit. la boucle est dans la forme humaine. la forme rassise et bouchonnée qui a raison de ma personne. et il n’y a rien à y faire. ne rien faire d’autre que terminer en eau de boudin. toute son histoire humaine finie. toute sa personne historique dans l’eau de son boudin. c’est-à-dire dans une vilaine histoire avec les  mouches autour. comme une histoire d’amour. une histoire à la tue-mouche. ou à la va que j’te pouse. c’est du tue-mouches qui pousse dans toute histoire d’amour. l’histoire à tuer les mouches c’est une histoire à dormir debout. histoire à dormir avec les mouches mortes autour. car c’est l’individu même qui est un tue l’amour. c’est l’individu même qui fait bander mou la vie. l’histoire de cul de l’individu dans les feux croisés de l’amour. les feux de détresse de la rencontre amoureuse. la rencontre fortuite et amoureuse de l’autre. l’autre supposé. l’autre et son suppositoire à suppositions. l’autre qui n’est que la même forme de suppositoire que la personne dans laquelle nous stationnons. un certain laps de temps à stationner. et le stationnement n’est jamais payant. il faudra de multiples histoires. des histoires de cul en nombre pour venir bouchonner la vie. toute la vie sera bouchonnée par nos histoires de cul et de suppositoires. c’est-à-dire de tremblement. c’est-à-dire de pulsation cardio vasculaires et de pluviométrie positive. car tout est positif dans l’homme. tout est bon comme la tripe et l’andouillette. alors que ça finit toujours par un forfait. mais on veut pas voir la chute de l’histoire. on veut justes les bons débuts. les bons morceaux. on veut juste le croupion. le croupion du bon début. car le croupion c’est toujours la meilleure partie de notre histoire de cul.


Ok Paul Inc.

 
On pourra plus dire "moche comme un cul" maintenant...
 
Posted by Ok Paul Inc. on Thursday, February 19, 2009 - 12:27 AM
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bertfromsang

 
" la volonté du cul qui dépasse tout" DE LOIN !!!!

superbe historique du soap, par derrière, charles...

et de la vie qui se fatigue... d'où le suppositoire, je suppose...

tue-l'amour - suicide... en fait...

le cul sans fond était celui des danaïdes... y succomber : être aspirer, comme dans un TROU NOIR... la fin... en eau de boudin...

quant au croupion... il finissait toujours dans l'assiette de mémé, les repas du dimanche...

depuis elle est morte... ouf...
 
Posted by bertfromsang on Monday, March 23, 2009 - 6:12 AM
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Malou

 
j'adore mon cul !
 
Posted by Malou on Thursday, May 14, 2009 - 1:28 PM
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